La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 Dernière Danse.

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Chefet
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MessageSujet: Dernière Danse.   Mer 11 Juil - 4:29

Ils arrivèrent en vue de la tour Typhon et furent accueillis en grande pompe par un bataillon d’assistants divers et variés en mode panique totale à cause de la disparition de leur reine mais cette dernière les congédia d'un geste négligeant de la main et le malheureux qui eut l'audace de vouloir insister se trouva soudain devant une montagne de muscles qui le toisait d'un air si courroucé qu'on put entendre le malheureux employer déglutir avant de s'excuser et partir quasiment en courant.

"Ils sont gentils comme tout, mais parfois ils m'étouffent! Et je dois leur rappeler qui est la reine et qui est le sujet... Si je les laissais faire c'est moi qui serait leur esclave. Madame, votre rendez vous de 08h, madame votre pédicure, madame votre entretien avec tel ministre, madame vous ne pouvez pas manger maintenant, etc. Heureusement que mes gardes sont des amours."

Pour un peu les deux gardes du corps auraient décollé de bonheur, leur sourire en était cocasse de benoîte innocence. A mi chemin entre l'amoureux transi prêt à tout pour satisfaire sa belle et le papa gâteau qui ne pouvait rien refuser à son trésor et qui trouvait que tout ce qu'elle faisait était une merveille.

"Votre mari se trouve encore à l'infirmerie, il est arrivé ici par miracle je dois dire. Il avait de nombreuses plaies par balle sommairement soignée, une commotion, quelques côtes fracturées ou fêlées, un nombre incalculable de plaies et de bosses et une épaule mise en pièce par une balle. Les tueurs de votre gouvernement l'ont vraiment amoché ce pauvre garçon. Qu'a t il fait pour mériter ça? D'habitude vous... Pardon, ils font assassiner seulement ceux qui veulent nous rejoindre quand ils ne les jettent pas en prison. Je devrai les remercier d'ailleurs, il aura juste fallu à monsieur Roy d'ébruiter la chose pour que les candidatures spontanées en échange de protection se multiplient." Elle laissa échapper un petit rire, mais pas joyeux, sa mine était grave, il y avait de l'amertume dans sa voix. "Le plus drôle dans l'affaire, si tant est que l'assassinat de pauvres gens puisse être qualifiée de drôle c'est que nous avons rien fait du tout pour inciter votre gouvernement à lancer cette opération stupide.
Vous avez perdu parmi vos plus brillants cerveaux et soldats... Mais ça vous avez dû le remarquer en voyant les gens revenir en bien moins grand nombre que prévu. Mais assez parlé de la stupidité de vos dirigeants, vous les subissez depuis bien plus longtemps que moi, rien que pour cela vous méritez une médaille. Je vous proposerai même une place parmi nous, mais je n'ai pas envie de vous placer dans une situation difficile.
Et puis vu la décision que vous allez devoir prendre concernant le destin de votre mariage, ce ne serait pas sage... C'est ce que dirait Nennou en tout cas, moi la sagesse, vous savez... Une reine a besoin de personnes sages autour d'elle, pas de l'être elle même, sinon vous ne seriez pas là et le fugitif dans nos murs remis aux autorités."


Cette fois son rire fut franc et plein de bonne humeur, l'effet sur ses gardes du corps était spectaculaire, et même sur les employés qui les croisaient dans les couloirs. Son humeur était non seulement communicative, mais son impact plus que notable. Ils marchèrent et prirent l'ascenseur, Rakel ne fut jamais inquiétée, en même temps, elle marchait à côté -
un petit peu en retrait quand même - de la reine de Typhon, et finalement arrivèrent à l'infirmerie. Guidée dans une salle, elle put alors voir Jeff. Il était dans un caisson, plongé dans un liquide presque translucide, maintenu par un harnais, il flottait, inconscient.
Ce détail irrita fortement Chefet qui tapa littéralement du pied, exigeant de savoir pourquoi le blessé était inconscient. Bredouillant des excuses sous le regard courroucé des deux gardes royaux, une femme en tenue spéciale expliqua que c'était la norme pour les procédures de nanomeds complètes, la procédure étant douloureuse, le sujet était plongé dans le coma pour toute la durée du traitement.
La malheureuse aurait bien aimé disparaître sous un caillou, mais la reine n'avait pas l'intention de la laisser s'en tirer à si bon compte, exigeant de savoir pourquoi il avait été mis dans cette cuve et qui avait donné l'autorisation pour une telle chose. Elle se calma un peu quand la réponse fut "monsieur le directeur". Neville avait donc chargé les médecins de soigner rapidement Jean François, c'est qu'il avait des projets pour lui.

Les bras ballants, affichant une déception sans borne, elle se retourna vers Rakel.

"Je suis vraiment désolée. Nennou ne m'a pas parlé de ce qu'il avait prévu." Elle s'adressa d'un ton revêche à la doctoresse "Dans combien de temps sera t il en état de parler?" Explosant d'une colère biblique à la réponse de la malheureuse, trois jours... "Mais vous vous moquez de moi?! A quoi sert ce traitement si c'est aussi lent?!"

Lui arrachant sa tablette des mains, elle la pulvérisa par terre dans un geste rageur, derrière elle les deux gardes étaient des statuts de colère froide pour le moment contenue, mais ils étaient à présent littéralement terrifiants, on aurait pu croire la femme condamnée à mort. La jeune furie cassa encore quelques ustensiles sans doute hors de prix avant de se calmer, réajustant des mèches de cheveux en respirant profondément.
Se rappelant qu'elle avait une invitée et que c'était à cause de sa présence qu'elle avait voulu voir Jean François elle s'intéressa de nouveau à Rakel.

"J'imagine que vous ne pouvez pas attendre trois jours dans une de nos suites? Cela ferait mauvais genre dans votre dossier n'est ce pas?..."

Elle semblait réfléchir à cent à l'heure pendant qu'elle parlait.

"Si je vous disais que je peux vous faire communiquer... D'une certaine façon avec votre mari, que vous pourriez ressentir mutuellement votre présence et être plus proches l'un de l'autre que vous ne l'avez jamais été, mais que pour cela il faudrait vous mettre à nue, me laisser vous guider vers lui, accepteriez vous? Ce n'est pas très risqué pour vous, certes je prendrai conscience de certaines choses que je n'avais pas vu jusqu'à présent, mais comme vos pensées sont déjà en volume maximum ce n'est pas comme si on ne pouvait pas déjà les entendre. Celle qui prendra des risques c'est moi. Je serai le pont entre vous deux et recevrai vos émotions, vos pensées... Essayez de vous en souvenir si vous acceptez." Se tournant vers sa précédente victime.
"Le filtre des esprits, allez le chercher, rendez vous utile pour une fois!"

Hassim s'avança vers Chefet et s'adressant à elle avec autant de révérence que d'attachement dans la voix lui fit par de ses réserves. Le plan ne lui plaisait pas du tout c'était évident, Rakel ne savait pas pourquoi, mais le géant moyen-oriental se faisait du souci. Contrairement aux autres employés, il l'appela "ma reine", détail d'importance.

"Ma reine, êtes vous sûre que cela soit avisé? Vous savez ce que cette mixture provoque. Monsieur le directeur n'approu..."

Elle avait levé la main d'un geste agacé, en vraie petite reine face à une objection qu'elle balayait d'un battement de cil.

"Votre remarque me blesse, Hassim. Avez vous si peu foi en moi que vous remettiez en doute mes décisions? Etes vous à mon service ou bien celui du directeur?"

Cette réponse cinglante donnait l'impression d'être plus douloureuse pour le garde qu'une séance de câlins avec une pique de feu goa'uld, même Werner qui restait silencieux depuis le début afficha une expression de détresse suite à la remarque de sa reine.

"Je... Pardon ma reine, je ne voulais pas vous manquer de respect. Je... Vous êtes ma reine et je mourrai pour vous! Pardonnez moi, je vous en prie!"

Elle le laissa mariner pendant quelques secondes, le toisant de son regard froid de monarque absolu qui donne l'impression de peser le destin de la personne qu'elle jauge de ses prunelles gris acier puis elle lui sourit et lui faisant signe de se pencher vers elle lui embrassa le front, le garde semblant reprendre vie, son confrère aussi d'ailleurs.

"Je sais Hassim. Mais je suis une reine, et j'ai dit à cette femme qu'elle pourrait parler à son mari. Quelle dirigeante je ferai si je ne tenais pas parole? Aimeriez vous votre reine si elle se comportait comme vos hommes politiques qui n'ont aucun honneur ni aucune parole? Une reine honore toujours ses promesses, surtout dans ce genre de situation."

Le garde avait un genou à terre et tenait précieusement dans ses deux mains géantes la petite mimine de celle qui pour le coup aurait pu être sa déesse vivante. Un tel degré de ferveur... C'était aussi spectaculaire qu'inquiétant. Si jamais quelqu'un faisait du mal à cette jeune femme, les conséquences seraient catastrophiques si les mercenaires de Typhons étaient moitié aussi loyaux et doués que ces deux gaillards.

"Bien, maintenant que ce petit contretemps est réglé et les choses bien claires, êtes vous d'accord avec ce que je vous propose, Rakel? Oui ce sera très inconfortable pour moi, j'aurai littéralement dans ma tête deux personnes de plus qui donneront l'impression de hurler et il me faudra sans doute quelques heures pour récupérer, rien de grave, imaginez juste la mère de toutes les migraines avec nausées et spasmes. Oui, je saurai ce que vous vous dites et j'aurai accès à certaines de vos pensées les plus vivaces de façon bien plus limpide qu'actuellement, les reines de Chadlun ont toujours eu ce pouvoir et si je vous en parle c'est par honnêteté. Disons que je vous suis solidaire à cause de ce que vous vivez et que je suis sans doute trop fleur bleue comme vous dites sur Terre et puis une personne du SGC qui ne nous considère pas comme des monstres, cela mérite que l'on offre un petit cadeau en gage de sympathie. Le choix est vôtre, cela ne prendra sans doute pas plus d'une demie heure et vous ne sentirez rien si ce n'est la présence de votre mari, vous pourrez sentir vos pensées, pas vraiment parler directement, voyez ça comme si vous pouviez lui communiquer vos sentiments et vu sa situation, le pauvre aurait bien besoin de sentir qu'il y a une personne à qui il tient qui a des sentiments pour lui."
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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Dernière Danse.   Mer 11 Juil - 11:53

Le vol fut rapide et agréable, il était évident que l'on n'accepterait pas de secouer la belle, c'était presque flippant de voir la façon qu'ils avaient tous de la traiter, comme une reine précisément, et puis un détail me revint en mémoire, la gamine qu'ils avaient ramener avait je ne sais plus trop comment, mais à voir avec les Goa'ulds, d'un coup tout le monde se trouvant ici semblait beaucoup moins consentant mais qu'importe, je n'étais pas un héro, je me fichais pas mal de se qu'il se passait dans leurs locaux. Une fois arrivé à destination, c'était pire, même le président ne devait pas avoir le droit à autant d'attention. Ses paroles me fit sourire, je n'étais pas sûre qu'il fallait la plaindre, mais je ne voudrais pas sa place pour tout l'or du monde, je détestais ce genre de présence constante et le comportement de ses gardes du corps avait quelque chose d'indécent, si les employés de Typhon avait la même proportion aux rumeurs qu'au SGC je n'osais même pas imaginer les rumeurs malsaines qui circuleraient, mais il était évident que pas un seul d'entre eux n'aurait la foi de prononcer le moindre mot, ni même de le penser, si ça pouvait contrarier Chefet.

La liste des blessures de mon mari fut comme un coup de poignard, j'avais vu la scène du "crime" j'avais vu le sang, mon estomac me fit souffrir, et un goût désagréable dans ma bouche me firent chasser cette image. Quand à cette sensation de métal glacé contre ma gorge il me suffit de passer ma main pour qu'elle s'envole. Pendant un instant je pensais faire demi tour, mais pour être honnête, si j'étais toujours surveillée ne pas les avoir suivi de moi même serait toujours un atout que je pourrais jouer, qu'est ce que j'y pouvais moi si les gens aimaient me foutre des décharges avant de me trimballer d'un point à l'autre. Quand à savoir se qu'il avait fait, je répondis le plus sincèrement du monde :

"Il m'a quitté. Amochant plusieurs de nos gars au passage, ce n'est pas pour prendre leur défense, mais pas sûre que vous auriez apprécié que l'on vous donne une démission en envoyant plusieurs de vos employés à l'hôpital." Pas sûre que ça justifiait le comportement de mon gouvernement, mais d'un côté personne n'avait envie de laisser une personne possédant des données sensibles aller à l'ennemi."La manœuvre est intelligente, en échange de soin et de protection vous obtenez une main d'oeuvre dévouée et possédant des secrets défenses."

Difficile de savoir si j'admirais l'audace du geste ou si au contraire je la réprobai. A vrai dire on s'en foutait, les résultats étaient là. Et personnellement je n'étais pas en charge du recrutement, mais le choix entre Hartmann et Chefet ne devait pas être difficile, en particulier pour les personnes dont la loyauté était monnayable.

" Et pour être honnête je n'ai pas le privilège du choix, il l'a déjà fait à ma place."

Après tout c'était vrai, il l'avait fait, non pas lorsqu'il m'avait balancé sa bague à la gueule, mais lorsqu'il avait choisit de passer ses nerfs sur mes collègues, lorsqu'il avait jugé plus intelligent de fuir plutôt que de revenir à la maison, voir même de me contacter, il savait pourtant que je serais intervenue en sa faveur, je l'avait déjà fait, et j'avais déjà risqué gros pour lui, Mathieu aussi. Je l'aurais fait, ou plutôt je l'avais fais, une nouvelle fois. Partir à sa recherche était stupide, rester à la maison a attendre impensable... J'assumais les conséquences qui pourtant me semblaient minim à côté de mes gestes, preuve que des gens haut placés prenaient ma défense, je savais que mon père en faisait partit, il défendrait sa petite princesse même si elle était accusée d'avoir buté le président et que l'arme était toujours dans ma à la main. Je n'avais plus le choix, je ne pouvais pas le ramener à la maison en demandant à Typhon d'envoyer la facture des soins au SGC, je ne pouvais pas réjoindre Typhon, tout était finit, je le savais en faisant le déplacement, même si ça me déchirait le coeur.

J'observais les gens qui nous croisaient, visiblement sous l'influence de quelque chose pas réellement normale, l'humeur de Chefet semblait contagieuse, je voulais bien qu'ils appréciaient sincèrement leur patron, mais il ne fallait pas abuser, il était clair que ce n'était pas naturel. Je suivais Chefet en silence, observant les entrailles du terrifiant Typhon qui faisait trembler mes patrons, sincèrement c'était du fric et de l'énergie dépensée pour rien. L'ennemi c'était pourtant simple c'était celui qui vous tire dessus, je ne comprenais pas à quel moment les dirigeants de l'armé l'avait oublié.

A l'arrivée dans l'infirmerie, je sentis mes jambes me lâcher, mais cette fois je réussis à me rattraper seule, et si le pauvre Hassim avait la mauvaise idée de tenter de m'aider il aurait le droit à un regard dissuadant n'importe qui de s'approcher, à cet instant ma respiration se fit moins régulière, les cachets semblaient bien moins utiles, eux qui avaient réussis à éloigner la crise avait du mal à la contenir à cet instant. Je savais que l'on aurait pu éviter tout ça, c'était si con, je savais qu'ils ne me faisaient pas confiance, De La Couperay oui mais les autres me considéraient comme une sale gamine trop gâtée, en particulier le président, pour qui le projet de me former si jeune avait été une erreur, il avait peut être pas tord, aurais je été si dérangée si j'avais subis un cursus normal? On ne le sera jamais. Quoi qu'il en soit voir Jeff dans cet état me ramenait à la période la plus difficile de mon existence. Il me fallut plusieurs secondes pour me rendre compte que Chefet me parlait et que j'arrive à chasser des idées noires qui venaient de m'envahir, de toute façon elle ne concernait pas Typhon, je n'avais pas à m'en cacher. Je finis par réussir à reprendre possession de mes moyens, et de moins ressembler à un fauve prêt à vous sauter à la gorge, malgré l'énergie que ça me demandait je faisais l'effort, envoyer chier leur reine serait pas une super idée, et même si j'avais réellement envie de lui dire qu'elle aurait pu se renseigner avant de me tazzer pour m'amener ici, mais je pris sur moi, une réponse courtoise, fait un effort Raky :

"Disons que je préférerais éviter de me manger une balle dans la tête en rentrant chez moi..."

A croire mon sourire on pourrait presque penser à une plaisanterie mais c'était loin d'être le cas, je ne me faisais pas d'illusions, c'était peut être pour ça que j'étais encore au SGC contrairement à beaucoup je savais que si nécessaire nous serions déclaré disparu en mission, nous étions du consommable comme notre matériel, peut être que Jean Ed' aurait de la peine, il semblait plus humain que certains des haut dirigeants, mais soyons un instant honnête, les soldats n'avaient jamais été le bien le plus précieux de l'armée quelqu'elle soit.

Je n'arrivais pas à détacher mon regard de Jeff, me demandant se qui avait pu le pousser à ce genre de connerie, et c'était difficile de croire que ce n'était que mon accueil, il s'y attendait des mois qu'il ne me donnait quasiment plus de nouvelles, et même en zone de guerre c'était suspect, surtout de nos jours on trouvait internet partout y compris sur les stations spaciales ou dans les avions... Par réflexe je posais mon doigt sur mon alliance pour la faire tourner, chose que je faisais souvent en état de stress, mais mon pouce ne rencontra que la peau de mon doigt. Ma mâchoire craquait, signe d'agacement chez moi, mais je pris sur moi et détournais mon regard du triste spectacle que m'offrait Jeff pour porter mon attention sur mon hôte. Je l'observais comme si elle venait de me proposer un échange de cerveau ou un truc aussi aberrant. Je n'avais pas donné de réponse qu'elle donnait déjà des ordres. A cet instant le comportement de toutes les personnes qui m'entouraient me hurlait de me barrer d'ici, Jeff était entre de bonnes mains, il n'avait pas besoin de moi. Le problème c'était que j'étais assez honnête pour me dire que si j'étais ici ce n'était pas pour Jeff c'était pour moi. C'était bête, c'était égoïste, mais ma santé mentale avait besoin de ça, même si j'étais capable de donner une belle image, ou tout du moins correct, de moi.

Face au réaction des gardes du corps une nouvelle fois mon instinct me gueulait de partir d'ici, rien n'était normal, et encore je ne parlais pas de la gamine qui venait de me dire qu'elle était capable de lire mes émotions... Mathilde, Chefet, je commençais à croire que j'étais un livre ouvert à tous, mais peut être que si j'étais moins torturée ça serait plus simple. J'avais la désagréable impression d'être manipulée, se serait un jeu facile il fallait l'avouer. J'observais les hommes qui semblaient n'attendre qu'une chose, pas leur paie, mais l'approbation de leur "reine", tout ceci était flippant, elle voulait rentrer dans ma tête, et avec mon accord en plus. J'avais dans la tête des informations pouvant mettre en péril le SGC, la sécurité national, mais après tout est ce que je leur devais réellement quelque chose? Mais il y avait plus gênant, il y avait dans mes sentiments de choses qu'il ferait mieux de ne pas savoir, je veux dire pas de façon aussi définitive, je n'étais pas stupide, lui non plus, il savait se que je ressentais pour Mathieu, mais le savoir et le vivre c'était deux choses différentes.

"Qu'en est il de ma mémoire? Il y a des choses que je ne veux pas qu'il sache, et pour être honnête d'autres que je ne préférerais pas partager avec vous. J'ai le choix dans ce que je partage?"

Je ne considérais pas Typhon comme un ennemi mais pas non plus comme un allié, et sincèrement je n'étais pas persuadée que ça aiderait Jeff de savoir que Mathieu nous avait acheté une maison, ni même que j'avais fini en HP à cause de lui, pour tenter de le protéger. C'était con, j'aurais sans doute aimé lui balancé dans la tête il y avait quelques semaines de ça, à croire que ma course à la licorne avait changé bien des choses... Je n'aimais pas la perceptive que l'on fouille dans ma tête, et il y avait autre chose, soyons honnête si les choses tournaient mal pour la petit reine je n'osais pas réellement imaginer se qu'il se passerait...

"Si ça se passe mal?"

Ma vie je m'en foutais pas mal, mais je savais qu'elle était lié à celle de Mathieu, et l'idée de le mettre en danger par mes décisions m'était insupportable, tient un petit exemple des genres de pensées qui n'aiderait sans doute pas Jeff, pas plus le fait de savoir que j'avais tiré un trait sur notre mariage, enfin ce n'était pas réellement moi, mais à cet instant il n'y avait plus d'espoir. Etre positive, on ne pouvait pas dire que c'était mon point fort...

"Allez on risque notre vie tous les jours derrière la porte, jvais pas commencer à flipper pour si peu."

Si Mathieu savait ça il allait réellement me tuer...

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Chefet
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MessageSujet: Re: Dernière Danse.   Jeu 12 Juil - 1:55

Chefet se montrait prévenante et tenta d'expliquer encore une fois le processus à Rakel. Elle avait l'habitude de la transe  des esprits, mais l'expliquer à une béotienne c'était parfois compliqué, d'autant plus qu'elle était une piètre pédagogue. Elle sourit à la militaire comme on le ferait à un enfant un peu long à la détente et reprit.

"Avant toute chose, Vous n'aurez accès qu'à des émotions, pas de véritables pensées. Vous n'avez pas le pouvoir de ma lignée, vous ne pourrez donc pas "parler" avec votre mari, mais plutôt communiquer ce que vous ressentez en ce moment, ce que vous ressentez pour lui et lui fera de même. Je n'apparaîtrai pas du tout dans la connexion, je suis le canal qui permet la connexion si vous préférez.
Pour ce qui est de ce que je percevrai, ce sera principalement ce que vous pensez trop fort si je peux l'exprimer ainsi. Pensez simplement à des choses qui ne vous pose pas de problème à partager, mais je vous en fait la promesse en tant que reine que je ne me servirai jamais de ce que je pourrai apprendre... A moins que ce ne soit un projet pour me faire du mal ou plus grave pour s'en prendre à mon Nennou, là effectivement vous auriez un sérieux problème. Mais j'imagine que si vous êtes venue et ce que vous avez dit à notre propos, il n'y aura pas de problème. Et si vous craigniez que l'on découvre des choses sur vos coéquipiers et leurs mains tachées de sang, nous en savons suffisamment ne vous en faite pas. Typhon est très bien renseignée, sans doute mieux que vous l'êtes donc ne vous faites pas trop de mauvais sang sur ce que vous pourriez nous apprendre, nous le savons sans doute déjà.
Et cela ne peut pas mal tourner pour vous deux, je ne peux pas vous assurer que ce ne sera pas douloureux, dans le sens où je ne sais pas ce que vous allez partager, mais je peux vous assurer que votre santé physique ne sera pas mise en péril, je ne peux rien promettre sur votre santé mentale et émotionnelle par contre, vous semblez déjà assez fragile et si nous étions dans une situation différente je ne vous proposerai pas cette opportunité. Jean François ne souffrira pas non plus. Par contre je vous le demande encore une fois, maîtrisez vous. Ce sera potentiellement éprouvant, mais si vous laissez libre cours à vos pensez et émotions, je serai comme un canal qui voit passer trop d'eau, la pression le fera craquer et je le sentirai passer... Au propre comme au figuré.

Si vous craignez vraiment que j'en apprenne trop sur vous et que je me serve de ce savoir, nous pouvons soit arrêter avant de commencer, soit demander à mon assistante de rédiger un contrat avec clause de confidentialité et tout le toutim afin de me contraindre au silence. Ce serait totalement inutile je vous l'assure, mais si cela peut vous rassurer je n'y vois aucune objection. La seule chose que je vous demanderai en retour est on ne peut plus simple, ne parlez pas de notre petite rencontre à Nen... Neville. Et à personne d'autre si possible. Je sais que vos patrons connaissent mes capacités, mais le moins ils en savent le mieux nous nous porterons tous. Je ne veux pas vous saper le moral, mais les gens pour qui vous travaillez ne valent pas vraiment mieux que certains goa'ulds, croyez moi. Ils sont peut être moins sanguinaires, mais c'est surtout parce qu'ils sont lâches, mais l'avidité est la même et ce besoin compulsif de se sentir au pouvoir..."


Rakel semblait convaincue. Enfin elle donnait aussi l'impression de ne pas avoir de plan ou quoique que ce soit d'autre. Même sans produit, Chefet ressentait parfois douloureusement les pensées de la jeune femme et elle se demandait ce qu'elle allait bien lui infliger une fois sa sensibilité accrue. Mais elle s'était proposée et ne pouvait plus reculer.

On installa Rakel sur un lit juste à côté de la cuve de Jean François. On lui proposa un léger sédatif pour se détendre afin d'être plus réceptive. Ce n'était pas obligatoire, mais faciliterait le transfert émotionnel. Elle put voir la jeune reine prendre une fiole et en verser le contenu légèrement nacré dans une petite coupe, psalmodier quelques prières, verser dessus quelques gouttes de son propre sang, bref, un vrai rituel antique en plein milieu d'un laboratoire high-tech... Normal. Puis après tout son rituel, elle but le contenu de la coupelle réprimant difficilement un rictus d’écœurement suivi de quelques haut-le-cœur. La mixture semblait bien immonde. En moins de cinq minutes, Chefet fut parcourue de frissons, étouffa des grognements de souffrance, prenant visiblement sur elle pour encaisser un changement douloureux. Ses gardes restaient impassibles mais leur regard montraient qu'ils vivaient la souffrance de leur reine comme un supplice, celle qu'ils idolâtraient souffrait le martyre et ils étaient impuissants, on aurait pu les imaginer en papa poule veillant leur chérubin une nuit de maladie.
Finalement, elle sembla se ressaisir et installa une chaise entre les deux époux, s'y installant. Rakel pouvait la voir de plus près et constater la sueur qui perlait sur son front et les frémissements des muscles de son cou. Ce qu'elle vivait ne semblait pas une partie de plaisir.

"Rappelez vous, ce n'est pas de la télépathie que vous allez vivre, mais une forme poussée de perception extrasensorielle des émotions."

Elle tourna la tête vers la médecin et les deux gardes et parlant de sa voix de reine leur intima l'ordre de quitter la pièce. Ne restait donc plus que les deux époux et la reine qui décidément faisait preuve d'une confiance sans faille. Et Rakel en comprit aussi la raison très rapidement. En quelques secondes elle fut assaillie par des émotions qui n'étaient pas les siennes. Elle sentait une souffrance physique assez importante, une tristesse infiniment plus forte presque  écrasante mais qui par chance diminua sensiblement en un instant, laissant place à de l'inquiétude, de l'incertitude et elle ressentit enfin Jeff. Il était là d'une certaine façon. Elle ne pouvait le voir ni le sentir physiquement, mais il l'habitait elle pouvait même se le représenter, le sentir sourire, il était heureux de la voir... Elle ressentit ses sentiments pour elle comme une vraie vague déferlante, puis de l'inquiétude, il semblait s'excuser mais elle n'aurait su dire de quoi. Elle sentait la tristesse envahir le commando, son appréhension face à quelque chose puis elle sentit sa résolution, elle reconnaissait son caractère calme et au sang froid si exemplaire jusqu'à son départ du SGC. Il la repoussa mentalement, en douceur mais fermement. Elle sentait aussi qu'il souffrait le martyre à devoir faire ça. Quelque chose clochait, il ne voulait pas la rejeter, mais il le faisait et la détresse qui en naissait devenait de plus en plus intense, trouvant écho chez la militaire dévastée... Puis tout s'arrêta. Elle eut l'impression de dériver un instant dans le néant, dériver dans son propre esprit pour finalement sombrer dans l'inconscience.

Elle était allongée sur le lit, transpirant abondamment, les larmes roulant sur ses joues sans qu'elle puisse les retenir, l'horloge à sa droite lui indiquait que tout s'était déroulé en moins de cinq minutes. Elle entendit vaguement des sanglots et trouva Chefet au pied de sa chaise, essayant péniblement de se relever. Elle pleurait à grandes eaux, le sang s’épanchant de son nez se mêlant à ses larmes, elle voyait les vaisseaux éclatés dans le blanc de ses yeux et les cernes creusées, bleuies sous ses yeux.

Chefet n'avait pas menti, physiquement Rakel n'avait rien, pas même une migraine. La petite reine par contre... elle tenta de se lever, mais titubant, retomba à genoux se prenant la tête à deux mains et gémissant de douleur. Elle tendit la main en direction du lit, sans doute pour s'y agripper et par réflexe la vétérane attrapa la main... Encaissant de plein fouet un déluge d'images, de pensées, d'émotions.
Elle se vit dans une maison à discuter et rire avec une vieille femme qu'elle aimait d'un amour profond et qui l'aimait tout autant. Elle se vit face à un colosse en armure de jaffa arborant un tête de faucon avec un seul oeil, la peur lui étreignit le coeur. Elle était prisonnière... Heru'Ur avait choisi la petite fille comme promise, elle ne pouvait pas fuir, elle était la petite reine de Chadlun, elle ne pouvait pas trahir son peuple...
Elle vit les terriens se disant de SG-7 arriver. Elle sentit leurs doutes, leur méfiance, elle était blessée de ressentir cette suspicion. Sauf chez l'un d'eux, Neville... Rakel sentit une bouffée d'amour l'embraser. Si elle pouvait avant nourrir des doutes sur les rumeurs, là elle avait une source de première main, Chefet était folle amoureuse de son sauveur. Elle sentit la douleur profonde de l'agent SG, la douleur née de la perte. Elle ressentit la tristesse de Chefet. Elle se vit en proposant le marché infâme à Maniel, se sacrifier pour sauver ses coéquipiers.Elle sentit la petite reine se satisfaire de la souffrance et du désespoir du chef d'équipe, juste châtiment pour son manque de confiance et de jugeote selon elle, mais il y avait la peur, la peur terrible, pour elle certes, mais aussi pour les siens. Elle savait qu'elle aussi allait droit à la mort et pourtant elle s'y rendait, résolue.Elle se sacrifierait également pour sauver son peuple. Cette peur se changea rapidement en souffrance quand elle fut mortellement blessée par le Grand Maître, catapultée comme un fétu de paille et s'écrasant comme un fruit trop mûr contre une cloison de la chambre funéraire réservée au goa'uld. Elle vécut la souffrance atroce d'être torturée par le gantelet goa'uld, le Kara'Kesh transformant chacune de ses pensées en souffrance, mais pire encore, le désespoir de voir son peuple massacré sous ses yeux. Ses amis, ses serviteurs, ceux qu'elle aimait et servait autant qu'ils la servaient et l'aimaient. La haine la submergeait maintenant, elle voulait sa revanche, elle voulait arracher le symbiote dans le cou du goa'uld et le torturer sans fin, détruire son empire, mettre à bas les Grands Maîtres.
Elle se vit dans une pièce, interrogée par un homme. Elle sentait son mépris, son ambition démesurée et son manque d'éthique, prêt à tout pour gravir les échelons, un méprisable charognard aussi lâche que sournois. Un autre le remplaça après qu'elle l'eut remis à sa place, il était pire, et n’hésita pas à la gifler quand elle lui rappela qu'elle était une reine, pas sa progéniture illégitime qu'il aimait toucher quand ils étaient seuls. Elle vit aussi l'indifférence du général Parray quand elle lui demanda de l'aide. Parray la trouvait dangereuse... Elle demandait de l'aide. Elle avait perdu son peuple, sauvé des terriens... La haine ressentie devenait de plus en plus forte. Elle se revit sauvée par son Nennou, heureuse comme une princesse de conte de fée. Elle savait qu'il l'aimait comme une fille et pas comme sa promise, mais elle s'en fichait, il l'aimait et c'était la seule chose qui comptait.
Elle se vit dans une grande salle, devant une centaine de personne, elle voyait son nouveau peuple. Elle les aimait déjà. Elle passait parmi eux, sentant leurs émotions, partageant les siennes. Ils étaient connectés à leur reine par un lien émotionnel fort, elle les aimait, et ils l'aimaient en retour. Ce petit cercle de privilégiés dans lesquels elle vit les deux gardes personnels de la jeune femme les larmes aux yeux de la voir leur sourire innocemment. ils étaient son nouveau peuple, sa nouvelle famille et elle ne laisserait personne leur faire du mal cette fois. Elle se vit regarder un homme attaché sur un chevalet de torture moderne être méticuleuse mit en pièce par des personnes en tenues médicales. Hégémonie... La haine encore une fois. La scène lui retournait le ventre, les cris résonneraient dans ses cauchemars, mais elle était une reine et une reine devait aussi voir ce genre de choses, elle était responsable de tout, sa main serrait fort celle de son prince charmant, il était son roc et sa faiblesse. La peine qu'il ressentait à la voir s'infliger ce spectacle lui faisait plus mal que la scène elle même.
Elle se vit dans un grand salon, enlaçant son prince charmant, jouant avec lui comme un père le ferait avec sa fille, partagée entre le bonheur d'être près de lui, d'avoir un père, mais triste de ne pas pouvoir être celle qu'elle rêvait d'être depuis si longtemps. Rakel avait une conscience aiguë de ce que ressentait Chefet et elles étaient effectivement dans le même bateau.

La rupture fut cette fois douloureuse, un peu comme si on lui avait arraché un morceau d'elle même, terrassant la militaire qui se retrouva affalée sur le lit auquel s'accrochait une Chefet en déroute.

"J'i... J'imagine que c'est un juste... retour des choses."

Alors que Rakel peinait à retrouver ses esprits et encore plus le contrôle de son corps, la petite blondinette se redressa péniblement. Elle regardait Rakel d'une façon peu amène. Elle était de toute évidence consciente de ce qui s'était passé et n'avait pas apprécié l'expérience.
Elle soupira profondément comme pour maîtriser un accès de colère, Rakel la sentait presque physiquement, comme si elle avait une conscience plus aiguë des émotions de la reine. Elle était en colère, elle se sentait humiliée et blessée comme si Rakel avait trahi sa confiance parce que oui, à ce moment là, elle savait de façon totalement inexplicable que la jeune femme lui avait fait confiance, qu'elle avait parié sur elle. Et de façon tout aussi curieuse, le fait de savoir ça peinait la militaire, comme si cette confiance était précieuse pour elle.
D'un geste précieux elle récupéra une serviette et épongea le sang qui maculait ses lèvres et son menton. Elle maintint l'étoffe contre son nez, l'hémorragie continuant.

"Ce n'est pas grave, vous ne saviez pas et vous ne pouviez de toute façon pas savoir. C'est juste... J'imagine que vous avez vu plus que ce que j'aurai voulu vous laisser voir. J'espère seulement que vous n'en ferez ri..."

Prise d'un violent haut-le-coeur, Chefet eut tout juste le temps de se retourner avant de vomir. Pliée en deux, elle tomba à genoux encore une fois, vomissant encore une fois puis prise de violentes quintes de toux. Rakel fut alors frappée d'un violent malaise et dut mobiliser toute sa volonté pour ne pas rendre tripes et boyaux également, les gardes et la médecin qui étaient rentrés en urgence en entendant le tintamarre titubèrent, stoppés net dans leur élan. La femme roula au sol en gémissant de douleur et répandant le contenu de son estomac avec une affreuse prodigalité. Tout se calma une fois que la crise de la reine fut passée. Werner récupéra sa protégée et l'évacua de la salle dans ses bras. Avant qu'elle comprenne se qui se passait, Rakel sentit une petite douleur dans le bras gauche ainsi qu'un "pchit"  et tout se mit à rapidement tourner pour finir par perdre connaissance... Encore.

Elle se réveilla dans un petit salon, allongée sur le canapé. Ses affaires étaient toutes là, la jeune et jolie Sandrine également. Elle attendait visiblement que la belle aux bois dormant daigne rejoindre le monde des vivants. Elle était plus guindée, distante cette fois, avec une bonne distance de sécurité entre elles deux et Tic et Tac juste derrière elle... au cas où sans doute.

"Madame Robert s'excuse de ne pas pouvoir vous raccompagner, elle est souffrante et me charge de vous transmettre ses vœux de bon retour. Elle espère que votre visite vous aura apporté les réponses que vous espériez et compte sur votre discrétion. Elle m'a chargé de vous informé que vous disposiez d'un numéro supplémentaire dans votre répertoire et que vous sauriez quand appeler. Si vous n'avez pas de question vous pouvez quitter ce pavillon en toute tranquillité, il n'y a pas d'agent ennemi qui surveille les environs."

Et tant par le ton que le regard, la plus si gentille que ça Sandrine faisait bien comprendre que pas de question serait mieux pour tout le monde.
A l'extérieur, elle se trouvait dans une rue d'un quartier résidentiel huppé. Sa voiture l'attendait là, garée comme si elle avait toujours été là.
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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Dernière Danse.   Jeu 12 Juil - 14:40

Raky, Raky, explique moi se que tu fous ici? Non parce que tout de même il y avait un monde entre ne pas trouver que Typhon représente une menace particulière, et te rendre dans les locaux pour effectuer une petite transe avec une alien qui avait une haine toute particulière pour le SGC, sans doute justifiée, mais ça ne comptait pas vraiment. Mais à vrai dire ma vie était un enchevêtrement de décisions de merde, et pourtant je ne m'en sortais pas si mal que ça. Alors une fois de plus je continuais à n'en faire qu'à ma tête, écoutant comme si tout ceci était parfaitement normal la blondinette m'expliquer qu'elle allait me servir d'intermédiaire pour partager mes pensées avec Jeff. J'aurais pu trouver ça complètement insensé mais avec tout ce que j'avais pu vivre jusqu'à aujourd'hui c'était assez difficile de trouver quelque chose capable de me déstabiliser. Je fus d'ailleurs assez surprise qu'elle pense un seul instant que je m'inquiétais pour ceux qui tuait des gens qui parfois était même des amis... A vrai dire j'appréciais beaucoup MickaËlla mais je n'approuvais pas du tout le vais qu'elle était capable de descendre n'importe qui sans le moindre remords. Soyons honnête si elle surveillait l'entrée de Typhon au moment où j'en sortirais je me mangerais sans doute assez rapidement une balle dans la tête. Elle était le chien de guerre avant d'être une personne à part entière. Je l'appréciais beaucoup, mais entre Jeff et elle, le choix serait vite fait. J'eus tout de même un petit sourire, la voir défendre Neville de cette façon me faisait penser à la manière dont je pouvais réagir avec Mathieu. Mais elle pouvait être tranquille, tant que Mathieu ou Jeff ne serait pas en danger, je n'avais aucune raison d'attaquer Typhon, ou ses propriétaires. D'ailleurs je n'ouvrirais pas le feu en premier, mais chose qu'elle pourrait sans doute comprendre je ne me laisserais pas canardé sans répondre.

En tout cas, même si je n'insistais pas, elle n'avait pas comprit ma question, je ne m'inquiétais pas de se qui pouvait se passer pour nous, mais plus de se qu'il se passerait si ça se passait mal pour elle. A voir le dévouement de ses hommes, je n'étais pas sûre qu'il apprécie si la reine se retrouvait blessée par ma faute... Qu'importe, je n'allais pas insister, pour être honnête celle solution ne me convenait déjà qu'à moitié, mais c'était la seule façon de pouvoir communiquer avec Jeff, aujourd'hui. Et pour être honnête pas sûre qu'une occasion comme celle ci se représenterait, après tout si je commençais à faire des aller retour entre le SGC et les locaux de Typhon ça passerait pas inaperçu. Ca me faisait mal au coeur, j'aurais aimé le prendre dans mes bras une dernière fois, lui dire que je l'aimais, que j'étais désolé. Désolé pourquoi? La liste était longue... Alors qu'elle laissait entendre que ma santé mentale pouvait en patir, j'eus presque envie de rire, ils n'étaient peut être pas si bien renseigné que ça, vu l'état dans lequel elle se trouvait, ça serait assez difficile de faire pire... Quoi qu'il en soit je secouais la tête pour refuser l'idée du contrat, moins on laisserait des traces plus ça m'arrangeait, et soyons honnête un contrat n'arrêterait rien si une guerre était déclenchée.

"Croyez moi, je ne suis pas assez stupide pour parler de toute ceci à qui que se soit." Pas même Mathieu, toujours le même refrain, il me tuerait." Et je ne me fais pas d'illusion sur les gens au pouvoir, je n'ai vraiment pas envie de finir au fond d'une cellule à voir mes collègues sous un autre jour..."

Il n'y avait qu'à voir comment ils traitaient ceux qui avaient pourtant tant fait pour eux, juste pour un refus... Mais à vrai dire je ne servais pas ses gens, mais la république, je croyais en mon pays, en tout cas je m'efforçais de croire que des jours meilleurs arriveraient. Je suivis les infirmières qui m'accompagnèrent vers un lit situé près du caisson de Jeff, je ne le quittais pas des yeux, me disant que si je n'avais pas perdu mon temps à aller me bourrer la gueule avec Jill j'aurais peut être pu éviter ça. Franchement qu'est ce que j'avais pu être conne, mais pour être honnête il m'avait brisé le coeur. 9 mois que je m'attendais à avoir des nouvelles, vérifiant mes mails chaque jour, m'enfermant dans une routine consistant à ne me laisser que le minimum de temps libre possible pour ne pas avoir à penser, ne pas avoir à m'inquiéter, et au final me faire rejeter comme ça alors qu'au final j'avais des raisons d'être en colère m'avait fait craquer. Une faiblesse de plus, mais même si j'aurais aimer dire que j'étais forte, je l'étais pas vraiment, plus vraiment en tout cas. En tout cas j'étais de bonne volonté j'acceptais même le sédatif, au point où j'en étais, autant continuer sur ma lancé. La piqure me fit grincer des dents, ce n'était pas parce que j'avais l'habitude que ça ne me dérangeais pas...

Le sédatif était a effet rapide, même si j'étais encore consciente, je sentais un léger flottement qui donnait une étrange dimension au rituel qu'effectuait Chefet. Visiblement ce n'était pas le moment le plus agréable de la journée pour elle, la mixture semblait dégueulasse, et semblait avoir des effets plutôt néfaste, elle souffrait, il ne fallait pas être un génie pour le savoir. Mais alors pourquoi s'infligeait elle ça? Au final j'aurais pu revenir, ça aurait été plus simple pour tout le monde, et vu les ressources de Typhon j'étais persuadée qu'ils auraient pu faire tout ça sans que personne ne s'en aperçoive, quoi que se n'était pas si simple que ça pour moi de disparaitre avec un Mathieu qui n'était plus totalement prit par le boulot. En tout cas vu la souffrance qu'elle semblait subir, je pris comme un devoir de lui faciliter la tâche, essayant de me concentrer sur les sentiments que je voulais communiquer à Jeff, gardant une respiration calme et régulière.

Nous étions a présent seul dans cette pièce, j'allais fermé les yeux lorsqu'une sensation très gênante apparu. En quelques secondes je sentis mon corps se raidir et mon dos se cambrer d'une douleur qui n'était pas la mienne avant qu'elle ne disparu pour laisser place à une tristesse encore plus terrible que la mienne, j'avais l'impression que son poids pesait tellement lourd que je m'enfonçais dans le lit. Je devais penser aux sentiments que je voulais transmettre? J'étais sensée faire comment alors que ceux que je recevais m'agressais. Mais si je partageais quelque chose c'était sans doute mon inquiétude, celle ressentis lors de ma petite "chasse à l'homme", mon soulagement en le voyant, et sans aucun doute ma tristesse lorsqu'il m'avait balancé sa bague, qui ne me quittait plus depuis. Mais si il en avait douté, il ne pouvait plus le faire, je l'aimais, je l'aimais bien plus que j'aimais ma vie, sinon je serais pas ici, soyons honnête. Puis rapidement je sentis qu'il me repoussait, et ça je ne pouvais pas le concevoir, il s'imaginait un seul instant se que j'avais subis pour arriver jusqu'ici? Ma tristesse m'envie, et je sentais celle de Jeff qui lui faisait écho, j'avais l'impression que cette peine ne pourrait jamais s'effacer qu'elle était en train de me ronger de l'intérieur. Puis l'écho semblait disparaitre, je me retrouvais de nouveau seule, avec mes doutes et mes propres démons.

Quand je pu enfin ouvrir les yeux, je sentais les larmes couler sur mes joues, je n'avais pas bougée, j'étais allongée dans ce même lit et je sentais mes yeux me brûler, mais rien de plus, et encore c'était assez récurrent, à force de pleurer... Quoi qu'il en soit Chefet avait raison, j'allais bien, et même mentalement ça aurait pu être pire, je savais que Jeff me cachait quelque chose, mais à la limite ce n'était presque pas réellement étonnant je m'en doutais depuis longtemps, même si l'expérience avait chassé l'idée que se puisse être une autre femme, à moins que je me trompais, l'amour pur quelqu'un n'empêchait en aucun cas d'aimer quelqu'un d'autre. Je transpirais à grosse goutte et pourtant tout ça n'avait pris que quelques minutes. Je commençais à reprendre mes esprits lorsque je vis Chefet à terre, dans un état plus que minable, si j'avais rien subit on ne pouvait pas en dire autant de la petite reine. Cette fois je comprenais encore moins pourquoi elle s'était imposée tout ceci pour moi, elle ne me connaissait pas, et je ne voyais pas se qu'elle pouvait y gagner. La voyant avoir du mal à se redresser je saisis sa main pour l'y aider, et décidément se fut la pire idée de la journée...

Je sentis un tas de souvenir qui n'était pas les miens et que pourtant je vivais comme si c'était le cas, je ressentais tout ce qu'elle avait pu ressentir à travers sa vie, c'était une sensation affreuse, j'avais l'impression que mon estomac était en train de se taper une petite virée à disneyland. Je ressentais qu'elle n'avait pas mentit en disant savoir se que je ressentais, je ne le devinais pas, je le vivais. Mais ce n'était presque rien par rapport à la détresse que je ressentais lorsque je vis mon peuple se faire massacrer. Ce sentiment de vivre la vie de quelqu'un d'autre était juste affreux, j'avais envie de crier, et à vrai dire je n'étais pas capable de savoir si j'avais réellement crier ou si c'était juste dans ma tête, ma tête qui allait d'ailleurs exploser, je ressentis à quel point Parray avait été odieuse, à quel point l'équipe dirigeante avait été cruelle avec une gamine, et à nouveau cet amour, celui qui me rappelait celui que portait à Mathieu. Puis un autre amour, celui qu'elle ressentait sur mon peuple, avant qu'une haine qui prenait echo chez moi, une haine profonde pour Hégémonie, puis de nouveau cette amour, et ce sentiment affreux que je connaissais trop bien, celui d'être complètement déchirée par ce que l'on ressentait pour quelqu'un en sachant que malgré tout l'amour qu'il nous portait ces sentiments ne seraient jamais réellement partagé. Puis un nouveau cri, et cette fois je savais qu'il ne raisonnait pas que dans ma tête tant même mes cordes vocales me faisaient souffrir.

Ma tête hurtai l'oreiller alors que j'avais du mal à reprendre mon souffle. C'était quoi ça ! J'arrivais à peine à bouger, cette fois je souffrais physiquement, je souffrais de l'épreuve, je souffrais de la colère que je pouvais ressentir de la part de Chefet, je me sentais aussi en colère, sois disant que je ne risquais rien, croyez moi, autant qu'elle je regrettais cette expérience. J'observais Chefet comme si je m'attendais à revivre cette affreuse expérience une nouvelle fois, sentant la nausée prendre le dessus je me laissais une nouvelle fois tomber en arrière, me tortillant sur le lit essayant de garder contenance puis une douleur dans le bras m'offrit le cadeau du néant.

A mon réveil je me trouvais dans un salon, visiblement Typhon entier était construit de manière à se sentir à l'aise. Bon à l'aise si on mettait à l'écart la blondinette que j'avais menacé ce matin qui me regardait dormir. Le réveil était difficile, même si les sentiments terribles ressentis durant la journée s'éloignait je me sentais mal, je souffrais physiquement, et mentalement. Je n'avais pas envie de lui parler et heureusement elle non plus visiblement. Si j'avais des questions? Non meuf j'avais eu trop de réponses à des questions que je ne me posais même pas, suffisamment pour la journée en tout cas. Je pris sur moi pour me lever, les talons c'était clairement de trop, je les retirais et me levais. Tic et Tac réagirent rapidement, pourtant j'avais du mal à croire que j'avais l'air terrifiante dans cet état.

"Souhaitez lui un prompt rétablissement, et remerciez la de ma part."

Puis sans attendre mon reste je pris la direction de ma voiture.

Arrow chez Mathieu et Rakel

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