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 Lâcher prise (libre)

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Rakel Peleonor
MessageSujet: Lâcher prise (libre)    Jeu 6 Sep - 9:36

J'avais passé la nuit à rouler, et pour une fois pas spécialement rapidement, je m'étais même arrêtée à plusieurs reprises, il faut dire que par moment je voyais à peine la route à force de pleurer. Merde je pensais que j'avais réussis à m'en sortir, j'arrivais à afficher un putain de sourire et même à me persuader que tout allait bien, mais c'était faux. J'avais arrêté de prendre des médicaments, j'avais appris à me satisfaire de cette vie que Mathieu m'offrait même si ce n'était pas réellement ce que je souhaitais, mais au final, je me rendais compte que même si j'avais presque fantasmée cette vie, elle ne me convenait pas. Il me manquait. Bordel je devrais me foutre dans un fossé pour avoir des pensées pareilles, il m'avait trahit, il m'avait brisé, et peu importe ses raisons ce n'était pas pardonnable, moi j'aurais été capable de n'importe quoi pour être à ses côtés, ce n'était pas son cas. Et ne sortez pas comme excuse qu'il essaye de me protéger, c'est ridicule, j'avais toujours survécu, au pire comme au meilleur, hégémonie et personne d'autre ne m'avait fait peur, la petite souris n'était pas si fragile. Je le savais pourtant je devais passer à autre chose, je l'aimais, mais j'essayais clairement d'éviter de formuler une telle chose à voix haute, c'était trop douloureux. Je revoyais son regard froid posé sur moi, je pouvais lire dans ses yeux qu'il essayait de savoir si il pouvait m'arracher l'arme des mains, je me demandais si il avait vu dans mes yeux que jamais je ne pourrais tirer. Merde si je l'avais laissé rentré avec nous après qu'il m'avait avoué sa trahison, ce n'était pas pour lui tirer une balle dans la tête dans mon salon.

J'avais finis par réussir à reprendre le dessus, je pouvais accuser la fatigue, mais en faite j'avais réellement la rage, une rage qui me bouffait depuis des mois. C'était mauvais, mais je ne pouvais pas faire autre chose, peu importait ce que disait les gens qui m'entourait, ça n'avait pas d'importance, je n'avais pas perdu la guerre j'étais toujours debout, la seule différence, c'était que je n'étais plus la même, peut être que je regrettais une bonne partie de mon passé, mais on ne pouvait pas le changer. Les choses auraient été différente sans le décès du père de Matt, ou peut être si j'avais pris des jours de repos pour l'accompagner, si je n'avais pas été là ce Noël. Je ne pouvais pas regretter ce qui s'était passé ce jour là, après tout si ce n'était pas arrivée je n'aurais pas eu Mathieu dans ma vie, il était sans doute la plus belle chose qui m'était arrivée, le seul qui ne m'abandonnerait jamais. Il était même difficile pour moi de me souvenir de la personne que j'étais en arrivant, je ne sais pas si c'était une bonne chose ou non, après tout j'étais une idiote quand j'étais arrivée, pas sûre que se soit beaucoup mieux maintenant.

Quoi qu'il en soit j'étais rentrée sans un bruit même si j'étais persuadée que Mathieu était en train de faire son sport quotidien, mais j'avais sans doute une mine effroyable, je ne voulais pas qu'il me voit dans cet état, mes yeux étaient rouges et ma peau couverte de petites tâches rouges à force de pleurer. Je n'avais même pas pris la peine de me changer, je m'étais allongée ainsi en robe, avec le reste de mon maquillage qui avait coulé sur mes joues. Ce ne fut qu'après plusieurs heures de sommeil agité que je finis par réussir à me lever et prendre une douche. Appuyée sur ma fenêtre j'observais Gavroche qui broutait au fond du jardin dans l'enclos que lui avait construit Mathieu. Finalement je décidais d'enfiler un vieux jean et passais dans le garage pour attraper ma selle et son licol, j'avais envie de faire un petit tour, tout en évitant Mathieu, je n'avais pas le courage de le voir pour le moment. Gavroche fut ravi de me voir arriver, hennissant en approchant de ses lourds pas. Je ne pris pas longtemps pour le préparer, et je grimpais sur son dos, prenant la direction des sous bois qui longeait la ville. Le seul soucis étant qu'avec la taille du monstre que je montais je devais sans cesse me baisser pour éviter les branches les plus basses. Mais qu'importe, je savais que plus loin se trouvait une prairie où je pourrais enfin galoper, sentir ce sentiment de liberté que j'avais en selle. Je sentais les mouvements du cheval, son souffle, et à cet instant j'essayais de me vider la tête, et ça fonctionnait plutôt bien.

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