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 Dernière danse [Jeff]

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Rakel Peleonor
MessageSujet: Dernière danse [Jeff]   Lun 9 Juil - 16:10

Le soleil tapait sur Marseille, il faisait beau, il faisait chaud, la ville était à la hauteur de sa réputation. Depuis le départ de Jeff, j'avais fait bon nombre de choses irréfléchies, et j'étais toujours aussi étonnée d'être toujours à mon poste, il faut dire que j'avais du monde pour couvrir mes arrières... Quoi qu'il en soit avant de partir en mission j'avais demandé à l'avocat de mon père de préparer les papiers pour mon divorce. Etant donné la façon dont Jeff avait quitté la base j'avais de gros doutes sur le fait que lui allait faire les démarches de son côté, et à vrai dire j'en avais assez. Ses dernières paroles avaient été dures, à croire que j'avais toujours été la petite princesse à la belle vie qui avait toujours eut le jugement sévère sur un preu chevalier qui avait tout risqué pour sa belle. Soyons honnête, c'était loin d'être le cas... Et j'avais peut être bien des défauts, mais il oubliait le nombre de fois où j'avais passé l'éponge sur bien des choses. Sérieusement on commençait à faire la liste? Usurper l'identité de Dante, me faire passer pour une folle hystérique et parano, essayer de m'enlever, et pourquoi pas de me buter pour le compte d'Hégémonie, me mentir chaque jour de notre relation jusqu'à ce qu'il me colle une arme dans la nuque, son plan avait tellement bien fonctionné que j'étais décédée durant cette mission. Soyons honnête, il ne serait pas tombé amoureux de moi, je ne serais pas ici avec cette enveloppe qui signifiait qu'il était temps de tourner la page.

Oui il était dur avec moi j'avais fait mon possible pour que ça fonctionne, ce n'était pas si facile que ça... Déjà que je devais me battre avec mes sentiments, ce n'était pas toujours simple, surtout parce que Mathieu était resté avec moi lorsque Jeff avait fuit aussi vite que possible loin de moi. Je levais les yeux au ciel, encore une fois il ne se rendait pas compte des efforts que j'avais fais pour lui, après tout j'avais poignardé Adam juste parce qu'il avait regardé une autre fille, lui je lui avais pardonné de m'avoir mentit pendant de long mois. Qu'importe, après tout il serait plus simple de ne plus se battre, mais je l'avais mauvaise, je ne comprenais pas pourquoi il avait attendu tant de temps pour me jeter sa bague à la gueule, il aurait sans doute pu le faire la dernière fois qu'il était venu me voir. A moins qu'il était comme les autres goujats, une dernière partie de jambes en l'air pour le plaisir. Je ne pouvais pas m'empêcher de me faire des films, après tout même en zone de guerre il y avait des rapprochements, il suffisait de garder ça secret pour que tout se passe bien... A moins que se soit la personne qui l'avait recruté pour Typhon, soyons honnête, il ne s'est pas dit sur le chemin que la meilleure façon d'échapper aux hommes à ses trousses c'était de rejoindre Neville Robert, cette idée il l'avait en tête depuis un moment...

Je repoussais mes cheveux en arrière et rajustais mes lunettes de soleil tout en retenant mes larmes. Il m'avait demandé de lui faire confiance, je l'avais fait, il m'avait trahit et pourtant je lui avais accordé une nouvelle fois cette confiance que si peu de personne arrivait à obtenir, et pour ce résultat... Il fallait voir l'avantage, pas de gosses, pas de baraques, même pas de voiture en commun, des dires de l'avocat c'était le divorce le plus facile dont il s'était occupés, et comme les deux parties semblaient d'accord, tout serait vite réglé. Assise dans ma voiture, je pris un crayon et écrivis les paroles de la chanson qui diffusait à la radio au dos de l'enveloppe.

Te quiero
Je voudrais être son ombre
Mais je la déteste
Te quiero
Même au bout du monde
Et bien qu'elle y reste
Te quiero
Oui je l'aimais tellement
Que je l'aime encore
Te quiero
Je n'aurais pas le choix non
Jusqu'à la mort
Te quiero

Adieu Jeff

Au final, Stromae devait s'être inspiré de nous, mis à part l'histoire des gamins, et encore heureux. Quoi qu'il en soit j'étais décidée à changer de vie, et passer 2 semaines en HP avait aidé ce choix. Je n'avais jamais beaucoup partagé avec les autres, aussi je ne pouvais ne me baser que sur mon propre vécue, mais rester enfermé H24 et la moitié du temps drogué ramenait beaucoup de souvenirs en moi, j'avais le temps de me pencher sur ma vie, et le constat n'était pas toujours le meilleur. J'avais 28 ans, je n'avais rien construit mise à par ma carrière. Mon mariage était un échec, je possédais ma bagnole depuis que j'avais mon permis, mon appart' depuis plus longtemps encore... Il fallait que les choses changent. J'observais le QG de Typhon, et bien croyez moi, ils ne se refusaient rien, on se croyait à la défense à Paris, sans doute que le salaire était alléchant. J'attrapais l'anneau qui se trouvait à mon doigt, le retirant avec une petite larme sur la joue, certes ce n'était pas un véritable mariage, mais tout de même, mes sentiments pour lui avait toujours été sincère, peut être pas pour les bonnes raisons mais sincère, contrairement à lui... je glissait un papier roulé à l'intérieur avec le nom d'un café se trouvant pas loin. Je n'avais pas peur, Typhon n'avait jamais attaqué des gens du SGC, ils s'étaient contentés de leur offrir un emploi. Une fois l'anneau à mon nom glissé dans l'enveloppe à son nom je pris sur moi pour redresser la tête, je ne voulais pas avoir l'air de la pauvre fille effondrée que l'on avait plaqué, au contraire. Je recoiffais mes cheveux, toujours blonds, au final le changement faisait peut être du bien, peut être que ça faisait partie des choses qui m'aidait à tourner la page. Maquillée, coiffée, habillée comme une véritable fille, une jolie robe bleu ciel, avec un décolté qui attirait pas mal de regard. Je portais même des chaussures à talons, les noires qui m'avaient massacrés les pieds durant ma soirée avec Jill. Je glissais les papiers du divorce dans mon sac à main en cuir noir, et gardais l'autre enveloppe dans la main.

Je sortis du cabriolet, en prenant une profonde respiration avant de me diriger en direction de la luxueuse entrée Typhon. On se croyait dans un film, l'entrée ressemblait à celle de l'entreprise dans le film I robot, mes talons claquaient sur le carrelage rutilant. Je me servais des exercices que Mickaëlla m'avait fait faire pour le tir pour conserver mon calme. Une fois au bureau de l'hôtesse d'accueil je posais l'enveloppe sur son bureau avant de lui demander de faire suivre et de me retirer. Je n'avais pas la moindre envie de m'attarder ici. Je rejoignis le bar indiqué par l'adresse, je n'avais aucune idée si il allait venir, peut être qu'il penserait à un piège, je n'étais pas persuadée qu'il avait confiance en moi, la grosse blague...

Nerveusement je tripotais le médaillon d'Artémis où était également attachée l'anneau de mon mari, enfin bientôt mon ex mari. Je posais mon Iphone sur la table et sélectionnais une musique avant d'enfoncer mes écouteurs dans mes oreilles, avec un peu de chance ça éviterait que je me fasses emmerder comme lors de notre journée entre fille. A l'arrivée du serveur je commandais un black shadow, il était midi passé, ce n'était pas abusé. Il me proposait un menu pour commander à manger, mais je refusais, je n'avais pas faim, pas réellement étonnant. Je poussais un nouveau soupire, il y avait quelques semaines je ne m'imaginais devoir faire ce genre de chose, bêtement je pensais que cette histoire ne se terminerait jamais, même si ce n'était pas toujours rose. Les mecs font chier sérieux... Je jetais un coup d'oeil à la pendule de mon téléphone, jetant en passage un coup d'oeil à la photo de Mathieu et moi qui avait remplacé celle que nous avions faite avec Jeff, pourtant j'adorais cette photo, nous étions sur sa moto, et dieu que je détestais cet engin. Mais qu'importe, à cet instant nous étions heureux, c'est sans doute ce qui me manquait le plus. J'aurais pu lui ramener l'engin d'ailleurs, j'avais insisté pour le récupérer, et même si ça n'avait pas été une chose facile, nous étions marié, et même si c'était un traitre, j'avais obtenu le droit de récupérer le monstre. A vrai dire mon père c'était battu comme un chiffonnier pour ce droit, je savais qu'il détestait Jeff, c'était pour moi qu'il avait fait ça, pour que je ne refasse pas une crise...

Bon il n'était pas au courant de tout, mais je savais qu'il s'inquiétait des changements que j'avais entrepris de ma couleur de cheveux, à la vente de mon appartement à Paris... Cet appart' faisait partie des choses les plus anciennes dans ma vie. Mon père me l'avait acheté au décès de ma mère, après avoir vendu notre maison de campagne. Il pensait que tout ceci me ferait du bien, conneries, mais j'aimais cet endroit, le vendre était une idée assez farfelue, mais j'avais besoin de changement. Et puis il fallait avouer que c'était un super investissement, aujourd'hui avec l'inflation ce logement valait plus d'un demi million, la folie de Paris, autant dire que j'allais aussi faire des économies sur les impôts pour un appart' que j'utilisais une ou deux fois dans l'année, et en tant que bien propre cet argent me revenait à moi seule. Chouette encore de l'argent, comme si je n'en avais pas assez sur mon compte en banque et je ne m'en servais pas. Enfin peut être que ça changerait avec la maison que Mathieu avait acheté et puis j'avais besoin de meubles pour remplir l'espace que l'on m'avait offert, j'avais envie de me sentir chez moi, et une fois vide à quoi me servait mon logement? Et puis bêtement j'avais assez de choses qui me rappelait Jeff pour ne pas avoir à trainer chez moi et me souvenir de toutes les choses que l'on avait pu faire là bas. Quelle connerie de ramener un homme chez soi... Je n'avais jamais fait cette connerie avant, même Adam n'avait pas connu l'intérieur de mon chez moi.

Bref la seule chose que j'avais décidé de conserver c'était ma voiture, même si lorsque j'avais ramené la voiture à Papy il avait insisté pour que je la garde j'avais refusé on ne prenait pas un héritage à l'avance, non mais. Je pense qu'il avait surtout vu à quel point je ne me sentais pas bien il tentait juste de ramener un sourire sur mon visage, tout du moins un sourire sincère, le seul y arrivant en ce moment était Mathieu, il était la seule chose positif dans ma vie en ce moment. Quoi que j'étais sans doute sévère, j'avais même le droit de conserver mon titre de leader, tout n'était pas si mal. On pourrait peut être même prendre un chien tien... Pas sûre que se soit la meilleure des idées.

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Deimos
MessageSujet: Re: Dernière danse [Jeff]   Lun 9 Juil - 21:16

Rakel attendit pendant une dizaine de minutes à peine, on venait tout juste de la servir. elle vit arriver une jeune femme plutôt séduisante se porta à sa hauteur, vêtue d'un tailleur classieux mais sobre d'un gris clair piqué de motifs noirs en accord avec sa chevelure de jais tressée avec élégance accompagnée de deux hommes en costume trois pièces gris clairs qui patientaient telles deux vigies. Ils n'étaient pas discrets, ils ne cherchaient pas à l'être et cela créait autour d'eux un espace dégagé significatif autour de celle qu'ils escortaient.
Entrant dans le bar, elle se dirigea vers Rakel et lui souriant, se présenta.

"Bonjour madame Cosey , je m'appelle Amandine Servantin et je suis une assistante personnelle de la société Typhon. Mon employeur vous transmet ses salutations, mais ne peut vous rejoindre dans cet établissement, il m'a chargée de vous donner ce téléphone pour le contacter dans l'hypothèse où vous ne souhaiteriez pas m'accompagner au siège social pour l'y retrouver dans sa suite. Il apprécierait grandement que vous acceptiez, mais me fait dire qu'il comprendrait votre refus et dans ce cas transmettrait les documents à votre avocat dans les plus brefs délais."

L'assistante personnelle comme elle s'était elle-même présentée semblait sincèrement désolée de ce développement et vouloir faire de son mieux pour satisfaire les deux parties. Belle et dévouée, quelle odieuse combinaison... Elle avait déposé un smartphone disposant d'un module de cryptage sur la table et attendait la réponse de son interlocutrice, la mine un peu anxieuse.

A l'extérieur on pouvait voir les deux gorilles qui montaient la garde, toisant d'un regard sombre tous ceux qui avaient envie de s'approcher du bar
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Rakel Peleonor
MessageSujet: Re: Dernière danse [Jeff]   Lun 9 Juil - 21:46

L'attente ne fut pas particulièrement longue mais le résultat décevant... Voir une nana se pointer ici plutôt que mon mari me mettait clairement la haine même pas il aurait le courage de montrer son nez alors que l'on était sur son territoire. Au final j'étais mariée à un lâche... J'observais la jeune femme, un canon on voyait comment Typhon arrivait à tenir ses hommes, des belles femmes, un lieu de vie luxueux et une paie indécente. Je dévisagais la jeune femme et attrapais le téléphone, je posais sur la table l'enveloppe des papiers du divorce, dans un silence de mort et avec un calme qui ne me ressemblait pas. Je ne jetais même pas un coup d'oeil aux gorilles je n'étais pas effrayée, il faudrait plus que ça. Je retirais mes lunettes de soleil, conservant un écouteur à l'oreille ce qu'elle avait à dire ne m'intéressais pas, écouter d'une oreille suffisait bien.

Le plus naturellement du monde je fis passer le téléphone en mode selfie et pris un joli portrait de moi et de mon majeur. Au final cette affreuse façon de faire avait sécher mes larmes.  Jeff aurait un dernier souvenir de sa femme. Je reposais le téléphone après avoir envoyé le mss avec la magnifique photo et puis ça le changerais il pourrait m"admirer avec les ongles vernis rouge, du maquillage et une robe sexy. Toujours sans un mot j'arrachais le médaillon entaillant la peau de mon cou avec la violence de mon geste. On aurait pu s'attendre à un mouvement violant mais ce ne fut pas le cas, je pris ma serviette et essayais le sang de la chaîne avant de le poser sur l'enveloppe blanche à côté du téléphone.  Dans les écouteurs le chanteur venait de clamer "je m'en vais" qu'elle merveilleuse idée.

"C'est Peleonor, les coordonnées de mon avocat se trouve dans le dossier je vous serais reconnaissante de lui faire parvenir le dossier signé dans les plus bref délais. Si il n'est pas capable de descendre en bas de son immeuble pour me parler vous n'imaginez tout de même pas que je vais me jeter dans la gueule du loup. Gardez le téléphone je n'en ai pas besoin."


Je poussais le petit tas d'objet vers la jeune femme avec un sourire, Féral aurait sans doute aimer autant de délicatesse... Puis je me levais, je retournais à la maison ça ne servais plus à rien de rester ici.

"Ah une dernière chose, dites lui que je garde la moto. Bonne journée. "


Je n'avais plus rien à dire. Je contournais la jeune femme avant de sortir du bar, tout en restant méfiante face aux colosses. Je reprenais ma voiture maintenant et je rentrais chez moi. Jeff avait récupéré les deux alliances il signerait les papiers et tout ça serait terminé. Une fois dehors je chaussais une fois de plus mes lunettes. Quelle perte de temps.

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Deimos
MessageSujet: Re: Dernière danse [Jeff]   Lun 9 Juil - 23:54

La pauvre Amandine se décomposa littéralement en voyant et entendant la réaction de "Madame Peleonor". De toute évidence elle ne s'attendait pas à quelque chose du genre et était au bord de la panique. Peut être qu'on ne l'avait pas forcément briefée sur le caractère de la blondinette en face d'elle, mais en tout cas La mariée en rouge pouvait se délecter - ou non - de la déroute de cette pauvre jeune femme.

"Ecoutez madame, s'il vous plaît! C'est vraiment par mesure de sécurité, pas parce que vous n'êtes pas la bienvenue, je vous assure! Vous savez que la situation est... délicate. Si officiellement il n'y a aucun problème entre les services de l'état et Typhon, vous n'êtes pas sans savoir qu'en coulisse se déroule un sinistre jeu de massacre et je sais qu'il y a des noms que vous ne voudriez pas voir allonger cette liste. Venez avec moi je vous en prie.
Je peux vous garantir que vous serez bien reçue et en sécurité, Typhon ne fait pas disparaître des gens et encore moins les assassine quand ils ne sont pas de petits soldats bien obéissants. Personne ne souhaite que les choses se passent ainsi... Donnez nous une chance, s'il vous plaît."


Si elle la laissait mariner un peu, pas de doute qu'elle se mettrait à genou à voir son désespoir qui semblait totalement sincère tout comme ce qu'elle lui expliquait. Au moins on ne pouvait pas retirer à Typhon le fait de bien motiver les troupes!

Par contre à l'extérieur les deux malabars commençaient à regarder dans leur direction et leur mine n'était pas spécialement amicale. Bon, en même temps pouvait on attendre autre chose de leur part.
autour d'eux la vie continuait presque normalement, le patron du bar notant juste avec une certaine irritation fataliste qu'on lui faisait baisser son chiffre d'affaire.
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Rakel Peleonor
MessageSujet: Re: Dernière danse [Jeff]   Mar 10 Juil - 0:28

Si la façon d'agir de la jeune femme se voulait motivante ils l'avaient visiblement mal briefer sur moi, c'était totalement le contraire qui se produisait. Qu'est ce qui pouvait la rendre si nerveuse ? Visiblement ce n'était pas moi j'avais jusque là été parfaitement courtoise et en théorie mon refus faisait partie des cartes à jouer mais plus le temps passait plus on avait l'impression que ce n'était pas réellement le cas. J'arrachais les écouteurs de mes oreilles et glissais mon téléphone dans mon sac à main, rapidement mon sourire s'effaçait pour l'aider place à quelque chose de plus sombre. Le jeu ne m'amusait plus du tout. C'était trop facile de tenter de me manipuler et minable de croire que je me prendrais de pitié pour cette pauvre petite chose à croire qu'il ne me connaissait pas réellement. Je me plantait face à la demoiselle était plantant mon regard dans le sien :

"Et si vous voulez que tout reste officiellement ainsi il serait fort sage de ne pas rester sur mon chemin. Je ne suis pas ici en secret, mon avocat, mon général et d'autres personnes habilités sont au courant de ma démarche, conduisez moi de force où que se soit et ils se feront  une joie de venir coller une balle dans la tête de mon traître de mari et il arrivera sans doute des bricoles aux personnes protégeant un traître à sa patrie. Mais bien sur personne ne veut en arriver à de telles extrémités, nous sommes des gens civilisés n'est ce pas ?"

Mon regard avait de quoi effrayer n'importe quel novice Rakel Predator était de retour. Je n'étais pas armée dans l'immédiat mais des armes ça se trouvait assez facilement d'autant que la petite souris devant moi semblait bien inoffensive.

"Vous m'aviez dis qu'en cas de refus vous transmettrez les documents faites donc cela et laissez moi partir.  Je ne retournerais pas dans vos locaux. Si il n'a pas confiance en moi je ne vois pas pourquoi je devrais avoir confiance. Dans un bar sur votre territoire je ne vois pas bien se qu'il pouvait risquer. Que je lui en foute une ? Croyez moi il l'aurait mérité. Maintenant vous rappeler Tic et Tac et vous retournez à votre prison doré mais sans moi. De toute façon ma loyauté ne s'achète pas, contentez vous de lui."

Cette fois j'étais debout près de la petite souris qui tremblait, visiblement Typon n'avait pas l'habitude que l'on dise non, avec moi elle était plutôt mal barrée, c'était connu quand j'avais une idée en tête, même mauvaise, je n'étais pas du genre à changer d'avis. Têtue comme une mule, il aurait bien du le prévoir...

"Et puis il sera ravi, vu que visiblement il ne voulait plus me revoir, il signe ces papiers et ses désirs seront des ordres, plus jamais il ne me reverra... Happy end, fin de la discussion."

Cette fois elle ne ferait mieux de ne pas jouer, je n'étais pas d'humeur, je me dirigeais vers la sortie, m'attendant à devoir bousculer les molosses pour partir d'ici. Je détestais ce comportement à la mafia, décidément Typhon n'avait rien à m'offrir.

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Deimos
MessageSujet: Re: Dernière danse [Jeff]   Mar 10 Juil - 19:22

Visiblement la jeune femme avait bien compris qu'elle parlait à un mur... Ou plutôt un félin n'attendant qu'un prétexte pour lui cabosser son joli visage. Et cette perspective ne lui seyait que très peu aussi elle s'écarta vivement du chemin de la furie en levant les mains. Ce geste eut pour conséquence de faire entrer les gorilles l'accompagnant et leur mine n'affichaient qu'un sombre résolution, si elle levait la main sur leur protégée, Rakel aurait affaire à "Tic et Tac" et elle voyait bien qu'ils n'étaient pas simplement des gros bras exposés pour faire peur au lambda, elle avait en face d'elle deux professionnels sans doute de sa trempe ou plutôt celle de Jeff. Mais Amandine n'avait pas non plus que cela se finisse en pugilat avec ses deux cerbères et leur fit signe de la main que tout allait bien, bien que manquant de conviction.

"Je comprends... Soit, vous pouvez partir, je ne vous retiens pas. Je vous donnais l'opportunité de voir mon supérieur, mais si vous ne voulez pas de cette chance qui vous est offerte c'est votre droit, désolée d'avoir insisté. Je pourrai au moins dire que j'ai tout essayé pour vous persuader."

La belle était de toute évidence froissée de voir ses marques de bonne foi et bonne volonté pulvérisées sans retenue ni amabilité par la militaire, il était sans doute probable qu'elle n'ait pas été préparée à ce genre de déconvenue.
Elle s'effaça pour laisser passer Rakel, les deux gorilles la suivant du regard prêts à intervenir à la moindre proposition de tango.

Ainsi débarrassée, la vétérane put quitter le bar, toujours fulminant contre son traître de futur ex mari, elle ne remarqua que distraitement l'ambulance un peu sur la droite avec les deux infirmiers qui mangeaient un kebab appuyés contre le véhicule. Elle remarqua encore moins la personne dans ses six heures, sans doute trop contrariée par la façon dont les choses avaient tourné... Elle remarqua la décharge électrique par contre. Très brève, c'était même plus comme si elle avait été zatée que tazée. Ce détail se perdit comme sa conscience dans le noir absolu de l'oubli tout juste eut elle le temps de voir les deux infirmier jeter leur repas et se précipiter vers elle.

Quand elle se réveilla, elle était allongée dans un lit, il y avait de l'animation autour d'elle comme si... Ah oui, elle était dans un hôpital. Elle voulu se gratter nez, curieux comme c'était toujours ce geste qu'elle voulait faire au réveil, surtout quand elle était sanglée des pieds à la tête.

Elle sentit une présence à proximité...
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MessageSujet: Re: Dernière danse [Jeff]   Mar 10 Juil - 20:22

Tranquillement installée, la reine de Typhon patientait que Rakel se réveille. Elle avait fait le mur et décidé de rencontrer Rakel. Bon, elle avait fait le mur avec deux gardes royaux mais Neville n'en était pas averti, trop occupé qu'il était à travailler à quelque sujet... Cette pensée l'irrita, elle ne voulait pas lui en vouloir, être jalouse de Typhon, mais parfois, c'était impossible. Elle savait qu'il faisait tout ça pour elle, pour qu'elle soit à l'abri, du besoin et du danger, qu'elle puisse apporter sur Terre la paix que les habitants méritaient avec elle en monarque éclairée et lui en... Avec un soupir à fendre l'âme, Chefet passa d'un sujet de mécontentement à un autre. Cela faisait plus de trois ans qu'elle le séduisait, jouait avec lui et ses sentiments, et cela faisait autant de temps qu'il jouait les contorsionnistes et les acrobates pour éviter de tomber dans ses rets. Et par les dieux que cela pouvait l'énerver! Elle était presque à bout de patience et se disait qu'un jour elle débarquerait nue dans sa chambre et lui sauterait dessus pour le chevaucher toute la nuit sans lui laisser la moindre possibilité de fuite quitte à le faire immobiliser par ses gardes.

La belle aux bois dormants se réveilla sur ses entrefaites, remarquant immédiatement qu'on l'avait attachée. Chefet n'avait pas vraiment envie de se retrouver face à une tueuse du programme Porte des Etoiles libre de ses mouvements aussi avait elle prévu cette petite sécurité en plus des deux gardes royaux.
Rakel put alors la voir, ce n'était plus en effet l'adolescente d'il y a quelques années, les photos étaient périmées, elle avait en face d'elle une jeune femme d'une vingtaine d'année, très jolie, au port altier, c'était une reine après tout et vêtue d'une simple robe blanche à fleurs roses, ses cheveux attachés négligemment, une jolie tenue de camouflage agrémentée de petites lunettes de soleil qui pendaient à son décolleté. La reine se baladait incognito.

"Vous avez frappé une infirmière quand vous étiez encore dans les vapes, alors ils vous ont attachée pour votre sécurité et surtout la leur.
Bonjour Lieutenant Peleonor. Je n'ai sans doute pas besoin de me présenter, vous devez avoir ma photo en haut de votre liste d'indésirables à assassiner. Je me suis autorisée à organiser cette petite rencontre pour discuter d'un sujet qui nous tient à coeur. Je serai franche et j'attends la même chose en retour et s'il vous plaît, pas d'insulte, c'est quelque chose que je ne supporte pas, Hassim et Werner encore plus. J'espère que nous pourrons avoir une conversation apaisée. Oui je sais, les choses ont mal commencé, mais il est compliqué pour moi de rencontrer des gens qui ne veulent pas venir dans mon domaine. Comme vous ne m'avez pas facilité la tâche, je ne vois pas pourquoi j'aurai pris des gants. Mais bon, passons sur ces détails.

Vous êtes donc venue pour rencontrer votre mari. Très bien, je ne doute pas que vous soyez là pour de bonnes raisons. Mais contrairement à vous, il y a une demie douzaine de personnes qui n'attendent qu'une occasion pour l'enlever ou le tuer. Je ne sais pas si vous êtes avec eux, je ne vous connais pas, ce que je sais par contre c'est que nous avons recueilli une personne grièvement blessée et qui ne savait plus où se réfugier pour échapper aux tueurs de votre employeur. Vous comprendrez que nous ne sommes pas spécialement enthousiastes à l'idée de le laisser sortir pour qu'ils puissent finir le travail. C'est un atout précieux pour mon entreprise...
Je pourrai vous mentir et vous dire qu'il nous a beaucoup parlé de vous, de votre relation, et patati et patata, mais en fait, c'est une vraie huître dès qu'on évoque votre nom. Rien n'y aura fait, impossible d'en savoir davantage sur Rakel Peleonor Cosey! J'ai bien failli demander à ce qu'on le mette sous sérum de vérité, mais Neville m'a dit que ce ne serait pas avisé, le soldat pourrait mal le prendre."


Et cela avait le don de l'agacer à voir le petit froncement de sourcil de la diva qui ne souffrait pas qu'on ne succombe pas à son charme. Elle mentait de façon éhontée pour son allusion au penthotal, mais après tout il fallait bien qu'elle joue son rôle de petite reine capricieuse comme on l'avait dépeinte au SGC.

"Ce que je peux vous dire c'est qu'il est en convalescence, mais récupère bien grâce à nos soins. Physiquement du moins. Son état moral est préoccupant je dirai et je ne sais pas si vous voir lui serait profitable à voir votre réaction dans le bar. Il n'est pas, pour le moment du moins, un employé de Typhon, mais je me fais du souci pour ce pauvre homme qui a traversé plus que son lot de souffrances..." Elle se tut un instant, détaillant Rakel de son regard d'un bleu virant sur l'acier. Elle inspira profondément et les rouvrit. Elle regardait son interlocutrice d'un oeil nouveau...
"Je sais exactement ce que vous ressentez, Rakel. Croyez le ou non, je sais exactement dans quelle situation vous êtes, notamment avec votre frère qui n'en est pas un..."

Un éclair de compassion dans le regard altier? Oui, Chefet savait exactement ce que vivait Rakel avec Mathieu, elle vivait la même chose avec Neville si ce n'est que ce dernier se voyait en tant que père et pas frère...

"Je vais vous demander de vous calmer et de répondre à cette simple question en toute honnêteté. Voulez vous vraiment voir votre mari, lui parler? Si vous l'aimez encore et voulez le voir, alors accompagnez moi, je vous donne ma parole que rien ne vous sera fait. Et oui elle a de la valeur cette parole, d'autant plus si je peux aider deux personnes qui... Enfin bref, que décidez vous, je ne pourrai pas rester à discuter éternellement? Même les reines ont des devoirs." Se tournant vers un des gardes. "Hassim, mon biquet, détachez la, faisons tous preuve de bonne volonté."

C'était assez curieux car elle n'agissait pas comme on pouvait le lire dans les rares rapports la concernant. Enfin, si, elle était toujours cette petite diva qui ne ratait pas une occasion de rappeler qu'elle était une reine et donc au dessus du vulgus pecum en face d'elle, mais la façon dont elle regardait Rakel, dont elle lui parlait. Il y avait quelque chose en elle qui donnait envie de la croire, ou simplement, la militaire avait besoin d'un prétexte pour se laisser convaincre et voir son mari disparu de façon si brutale et incompréhensible.
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Rakel Peleonor
MessageSujet: Re: Dernière danse [Jeff]   Mar 10 Juil - 21:29

La présence de Tic et Tac aurait sans doute dissuadé n'importe quelle personne saine d'esprit. Ce n'était pas mon cas... Je n'avais jamais eu peur d'affronter plus fort que moi, je n'avais jamais eu peur de me manger une dérouillée, d'ailleurs ça m'était déjà arrivée plus d'une fois. Je n'étais pas une fois mais visiblement les pittbull étaient là pour assurer la protection de la belle, je n'avais pas spécialement envie de l'amocher, s'attaquer à quelqu'un qui ne pouvait pas se défendre était lâche, ce n'était pas réellement ma façon de faire, c'était sans doute pour ça que Féral n'avait jamais subit mes foudres. Je sortis en trombe du bar, me dirigeant vers ma voiture, je venais d'avoir une très mauvaise idée, mon avocat m'avait dit qu'il s'en occupait, mais je voulais que les choses aillent vite, je voulais essayer d'oublier tout ça, chose que je n'aurais jamais le loisir de faire. Je m'étais suffisamment éloignée des deux gorilles et j'allais sortir mes clés de voiture lorsqu'une décharge m'arrêtait dans mon geste.

Bordel de merde pourquoi ils avaient toujours cette envie de me foutre des décharges électriques, sincèrement je ne supportais déjà à peine des décharges d'électricité statique, alors ce genre de décharge provoquait chez moi des remontés de souvenirs que je tentais d'oublier.

*Je ne veux pas te faire de mal, mais je le ferai sans hésiter si c'est nécessaire*

Cette voix raisonnait dans ma tête, je l'avais déjà entendu il y a quelques semaines lorsque je m'étais prise mon dernier coup de tazzer, mais sérieusement ça devenait une sale habitude de m'offrir des séances d'électrochoc, ils se passaient le mot ou quoi? Quand je rouvris les yeux, j'eus comme un air de déjà vu... J'étais entravée, en même temps je n'allais pas me réveiller assise dans un canapé avec un mojito sur la table basse. Je fixais quelques instants le plafond blanc, pensant aux cachets qui se trouvaient dans mon sac, pas sûre qu'une tablette entière suffirait à me calmer les nerfs, d'ailleurs mes tremblements étaient perceptibles, c'était une bonne idée de vouloir changer, ça me réussissait merveilleusement... Je finis par tourner la tête pour me retrouver presque sans surprise vers Chefet, dire qu'ils l'avaient ramener sur Terre alors que l'on m'avait interdit de garder mon chat, la blague, le chat aurait fait moins de dégâts. Mais personnellement je n'avais jamais compris l'acharnement sur cette gamine, pas même sur Typhon, mais je faisais exception au SGC et je le savais, peut être parce que je restais fixée sur Hégémonie. Je n'ouvris pas la bouche, restant tranquille à fixer la blondinette, j'avais l'impression que ça ne faisait pas si longtemps que ça, je venais de prendre un sacré coup de vieux.

"Donc quand les gens refusent de vous parlez vous les enlevez, merveilleux, je devrais peut être m'y mettre aussi mais je n'ai pas les mêmes moyens, joli vraiment, dire que mon pc au SGC est plus vieux que votre boite... Et sachez que vous vous trompez sur moi, je ne suis pas une tueuse du SGC ou de n'importe qui d'autres. Je ne dis pas que ces gens et cette liste n'existent pas, je dis juste que je n'en fais pas partie, pas les compétences, pas le mental et encore moins l'envie si vous voulez mon avis...
Je pense que vous avez fouillez mes affaires, je ne suis même pas armée, et si on parle du corps à corps, non pas que j'aime pas la lutte avec des hommes musclés, mais soyons honnête, je ne suis pas de taille, l'un deux fait déjà 2 fois mon poids... Je veux bien continuer cette conversation, mais je veux deux des gélules qui se trouve dans mon sac. Et pas la peine de se faire des montagnes, ça ne me donnera pas une force surhumain, c'est pas non plus du cyanures."

Mes tremblements restaient stables, mais je savais que je n'étais jamais à l'abri d'une nouvelle crise, surtout quand la précédente était si récente. Là ce n'était pas une histoire de gagner du temps, il ne fallait pas être un génie pour le voir, et si Chefet souhaitait conserver un minimum de civisme dans cette discussion, elle avait plutôt intérêt à accéder à mes requêtes. A cet instant, j'aurais donné beaucoup pour une liste beaucoup plus importante de cachet, mais si j'avais entamé un sevrage c'était clairement pour reprendre les missions, même au bord d'une crise je ne prendrais pas plus fort que ces petite gélules bleus et blanches. Quoi qu'il en soit, même si psychologiquement elle m'aidait il faudrait un peu de temps pour qu'elles fassent effets, une vingtaine de longues minutes. J'écoutais les paroles de Chefet, je l'observais comme un animal blessé observerait un prédateur potentiel d'autant plus qu'elle parlait de choses qu'elle n'était pas censée connaitre, je n'aimais pas spécialement que l'on fouille dans ma vie. Une fois détachée je rassemblais mes jambes près de mon torse, essayant de chasser cette foutue voix qui raisonnait dans ma tête, secouant légèrement la tête pour chasser les fantômes qui ne voulaient pas me laisser tranquille, ce n'était pas faute de faire mon possible pour oublier, mais les décharges avaient toujours tendance à les raviver, ça aurait tellement été plus simple si il ne m'avait pas sauvé... c'était peut être con, mais la mort m'avait semblé si paisible, la vie elle était toujours compliqué. Si Mathieu ne m'avait pas fait son chantage ça aurait sans doute été tellement plus simple, une simple pression du doigt et plus jamais de souffrance... Et pas une absence de souffrance parce que l'on vous a tellement gavé de médoc et que vous n'étiez juste pas capable de réagir.

Je restais silencieuse un moment, observant Chefet avec méfiance, après tout je devais faire confiance à des gens qui venait de mes tazzers pour me forcer à les écouter. J'eus un petit sourire amusée, visiblement la crise s'éloignait, pour le moment j'étais encore en pleine possession de mes facultés ça n'allait pas durée à voir la vitesse d'effet des médoc, j'aurais peut être pas du forcer les doses, mais les voix dans ma tête s'éloignaient même si je savais qu'elles ne me laisseraient jamais tranquille, comme les vieilles blessures qui revenaient nous hanter quand le temps était humide.

"Je veux pas paraitre désagréable mais votre employée m'avait également dit que je pouvais partir, c'est jouer sur les mots, vu qu'au final j'avais bien deux choix, celui de venir ici de gré ou de force, la prochaine fois dites lui d'être plus direct, je déteste l'électricité."

Les clignements de mes yeux devenaient plus réguliers plus calme, les battements de mon coeur plus régulier, ma respiration plus profonde, cette fois, j'avais moins l'air d'un animal blessé, je m'assis sur le bord de la civière, observant Chefet avec intensité, me demandant si elle vivait réellement mieux que moi la situation difficile qu'elle disait connaitre. C'était assez particulier de s'imaginer ne pas être la seule dans cette situation, parce qu'il faut l'avouer, les histoires d'inceste sans lien de parenté, ce n'est pas courant sur notre planète...  

"Je veux le voir."

Le but premier était oublié je crevais d'inquiétude pour lui, malgré ce qu'il avait fait, malgré ce qu'il m'avait dit. Il n'était peut être pas l'homme de ma vie, même si ça ne dépendait pas de moi, mais je l'aimais plus que j'aimais ma propre vie, je l'avais prouvé en jouant à la conne...

"Ah et si vous savez réellement ce que je ressens, et bien j'en suis sincèrement désolé."

Ce n'était pas le genre de chose que je souhaitais même à mon ennemi, et sincèrement je ne les considérais pas comme des ennemis. Neville avait voulu protéger quelqu'un qu'il aimait personne ne pouvait lui reprocher ce genre de chose, et jusqu'à preuve du contraire ils n'avaient tués personnes dans nos rangs, donc pour le moment, je ne comprenais pas réellement la haine dont tout le monde les inondaient et sincèrement je m'en foutais. Je sautais un peu trop vivement au sol et cette sensation terrible de s'enfoncer dans le carrelage manquait de me faire tomber, les talons c'était une idée de merde....

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MessageSujet: Re: Dernière danse [Jeff]   Mer 11 Juil - 1:52

La militaire était moins violente que ce qu'on lui avait dit, ce qui n'était pas plus mal compte tenu de la façon dont elle était sortie. Chefet souriait, elle souriait toujours quand les choses allaient dans le sens qu'elle souhaitait. Elle avait laissé la jeune femme prendre ses cachets, bien qu'elle manifesta un certain scepticisme quand à leur usage, principalement parce qu'elle ne savait pas ce que c'était. Quand Rakel manqua de s'affaler, Hassim la rattrapa. C'était certes un colosse, mais il était vif et en plus aussi serviable que beau, gratifiant la maladroite d'un sourire aimable. Elle put remarquer à ce moment là que l'homme semblait être fait de marbre tellement ses muscles étaient durs.

"Oh, cette brave fille n'était pas au courant de ce que j'avais prévu pour vous. Je regrette juste que vous ne l'ayez pas tapée, elle est trop jolie, ça m'agace prodigieusement en général, je devrai mettre dans les prérequis une opération afin de leur faire grossir le nez ou une prise de poids de vingt kilos, par principe. Mais monsieur Roy en'est d'accord, il dit qu'une belle femme donne une belle image de notre société. Comme si Typhon avait besoin d'une devanture si superficielle, comme si les femmes étaient des accessoires de décoration! Ah, croyez moi, ce jour là, il m'a entendue!"

Oh? La reine serait elle du genre possessive et jalouse? Comme c'était surprenant... Ou pas en fait. C'était presque amusant de la voir monter dans les tours à la simple évocation de la jeune et jolie assistante et des belles femmes en général. Curieux par contre qu'elle ne manifeste pas cette hostilité vis à vis de Rakel. Peut être qu'elle ne la voyait pas comme une concurrente ou une nuisance potentielle à son idylle fantasmée, ou peut être qu’elle ne trouvait pas la militaire jolie... Elle ne s'étendit pas sur le sujet, en voyant le petit sourire entendu des deux gardes qui semblaient avoir déjà vu leur reine s'énerver devant la beauté d'une femme... Ahhhh, les pauvres assistantes de Neville. C'était un running gag chez Typhon.

"Si vous voulez bien nous allons y aller. Je n'ai pas envie que Nennou me cherche alors que je suis dehors."

Elle sortit avec un des deux gardes, Hassim restant pour aider Rakel si elle en avait besoin.

"Je me dois de vous dire que c'est un grand honneur de rencontrer un agent de terrain du programme. Vos supérieurs ne nous apprécient guère, mais de notre côté nous avons beaucoup de respect pour ce que vous avez fait tout ce temps. J'aurai donné cher pour participer à cette aventure!"

Fichtre, le gaillard était un fan! Il se tut et resta ainsi quand Chefet revint avec un médecin qui pour un peu ramperait derrière elle en lui baisant les talons et le sol qu'elle avait foulé. Elle conclut une conversation en entrant.

"Venez Rakel, nous pouvons partir, un hélicoptère nous attend sur le toit! Je vous demanderai juste d'éteindre votre téléphone et de le mettre dans ce sachet que Hassim va vous donner, une histoire de géolocalisation, quelque chose comme ça. Nennou est très prudent quand il s'agit de ma sécurité."

Sur le toit, en effet un hélicoptère les attendait, un modèle de luxe européen lourdement modifié, il n'y avait par exemple aucune surface vitrée, impossible de dire qui était dedans... Ou de profiter d'une faiblesse structurelle pour tirer une balle mortelle.
On les fit monter dans l'appareil et ils prirent la route du ciel pendant quelques minutes seulement, la cabine de pilotage étant séparée complètement de l'habitacle, elle ne put voir le cockpit.

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Rakel Peleonor
MessageSujet: Re: Dernière danse [Jeff]   Mer 11 Juil - 9:02

Je remerciais d'un sourire le colosse alors qu'il m'empêchait de m'étaler au sol, au je n'étais pas à ce genre d'humiliation près et à vrai dire je m'en foutais pas mal... Mais restait que je préférais rester sur mes deux pieds. Quoi qu'il en soit il était clair que le colosse était puissant, malgré ma formation je n'aurais aucune chance de le mettre à terre si l'envie me venait, mais autant Tic et Tac ça aurait été une branlée autant là, je n'étais pas sûre de me relever. Et puis ça serait idiot, même si j'arrivais par miracle à le foutre à terre y'avait son pote fait dans le même bois et peut être qu'il y en avait d'autres qui se cachait derrière un caillou. Autant j'avais pu râlé sur les gardes du corps que m'avait collé au cul Mathieu, autant ce n'était rien par rapport à la protection de la blondinette.

Je n'aimais pas la façon dont Chefet réagissait, je n'aimais pas parce qu'elle me rappelait quelqu'un que je connaissais que trop bien et que je voyais chaque jour dans le miroir. Je n'osais pas réellement imaginer se qu'aurait été mes journées si Féral aurait été une jolie demoiselle comme l'était la blondinette qui était venue me parler. A vrai dire je n'aurais sans doute pas eu besoin de ce genre de chose superficiel, elle aurait fuit en moins de deux après ma première crise de colère, d'ailleurs je me demandais si la reine devant moi se contenait plus ou si les compensations de Typhon suffisait à les pousser à supporter ça... On voyait assez facilement que mon interlocutrice était torturée par ses sentiments non partagée, et je pouvais plus que le comprendre, ça avait presque un côté amusant de la voir prendre des positions féministes tout en jugeant qu'il était nécessaire d'enlaidir les femmes trop jolies qui pourraient éventuellement lui faire de l'ombre auprès de Neville. D'ailleurs on pouvait se rendre compte que c'était toujours les mecs qui avaient la belle vie, à croire que même le destin était macho.  

Je la regardais s'éloigner alors que le jeune homme qui m'avait évité la chute restait près de moi. Je fis le nécessaire pour que ce ne soit pas nécessaire, mais je devais avouer que je regrettais amèrement ma tenue, des baskets c'était bien les baskets... Quoi qu'il en soit même si les premiers pas étaient un peu laborieux je finis par m'habituer à cette affreuse sensation de m'enfoncer dans le sol, et retrouvais un peu sûr. Mais les remarques d'Hassim me firent froncer les sourcils, adepte du léchage de cul chez Typhon? Quoi qu'il en soit si mes supérieurs ne m'appréciaient pas j'avais une chance extraordinaire d'être toujours du programme et en tant que leader après mes petites frasques...

"Pourtant vous travaillez pour l'un de eux. Et puis vous savez je suis un peu comme un chiot qui arrive dans une jolie maison bien rangée, j'obéis pas souvent et je détruis tout lorsqu'on me laisse sans surveillance, ça a tendance à agacer..."

Je lui souris, c'était un peu ça, et bizarrement on ne m'avait pas encore foutu à la fourrière. Je reportais mon attention sur Chefet, cette façon qu'ils avaient tous d'agir avec elle était dérangeante, je comprenais un peu mieux pourquoi tout le monde parlait de secte en parlant de Typhon, soyons honnête, je m'en foutais tant que ça ne me concernait pas. Les gens sont bien assez grand pour faire se qu'ils veulent et si baiser les pieds d'une jolie femme en faisait partie, why not? L'idée de reprendre un hélico ne m'enchantait pas réellement, la dernière fois ça n'avait pas réellement été positif pour moi... Mais c'était un comble, un pilote ne pouvait pas appréhender de prendre les airs. Je pris mon téléphone dans mon sac, et observais quelques secondes la photos de Mathieu, si il apprenait ça, il allait me tuer, et puis sans hésiter j'éteignais le téléphone et le glissais dans le sachet. Ce téléphone ne contenait rien d'important, à la limite ils pouvaient même le garder, même si mon opérateur allait commencer à se demander se que je faisais de tout ces téléphones...

Une fois sur le toit j'observais l'engin qui nous attendait. On travaillait réellement comme des clodos au SGC par rapport à se que l'on pouvait voir à Typhon, l'idée qu'ils aient des vaisseaux n'étaient pas si stupide lorsque l'on voyait ça. Pendant un instant je m'imaginais faire voler l'un de ses monstres, mais ça ne durait qu'un instant, Mathieu me tenait accroché au SGC quoi qu'il arrive. Je pris une respiration et m'installais dans l'appareil. Dans quoi je m'étais encore foutue...

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