La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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  Tu seras obligé d'abandonner ce qui te sera le plus cher ; c'est la première flèche

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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Tu seras obligé d'abandonner ce qui te sera le plus cher ; c'est la première flèche   Jeu 12 Juil - 15:18

Ce n'était qu'une fois dehors, sans doute à cause du béton chaud sous mes pieds que je repris un peu plus possession de mes moyens, ce que je venais de vivre n'était pas possible, enfin pas plus que de se balader dans l'univers à travers un anneau géant. Je sortis mes clés, ma voiture était là à m'attendre devant la porte comme si c'était ici que je l'avais garée ce matin. Il ne me fallut pas longtemps pour que je me glisse à l'intérieur de ma voiture balançant mon sac et mes chaussures sur le siège passager, avant de démarrer en trombe, quittant Marseille à tombeau ouvert. Je me fichais pas mal des accès de vitesse, à vrai dire ma voiture avait toujours été au nom de mon père, je l'avais eu avant d'avoir mon propre permis, et je la conduisais déjà, une autre preuve qu'il passait tout à sa fille unique chérie. Qu'importe il ferait sauter les prunes si il y en aurait, de toute façon je n'étais pas en état de ralentir ou de réfléchir. D'ailleurs en parlant de ne pas réfléchir, j'avais pris la route de Paris, je voulais rentrer à la maison et il me fallut plusieurs dizaines de kilomètres pour que je me rende compte à quel point c'était stupide. Qu'est ce que j'irais faire dans un appartement vide dont je n'avais même plus les clés? J'avais dis adieu à mon refuge. Je récuperais donc la direction du SGC, non pas du SGC, les pensées de Chefet me rendait pour le moment cet endroit trop inhospitalier.

Je n'avais pas réellement d'autre choix, la maison de Mathieu. Ce n'était pas une bonne idée, je savais que j'aurais du mal à échapper aux questions, et je n'avais pas la force d'y répondre. Etrangement je trouvais que le chemin de Marseille jusqu'à Figeac fut incroyablement rapide, peut être parce qu'on ne voit pas les distances de la même façon lorsque l'on roule à 180km/h. Je me forçais à ralentir à l'approche de la maison, je ne voulais pas attirer l'attention de Mathieu. Je garais la voiture dans la cours, ne prenant pas le temps de la mettre au garage, j'abandonnais d'ailleurs le sac sur le siège, prenant tout juste le temps de récupérer l'Iphone. J'ouvris la porte, et je n'avais jamais été aussi rapide de ma vie pour traverser un lieu, je montais les marches 4 à 4, manquant de l'étaler de tout mon long, me rattrapant de justesse avant de m'enfermer dans ma chambre. Je tremblais, j'étais incapable de savoir si ces tremblements venaient de reprendre, ou si ils ne s'étaient jamais arrêtés. Je tentais de fermer doucement la porte de ma chambre, mais elle claquait. Le téléphone vola sur le lit alors que je me battais en vain pour ouvrir cette foutue robe. Qui est le con qui a eu l'idée de coller les fermetures des robes dans le dos? A vrai dire je finis par abandonner de toute façon mes mains tremblaient trop pour réussir quoi que se soit.

Je me précipitais dans la salle de bain qui formait la suite parentale de ma chambre. J'avais une mine affreuse, le peu de maquillage qui me restait avait coulé sans doute que j'avais encore pleuré dans la voiture, je ne me souvenais plus. J'ouvris l'eau de la douche et me glissais sous le jet froid, voir même gelé avant de me laisser tomber sur le sol. Le tissus de ma robe se collait à ma peau et la douche à l'italienne était en train de remplir la salle de bain d'eau mais je m'en foutais pas mal. Mes dents claquaient à cause du froid mais je reprenais enfin un peu de contenance, enfin j'arrivais à chasser les pensées qui envahissaient ma tête.

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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Tu seras obligé d'abandonner ce qui te sera le plus cher ; c'est la première flèche   Dim 15 Juil - 19:36

C'était un film qui se jouait dans ma tête, pas le petit téléfilm qui passe le dimanche après midi sur M6, disons plutôt la trilogie du seigneur des anneaux version longue. Ce n'était pas simple de se battre avec ses souvenirs, ses sentiments mais lorsque ceux de quelqu'un d'autre vous agresse ce n'était guère possible de ne pas devenir cinglée. L'eau froide coulait sur mon visage, sur mes cheveux, imbibant la petite robe et mes sous vêtement j'étais totalement trempée, et l'eau froid réussissait à me faire revenir à la réalité, à faire la différence entre ce que j'étais et ce que Chefet était. Difficile de dire combien de temps j'étais restée sous le jet glacé, mes dents s'entrechoquaient violemment, des frissons parcouraient mon corps, et pourtant j'avais l'impression de ne plus ressentir le froid. J'étais amorphe, repensant à se que j'avais vécu, cette façon que Jeff avait eu de me rejeter, sérieusement je m'étais imposé tout ça pour ça? Je ne pouvais plus mettre en doute les sentiments, je les avais ressentis au plus profond de moi, mais d'un côté j'étais vexée, vexée qu'il préfère me mettre de côté quitte à me faire du mal plutôt que d'affronter la tempête avec moi. C'était con mais j'étais partie en enfer pour Mathieu, et c'était ça l'amour jamais je n'aurais choisis cette solution, jamais je ne l'aurais mis de côté, j'aurais même préféré prendre trois billets pour la Jamaïque même si ça signifiait plus jamais remettre les pieds en France, du moment qu'ils étaient là j'étais chez moi. C'était peut être ça le problème, ce n'était peut être pas si simple que ça de devoir partager la personne que l'on aimait, mais ma décharge, jamais Mathieu ne sera réellement une menace pour sa place...

Se fut péniblement que je me redressais, les muscles étaient engourdis par le froid, visiblement j'étais sous ma douche depuis plus longtemps que je l'imaginais. Une fois devant le miroir je pus découvrir mes lèvres qui avaient pris une jolie couleur bleuté, je tremblais de tout mon être, et le peu de maquillage qui me restait avait fini de couler, mais voyons le bon côté, je ne pleurais plus. Pour l'instant. Le sol autour de moi ressemblait à celui d'une piscine public, une énorme flaque d'eau semblait me suivre à la trace, un peu logique vu que ma robe dégoulinait sur le sol. Se fut avec difficulté que je réussis à faire glisser la fermeture éclair de ma tenue la laissant glisser à mes pieds. Attrapant une lingette je retirais le reste de maquillage qui maculait mon visage avant de m'observer dans le miroir. J'avais l'air pitoyable, elle est belle la France avec des sous off' dans cet état. Avant de retirer mes sous vêtements, j'enroulais mes cheveux dans une serviette, j'étais en train de me réchauffer et les gouttes qui coulaient dans mon dos commençaient à être réellement agaçante, mais toujours pas autant l'absence de l'anneau autour de mon doigt. Je retirais ma serviette de mes cheveux avant de les brosser, essayant de retirer un maximum d'eau qui les imbibait avant de m'observer dans le miroir.

*Tu t'attendais à quoi ma pauvre fille.*

Mes lèvres reprenaient leur couleur naturelle, alors que mon estomac grognait. J'avais faim, je n'avais pas mangé depuis la veille au soir. J'avais tellement espéré voir Jeff, enfin pas de cette façon... Je récupérais dans ma chambre la chemise de Jeff que j'enfilais avec un shorty noir, bien moins sexy que ma tenue de la journée, mais de toute façon à cet instant je ne voulais qu'une chose, m'écrouler dans mon lit. Et pourtant se fut en plein milieu de la pièce que je me laissais tomber sur les fesses. Le parquet me semblait chaud par rapport à mon corps, sa couleur crisé, qui contrastait avec les poutres couleur bois donnait un aspect chaud à la pièce, c'était agréable, et pourtant mon appart' me manquait, il avait été mon refuge depuis si longtemps, son vieux parquet, les moulures au plafond, ces murs blancs parce que je n'avais jamais pris le temps de les peindre, son petit balcon Haussmannien d'où j'aimais observer l'agitation dans la rue, surtout celle de ce petit bar qui servait des mojitos à se damner. Ici j'étais au milieu de nul part, cette maison n'avait aucune histoire, elle avait juste mes meubles que j'avais fais ramener durant la mission. Mathieu avait tout installé pour moi. Il était parfait ce mec, et il ne serait jamais le mien, et même si c'était le cas je n'arriverais pas à être heureuse sans Jeff. Pourquoi la vie était si compliquée? J'observais la pièce, tout était là pour que je me sentes chez moi, et à cet instant j'étais contente de ne pas avoir à rentrer au SGC. J'avais bien sûr conservé mes quartiers au SGC, j'en aurais besoin si j'étais d'astreinte, mais il y restait le minimum, mes tenues militaires, une tenue de sport, mais toujours celle du SGC, accroché au mur des photos de Jeff et moi que j'avais d'abord arraché avant de les remettre, à cet instant je n'avais ni le coeur à les enlever, ni à les emmener avec moi.

Des questions qui me hantait depuis si longtemps et que je n'avais jamais posé commençaient à m'agresser, presque de manière physique, parce que j'avais l'impression que jamais je n'aurais de réponses. Dans la pièce à côté se trouvait mon canapé, ma télé, bref, la plus part de mes meubles, ceux que je n'avais pas voulu ramener étaient partis chez mon père. Etrangement se fut à cette pensée que mon téléphone se mit à vibrer. Un léger coup d'oeil me fit pousser un soupire. Mon père, forcément, sois j'avais croisé une patrouille avec un radar qui avait volontairement choisis de ne pas m'arrêter soit il voulait remettre en question ma décision de vendre cet appart. Je n'avais besoin de personne pour remettre en question mes choix, je le faisais déjà bien assez moi même et non je ne changerais pas d'avis. Et pourtant lorsque j'avais dis que je m'installais chez Mathieu mon père n'avait même pas cherché à caché son bonheur, presque autant que lorsqu'il avait su pour mon divorce. Les mecs c'est trop con, ça ne comprend rien, il n'avait jamais apprécié Jeff, trop grande gueule, pas assez gradé, il n'avait pas fait les choses comme il fallait à ses yeux, et encore si il savait la vérité...

Remarque peut être qu'il la savait c'était bien ça le problème. Téléphone à la main j'attendais que l'appel bascule sur messagerie, et sans jeter un coup d'oeil au message qui venait d'apparaitre pour indiquer que je devais consulter ma messagerie, passant directement à l'album photo. Des semaines que je me disais que je devais les supprimer, je n'aurais même pas dû les remettre lorsque j'avais initialisé mon nouveau téléphone... Je passais les photos, d'abord les dernières faites avec Mathieu, j'avais de la chance de l'avoir, peu importe les tempêtes que nous avions traversé il avait toujours été là pour moi, les suivantes étaient plus douloureuses, plus ancienne aussi, les dernières datant de la dernière permission de Jeff...

Je glissais sur le sol et attrapait le plaid tout doux qui trainait sur le lit m'enroulant dedans, je me laissais tomber sur le sol, observant le plafond. Bien sur il y avait mon lit mais à cet instant dans ce lit je ne voyais que des souvenirs qui m'agressaient, je revoyais les vacances que l'on avait passé à Paris avec Jeff, enfin à Paris c'était un grand mot, les moments où l'on avait quitté ce lit se comptaient sur les doigts de la main. Pourquoi je l'avais ramené? J'aurais du me faire livrer un nouveau matelas ici, un nouveau lit, et merde j'aurais du changer tout mon mobilier, ça aurait été tellement plus simple. Pourtant la règle était tellement simple, pas de mec chez moi mis à part papa. Quelle conne ! J'observais le plafond avant de passer mon plaid sur ma tête et de fermer les yeux.

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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Tu seras obligé d'abandonner ce qui te sera le plus cher ; c'est la première flèche   Mar 17 Juil - 16:10

Le réveil fut difficile, à croire que je venais de me taper une nuit de plusieurs jours, et à même le sol, c'était une très mauvaise idée. J'étais courbaturée, je souffrais d'un mal de tête qui aurait fait s'arracher la tête à presque n'importe qui. Du regard je cherchais mon sac à main, j'avais toujours des anti douleurs qui trainaient dedans, oui de toute évidence mon sac à main était une véritable pharmacie pour toxico... Sauf que je l'avais oublié dans la voiture. Je poussais un soupir qui me tira une grimace mon dos ne me pardonnerait pas de si tôt une journée et une nuit pareil. Je repris un peu de contenance, et me jetais sur mon téléphone, je sais pas se que j'espérais, mais les seuls appels en absence étaient ceux de mon père. Levant les yeux au ciel je consultais ma messagerie, soit disant mon père s'inquiétait. Lui qui trouvait Mathieu si parfait durant toute la durée de mon mariage commençait à trouver suspect que je m'installe chez lui. Les mecs sont juste incapable de savoir se qu'ils veulent... Quoi que concernant mon père j'avais ma petite idée, et ça se jouait à base de ceinture de chasteté et de clé perdue... Le quatrième message pestait contre l'agent immobilier qui l'avait contacté pour venir signé un compromis de vente, donner procuration à mon père n'était peut être pas la meilleure de mes idées, mais il était à la retraite, il était sensé avoir le temps... Ca c'était encore un truc de mec, ce bien m'appartenant, j'en étais l'unique propriétaire et pourtant il trouvait qu'il avait son mot à dire. C'était totalement déçue que je consultais les autres messages qui étaient du même domaine, me reprochant de ne pas avoir la décence de lui répondre, comme si j'avais que ça à faire... Tout en attrapant la gourde d'eau qui trainait près de mon lit et la vidant d'un trait je demandais à Siri de le rappeler. Il avait à peine décroché que les mêmes reproches fusèrent...

"Ecoute je viens de me lever et je..."

Je crois que c'était la phrase de trop, et je le compris quand il me balançait qu'il était 13h et que j'aurais du être levée depuis longtemps. Et bah il y avait bien longtemps que je n'avais pas fait une telle nuit, enfin naturellement je veux dire, sans être shooté en HP... Je me frottais les yeux accusant les reproches les uns après les autres, en me rendant dans la salle de bain, qui avait des allures de scène de crime. Ma robe détrempée et mes sous vêtements se partageaient le sol avec des serviettes et des flaques d'eau froide. Je jetais un coup d'oeil accusateur à mon reflet dans le miroir, me servant de mes pieds pour trainer les serviettes histoire d'éponger les flaques d'eau, avant de tout jeter dans le bac à linge sale, parce que oui ici il fallait que je fasses moi même mes lessives, cette idée me tirait une grimace, à Paris j'avais une femme de ménage, obligé pour conservé une propreté correcte lorsque je ne venais pas durant des mois, et au SGC il y avait la blanchisserie. Bon les reproches sur le faite que j'agisse comme une gamine venaient de laisser place à ceux comme quoi j'étais totalement irresponsable et qu'il avait toujours su qu'on ne pouvait pas faire confiance à Jeff. Je voyais rouge, mais je ne disais rien, tous les gamins du monde savent que c'est le genre de combat que tu ne peux pas gagner, qui oserait porter un coup à son propre daron? Cependant ma mâchoire qui se contractait prouvait que ma patience était en train d'atteindre ses limites...

"Tiens tu fais bien de parler de Jeff, je peux savoir où se trouve la moto ? Nan mieux tu la fais envoyer chez moi steuplait. Non pas à Paris, t'es sérieux? Et puis non ça ne te regarde pas pourquoi je veux la récupérer, je la veux c'est tout. Et va signer ce foutu compromis, j'ai pas envie de me taper la route pour le faire moi même, de toute façon tu ne me feras pas changer d'avis, je veux changer de vie, et je le ferais que tu le veuilles ou non. Bonne journée papa je t'aime."

Il était encore en train de protester lorsque je pressais le petit bouton rouge qui mit fin à l'appel. C'était incroyable, j'approchais des trente ans et il agissait toujours avec moi comme si j'en avais 15. Bien évidement il allait tenter de me rappeler mais je venais de passer le téléphone en mode avion avant d'observer le numéro qui avait été rajouté dans le répertoire. Et comment j'étais censée savoir quand il faudrait appeler. Et pourtant j'en aurais envie. Jeff. Si Chefet savait se que moi j'avais pu savoir sur elle c'était clairement qu'elle savait que je reviendrais. Le sourire restait toujours le même, Jeff/Mathieu, Mathieu/Jeff, mon coeur était déchiré en deux, je ne pouvais abandonné l'un au profit de l'autre, et pour le coup je n'étais pas sûre que Mathieu me suivrait... Si seulement j'avais pu lui parler, mais d'un côté je savais que ce n'était pas ce qu'il voulait, il ne voulait pas de moi auprès de lui c'était d'ailleurs pour ça qu'il m'avait repoussé que se soit au SGC ou dans son propre esprit. Qu'est ce que je pouvais être idiote. Et pourtant je n'étais pas du genre à abandonner je voulais savoir se qu'il se passait, j'en avais marre de toujours être tenue à l’écart de la part de tout le monde. A croire que j'étais une pauvre petite chose fragile qu'il fallait à tout prix protéger...

De toute façon, aujourd'hui ou demain je ne pourrais rien faire, Chefet avait dit 3 jours, il en restait 2. Et encore si tout se passait bien. J'attrapais la télécommande de la station musicale et la voix d'Amir raisonna dans la pièce, vu l'heure aucune chance que je ne dérange Mathieu, d'ailleurs j'étais un peu étonnée qu'il ne se soit même pas inquiété, mais qu'importe. Je finis sous la douche, et nue cette fois, d'ailleurs ce n'était pas la seule chose qui changeait, cette fois se fut avec de l'eau chaude, pour détendre mes muscles endoloris. La voix du chanteur raisonnait autour de moi. A cet instant je me sentais minable, je me rappelais d'une citation que j'avais écris sur mes cahiers lorsque j'avais l'impression que rien n'irait plus jamais bien « Le diable m’a chuchoté à l’oreille : « Tu ne pourras traverser la tempête. ». Aujourd’hui, j’ai chuchoté à l’oreille du diable, « Je suis la tempête. ». Oui j'étais la tempête, j'étais peut être dans un sale état à cet instant, mais qu'importe, j'allais reprendre le dessus, je l'avais toujours repris. Je n'étais pas une pauvre petite chose, il était temps de le prouver. Je sortis de la douche, cette fois je tressais mes cheveux en tresses de boxeuse, enfilant un jean et attrapant mon téléphone pour le remettre dans la biosphère des réseaux 4g pendant que j'attrapais ma veste en cuir noire et rouge, ainsi que mon casque aviateur (quoi de plus logique) Harrisson, ceux que j'utilisais à chaque fois que je montais derrière Jeff avant de les fourrer dans un sac à dos. Le titre suivant se mit à jouer où la chanteuse ne cessait de répéter qu'il ne "fallait pas". ¨Pas faux, il fallait pas me mettre de côté, ils auraient du le savoir. Mathieu, Jeff, le vieux, mon propre père, je savais qu'il y avait des choses qui se jouaient, des choses qui me concernaient de près ou de loin sans que l'on accepte de me dire quoi que se soit.

Un bip reconnaissable annonçait l'arrivée d'un message, j'attrapais le téléphone m'attendant presque à quelque chose d'intéressant, mais pas réellement, mon père m'envoyait gentiment chier, si je voulais la moto j'avais qu'à venir la chercher. Si il croyait réellement que c'était ce qui allait m'arrêter, c'est qu'il ne me connaissait pas. Du répertoire j'allais composer le numéro de papy, j'étais quasiment sûre que le vieil homme ne me laisserait pas tomber mais je laissais tomber mon geste. Il y avait ce petit truc qui me dérangeait, cette réflexion que je m'étais faites plusieurs fois depuis que Jeff avait quitté le SGC, ce petit truc qui me chatouillait. Je glissais mon téléphone après avoir envoyé un message à l'agent immobilier, je passerais dans la journée signer en personne et sur le site de la SNCF j'achetais un billet aller simple direction Paris qui devait partir d'ici 2h, ok j'allais arriver tard à Paris mais qu'importe, vu la commission de la vente l'agent immobilier attendrait. Je jetais mon sac à dos sur mes épaules, Raky c'est une très mauvaise idée, mais qu'importe, je devais avoir des réponses. La musique se coupait alors que le Bluetooth de l'appareil n'était plus capté. Cette baraque avait des murs épais une véritable horreur pour le réseau wifi. Je jetais le sac sur le canapé avant de glisser dans la cuisine ultra moderne, piquant dans la corbeille à fruit une pomme. A cet instant je me rendis compte que je mourrais de faim, ça faisait plus de 30h que je n'avais rien avalé, et c'était loin de mon rythme habituel. J'ouvris le frigo pour me servir un verre de jus de fruit et fouinais dans les coins, sérieusement Mathieu ne mangeait que des trucs sains et équilibrés ou quoi? J'aurais donné chers pour un paquet de pépito.

"MATHIEU."

Je continuais à fouiner, décidément il fallait que j'allais faire moi même des courses, mais disons que depuis ma sortie mes journées étaient bien occupées, entre le déménagement, la mission, mes petites balades personnelles, il faudrait aussi que je retourne au SGC, même si j'avais le droit à quelques jours de repos pour récupérer de ma mission je ne pouvais pas déserté la base trop longtemps ne serait ce que pour éviter d'attirer trop l'attention sur moi.

"MATHIEU."

Sérieusement le contenu du frigo me donnait envie de pleurer, je me contentais donc d'une deuxième pomme avant de m'asseoir sur le plan de travail de la cuisine, attendant que Mathieu décide de pointer ses jolies petites fesses.

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Virgile Dante
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MessageSujet: Re: Tu seras obligé d'abandonner ce qui te sera le plus cher ; c'est la première flèche   Mar 17 Juil - 18:13

Les jolies fesses se pointèrent sous leur survet. Le grand frère rappliqua avec sur le visage une expression d'exaspération amusée. Il était couvert de sueur et son débardeur aurait bien aimé filer dans le panier à linge. Sa vengeance fut satisfaite, Rakel aurait pu s'en douter, mais ne put échapper à l'étreinte d'ours.

"RAKEEEEL!"

Elle en avait les oreilles qui résonnaient des secondes après.  Et serait sans doute bonne pour une autre douche, sans doute froide celle là par contre. Pressée contre le torse brûlant de son prince charmant malgré lui, il aurait eu un succès fou si cela l'avait intéressé, amis non, il était tout autant dévoué à sa petite soeur qu'il l'avait été à son pays et donc pas de place pour une autre personne.

"Tu sais qu'il y a un interphone dans chaque pièce pour éviter d'avoir à crier comme une poissonnière, n'est ce pas? Tu vois ma montre là? Quand tu appuies sur le bouton vert de l'interphone, je t'entends directement. C'est beau la technologie hein?"

Lui ébouriffant les cheveux il s'écarta et prit une bouteille de jus d'orange qu'il avait pressé ce matin pendant qu'elle était encore en train de flotter dans ses rêves. Contrairement à la belle aux bois dormant, lui avait un rythme de vie réglé comme du papier à musique et était debout depuis 05h ce matin et faisait du sport jusqu'à environ 14h, se douchait, puis venait la période où il ne fallait pas le déranger jusqu'à  17h, là il était complètement libre, généralement pour l'embêter ou pour préparer le repas, si possible en l'embarquant dans la préparation.

Il ne lui posait jamais de questions sur ce qu'elle faisait, ce qu'elle pensait et ce n'était pas par dédain, il avait était clair à ce sujet, il lui laissait toute latitude pour lui parler. Il ne forcerait rien et si elle voulait aborder un sujet, elle pouvait, peut importait l'heure du jour ou la nuit. Il voulait juste qu'elle évite de retaper à la vitre de la douche alors qu'il n'avait pour seule protection qu'un diaphane voile de de buée. C'était aussi pour ça qu'il avait fait mettre en place ce dispositif d'interphone au départ prévu pour les personnes âgées.
Sifflant un verre cul sec, il s'en resservit un autre et sortant un autre verre, le remplit avant de le tendre à sa soeurette et elle savait qu'elle n'y couperait pas, elle le boirait ce verre.

"Laisse moi deviner, le contenu du réfrigérateur ne te satisfait pas? C'est dommage hein? Parce que c'est tout ce qu'il y aura au menu. Ce soir, gratin de brocoli avec filet de saumon. Et arrête de taper dans les pommes comme ça. On ne mange pas entre les repas, même les pommes vont finir dans ta culotte de cheval et tu finiras avec un postérieur de jument poulinière, c'est tout juste si passeras la Porte des Etoiles!" Le vil tacle à la mâchoire. Il n'arrêtait pas de lui faire des remarques sur ses fesses, depuis le début de leur relation d'ailleurs. C'était un peu leur running gag.
il repartit sur un sujet totalement différent. "Dis moi, vu que tu es officiellement installée, que je le suis également, je me disais qu'on pourrait faire une pendaison de crémaillère. Bon, je sais qu'il y a du passif entre les abrut... tes équipiers et moi." Il sourit effrontément, la provocation étant aussi évidente que facile. "Mais je me disais que tu pourrais aimer avoir de tes amis ici un de ces soirs. En plus je ne dirai rien quand au menu, juste te rappeler avant que l'alcool et tes médocs ne sont pas bons copains."

Adossé au plan de travail, il sirotait son nectar des dieux en souriant, attendant la réponse à sa riche idée. Il n'avait pas envie que sa soeur broie du noir dans sa chambre ou parte en solitaire pendant des journées entières. Il aurait donné cher pour savoir, mais faisait plus d'effort encore pour ne pas savoir justement. Ce n'était pas forcément bien compliqué pour lui de se renseigner, mais il avait posé des limites et ne les franchissait plus depuis qu'il avait donné sa démission aussi quand il se faisait tard et qu'elle ne rentrait pas, le sac de frappe avait du souci à se faire...
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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Tu seras obligé d'abandonner ce qui te sera le plus cher ; c'est la première flèche   Mar 17 Juil - 18:55

Vous connaissez tous ce que vous ressentiez lorsque vous voyiez votre idole lorsque vous aviez une quinzaine d'année? Bah moi j'ai le privilège de savoir se que l'adolescente que j'étais aurait ressenti si son idole la prenait dans ses bras. Ca avait quelque chose de parfaitement malsain et d'agaçant, le bas de mon ventre dansait la samba pendant que j'essayais de garder mes esprits alors qu'il venait de me serrer dans ses bras. Alors l'odeur de la sueur et la peau mouillé de presque n'importe quel mec m'aurait complètement dégoûté mais là je devais presque me retenir pour ne pas baver. Heureusement ses appareils pour petit vieux eurent presque pour effet de me faire redescendre sur terre. Presque. Rien n'y arriverait réellement après ça, pas même la soirée d'hier, pas les questions que je me posais, et pas même la mauvaise humeur qu'avait installé mon père.

"Ouais mais non ça va."

Je grognais en essayant de sauver mes cheveux un minimum, j'avais un train dans deux heures, même si je savais déjà que l'idée ne lui plairait pas, mais bon c'était lui qui avait voulu qu'on aménage ensemble, il ne verrait pas tous mes aller et venu si j'étais resté au SGC. Son petit commentaire sur mes fesses me fit tirer la langue, et étrangement je trouvais plutôt pas mal finalement de devoir monter à Paris.

"On s'en fou, c'est pas comme si elle devait plaire à qui que se soit mes fesses."

Je secouais ma main devant mon visage, essayant de ne pas laisser mon mal être apparaitre. Je croquais une nouvelle fois dans ma pomme provocation ? Non j'avais la dalle.

"Et puis c'est mon petit dej, mon dej, mon diner d'hier, et ajoute mon petit dej et mon dej d'aujourd'hui, alors si c'est ça qui devait me faire grossir, je n'ose même pas imaginer se qu'il en sera des gateaux que je vais engloutir pour le diner. Parce que je dois aller à Paris, et je pense que je vais malheureusement devoir loupé ton gratin de brocoli, quel dommage, j'ai un train dans." Un coup d'oeil à mon portable."1h45 tu peux me déposer à la gare? Mon père refuse de s'occuper la vente de mon appart. Et je veux descendre avec la moto de Jeff, vu comment je pilote, ça va prendre du temps."

J'attendais l'orage vu que je n'avais pas le permis moto et que mon prof était mon ex mari, je n'avais pas été mauvaise à l'exercice, mais je n'avais jamais apprécié le bonheur des deux roues. Mais à vrai dire si il jouait les provocateurs ce n'était rien par rapport aux fois où il se mettait à agir comme si il n'était pas la terreur du SGC, à mon avis il le serait à vie. Une fois que je pu de nouveau respirer, le morceau de pomme coincé dans ma gorge ayant reprit le chemin normal, je ne pu m'empêcher de rire.

"Nan mais t'es sérieux là? Alors tu crois qu'on ne me prend pas assez pour une cinglée comme ça? Non parce que tout le monde est plus ou moins au courant pour Jeff, pas de manière officiel, mais la base c'est ragots et compagnie et tu veux que je les invite ici où je vis avec le jumeau de mon ex mari, officiellement j'entends. Je passe déjà pour la nympho de service, mais là tu pourras ajouter garce à mon CV. Quant à mes potes je sais pas trop, j'invite lequel? Celle qui s'est mangé des balles dans le dos à cause de toi? A moins que celui qui s'est mangé 3 semaines de détention sur un mal entendu soit plus indiqué, ou tiens Adam, comme ça je finirais peut être une soirée sans avoir l'impression d'être une nonne..." Je l’observais quelques instants et ma colère descendit d'un cran. C'était pas juste il avait trop de pouvoir sur moi."Je suis désolé je sais que c'était ton taf mais sincèrement j'ai pas envie de les voir ici..."

Sérieusement... Et puis ce n'était pas mes amis... Au final je ne sais pas à quel instant ma bonne humeur avait basculée mais elle avait basculée. Décidément ils avaient décidés de me pourir la vie tous les deux. mais l'avantage avec ça c'était que je me décidais de poser une question que j'avais juste après le câlin remit à plus tard.

"Pourquoi aucun de vous n'avez décidé de me faire intervenir pour intercepter Jeff? Tu sais très bien qu'il ne m'aurait jamais fait ce qu'il a fait à ces agents, vous les avez envoyez au casse pipe pour rien alors que j'étais opérationnelle, à cet instant... Tu sais j'ai bien compris qu'on me cache quelque chose... Vous êtes tous étrange. Mon père , toi qui démissionne d'un boulot que tu adore, Jeff qui pète un câble sans raison apparente. Je suis pas débile..."

J'avais terminé mon verre, et le reste de ma pomme terminait à la poubelle, et même pas au compost, ouh la vilaine fille.

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MessageSujet: Re: Tu seras obligé d'abandonner ce qui te sera le plus cher ; c'est la première flèche   Mar 17 Juil - 22:52

Mathieu fit la moue, il était "fâché". Elle trouvait un moyen de se carapater et éviter sa cuisine. C'était au moins la dixième fois qu'elle lui faisait le coup! Bon, peut être la troisième, mais c'était la même chose. Il ne sembla pas s'énerver ou s'offusquer quand elle évoqua le retour sur la moto de Jeff, mais il évoqua ce qui faisait qu'il ne serait pas d'accord.

"Je ne me rappelle pas que tu ais ton permis moto, donc revenir avec la deux roues de Jean François, aucun problème... si elle est attachée sur une remorque ou dans la une camionnette, sinon c'est niet. C'est pas un petit scooter d'étudiante cet engin, y a plus de chevaux que sous le capot de la plupart des bagnoles et ça pèse un dixième de leur poids. Par contre si tu veux je peux t'y accompagner et la descendre avec toi en place arrière, je l'ai moi ce permis. Et ce n'est pas pour te coller, je n'ai juste pas envie qu'il t'arrive un accident, chose très facile avec un pareil engin de mort! Et j'aimerai vraiment que tu sois d'accord avec ça. En plus je dois aller à Paris... Pas forcément aujourd'hui, mais je devais aller voir des contacts professionnels pour des opportunités. Faut bien payer les factures.
Après pour la crémaillère c'était juste une proposition, hein. Je ne sais pas tu aurais pu vouloir inviter Mickaella par exemple. Je ne savais pas que tu classais de L'Argentière dans tes amies. Cela aurait il à voir avec la façon dont tu as pu retrouver Jeff? Non, ne réponds pas, ce ne sont pas mes oignons. Mais si tu veux inviter des gens, saches que tu peux, je suis totalement d'accord, même ce trouduc d'Adam... Ah, j'ai pensé à haute voix là hein?...Désolé."


Non, il n'était pas désolé pour deux sous et ça se voyait à son petit sourire, il n'aimait pas ce gaillard et savait que Jean François non plus à l'époque. La façon dont il considérait Rakel comme sa chose avait tendance à l'énerver rapidement et il avait attendu ces dernières années qu'il fasse une seule bourde pour lui faire bouffer son bureau avant de le muter dans une prison saoudienne. Mais bon, on avait pas toujours ce que l'on voulait.
La suite lui avait moins plu. Rakel revenait sur le départ étrange de Jeff, sur le fait qu'elle pensait qu'on l'avait écarté et laissé faire des tueurs. Mathieu encaissa les remarques sans broncher puis prenant son temps répondit en choisissant ses mots avec attention et en essayant de garder son calme.

"Rakel, je t'ai dit et répété que je n'avais pas la main sur les opérations. On m'a partiellement tenu informé par courtoisie comme on dit dans le métier, considère qu'ils se sont foutus de ma gueule autant que de la tienne parce qu'ils m'ont raconté des salades et pour venir te récupérer j'ai fait bien plus qu'outrepasser les bornes. Je ne sais pas pourquoi ils ne voulaient pas que tu l'approches, sans doute pensaient ils qu'il pourrait t'entraîner avec lui et donc doubler leurs emmerdes ou parce qu'ils pensaient que tu pourrais le défendre un peu trop activement, avec arme si le besoin s'en faisait sentir... Je ne sais pas Rakel, vraiment. J'aimerai que tu me crois parce que je ne te cache rien, je n'ai aucune raison de te cacher quoique ce soit, surtout aujourd'hui.

Oui, je suis parti. Mais parce que je savais qu'après ce soir là je serai sans doute muté dans un placard sombre à trier des fiches inutiles sur des programmes déjà abandonnés. Comment dit on déjà? Ah oui, c'est pas vous qui me virez c'est moi qui démissionne! C'est ce que j'ai fait. Et oui c'est en partie à cause de ta petite cavalcade. Non je ne t'en tiens pas rigueur et je recommencerai si c'était à refaire. Accessoirement parlant, si tu croises Féral, au lieu de lui péter le nez ou quelques doigts, remercie le. Sans son intervention NOUS finissions en taule. Et oui tu vas le croiser encore puisqu'il a pris ma place. Au moins il y a quelqu'un en qui j'ai confiance pour veiller sur toi alors ne le casse pas!
Ton père est tout bizarre parce qu'il sait que tu étais prête à te foutre une balle dans le caisson. C'est peut être un connard prétentieux qui se prend pour Louis XIV, mais savoir que sa fille était à deux doigts de se flinguer ça lui a secoué les plumes alors depuis, oui il est un peu bizarre et ça se comprend. Quand à la raison du pétage de plomb de Jean François, je ne sais pas. Tout simplement. J'ai vu que vous vous étiez disputé dans la salle de repos, que c'était monté en mayonnaise à la vitesse grand V, mais ça rien d'étonnant avec toi, et non ne fais pas ton étonnée. Mais bon, lui aussi doit avoir l'habitude de ton caractère de mer... entier.
Je ne te prends pas pour une débile, si tu ne le sais pas encore laisse moi te le redire. Je... ne... te... prends... pas... pour... une... débile. Quoique là comme ça, ça sonne un peu comme si c'était le cas."


Il était l'incarnation de la sincérité et du grand frère protecteur... Il lui sourit et la prit dans ses bras pour la réconforter. Il n'y avait plus de Virgile Dante désormais et elle avait droit à son Mathieu rien qu'à elle, tout à elle, tous les jours... Chanceuse? P'tet bien.

"Je suppose que si je t'accompagne il va falloir que j'aille me doucher en vitesse..." Soupir à fendre l'âme. "J'imagine que tu ne me frotterais pas le dos. Tant pis, j'aurai essayé."

Oui il essayé de temps en temps de l'embarrasser, juste pour se venger de toutes les fois où elle y arrivait sans problème. Lui essuyait un four systématique mais ne désespérait pas d'y arriver un jour.
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MessageSujet: Re: Tu seras obligé d'abandonner ce qui te sera le plus cher ; c'est la première flèche   Mer 18 Juil - 0:15

Il avait ce comportement que je détestais chez lui, sérieusement, il était qui pour m'interdire quoi que se soit? De toute façon je n'avais pas réellement le choix, si je refusais ou laissais entendre que je ne respecterais pas un engagement de ne pas conduire la moto, il préviendrait sans doute mon paternel qui ferait son possible pour me coincer.

"Sérieusement t'es pas juste, je te signale que le vieux devait m'y inscrire à l'exam avant les missions, mais comment te dire, je crois qu'il va me faire mariner avec se qu'il vient de passer. Et je vois tu ne veux pas être homme au foyer pendant que je rapporte l'argent à la maison? Sérieusement tu vas pas aller bosser à Paris... Vu l'argent que va me rapporter la vente de l'appart et ce que j'ai sur mon compte, je peux prendre plusieurs années de vacances à voyager à travers le monde sans regarder aux dépenses... Enfin ça c'est la théorie, on sait très bien que le SGC ne me donneront pas de vacances, pas suffisamment pour aller dans le rouge. Et je te connais, tu dis oui et le temps que j'aille me changer tu auras enterré Adam dans un trou au fond du jardin. Laisse tombé je n'ai pas l'impression de ne pas pouvoir inviter qui que se soit, j'en ai pas réellement envie."

Un vrai loup dans sa tanière. Et après tout je les voyais bien assez durant les journées que je passais au SGC, et encore plus durant les missions. Quand à l'idée de demander de l'aide à Mathilde, elle ne venait pas de moi, contrairement à se qu'il pouvait penser, c'était grâce à lui que j'en avais eu l'idée. J'écoutais son petit discours, et pour être je voulais bien le croire, et pas que parce que j'étais capable de tout lui pardonner et de tout accepter de sa part, mais aussi parce que j'avais besoin de le croire. Concernant mon père je n'y croyais pas une seule seconde, il avait l'habitude de mon comportement borderline, et je doutais fort un seul instant qu'il m'aurait prise au sérieux, d'ailleurs pour lui même le coup de couteau dans la jambe d'Adam avait été un "petit emportement". Se fut avec un plaisir non dissimulé que j'accueillais son câlin, c'était toujours un pur instant de bonheur, celui qui précédait le moment où je me rappelais que jamais il ne serait à moi... La tête contre son torse collant, j'écoutais les battements de son coeur en me disant que j'allais probablement laisser une partie de mon maquillage sur son pauvre débardeur.

"Toi peut être, lui je suis sûre que ce n'est pas ça. Il est étrange, il me harcèle au téléphone il veut même que je retourne à la base, je sais pas, il sait quelque chose et il ne veut pas me dire quoi, je déteste ça... D'ailleurs si il t'appelle, tu ne sais pas où je suis, je ne veux pas qu'il sache que je suis à Paris, il ne veut pas que je vends ce foutu appart, je ne veux pas qu'il intervienne... Pour Jeff n'essaye pas de me faire croire que c'est à cause de cette dispute. On ne trahit pas son pays pour une fille a qui on a pas donné de nouvelles pendant quasi 9 mois et encore moins pour s'en debarasser. Tu sais aussi bien que moi qu'il y avait des moyens plus simples de ne plus me voir... Concernant Féral, je me contenterais de pas le tuer, j'ai été tazzer à cause de lui..."

Mathieu était plutôt bien placé pour savoir pourquoi je détestais l'électricité, moi qui avait l'habitude de tout bricoler, je n'ouvrais même plus le compteur au cas où un plomb sautait. Je faisais mon possible pour éviter les coups de tazzer, et autant dire que ces derniers temps ils se faisaient trop présent à mon goût, d'autant que je n'avais jamais le droit de me venger sur le responsable. Je poussais un soupir agacé, je savais que mettre mon père au pied du mur ne servirait à rien, si je tenais bien de quelqu'un mon caractère de merde, c'était forcément de lui.

"Prends des affaires pour la nuit, je vais récupérer les clés de mon appart, on dormira là bas on va arriver un peu tard pour faire quoi que se soit ce soir. Tiens on bouffera même un mac do à même le sol comme des sauvages."

Et ça c'était clairement plus une réjouissance qu'un gratin de brocoli, ça promettait d'être un confort spartiate, mais on avait sans doute connu pire tous les deux. Il suffirait de passer à auchan chercher un pneumatique. Deux, c'était mieux, histoire que je puisse dormir tranquille sans avoir l'impression d'être incandescente, parce que ce sentiment était assez commun quand je me trouvais à ses côtés. L'idée de ramener Mathieu chez moi, encore pour quelques mois en tout cas, était étrange, non pas que ça me gêne réellement, mais c'était une intrusion dans mon passé qui me donnait l'impression de laisser la porte ouverte à trop de chose. Mon père détestait Jeff, mais je ne sais pas, je le voyais presque assis à la table un dimanche après midi à discuter avec Mathieu devant de photos de moi gamine, ça avait quelque chose de flippant... Heureusement sa petite  blague me sortit de ce tourment de questions, ce n'était peut être pas le genre de provocation qu'il fallait faire, surtout me connaissant...

"Oh bah si il faut que ça pour te faire plaisir, écoute qui suis je pour te refuser ça?"

Sur ses mots je retirais mon débardeur kaki le jetant à mes pieds, et dévoilais un joli soutien gorge en dentelle noire qui remplissait très bien sa tâche et ferait baver plus d'un homme sur terre, mais probablement pas lui, en tout cas pas sur moi... J'espérais bien que sa petite blague se retourne contre lui, je m'attendais à le voir rougir et déguerpir tout en saisissant mon téléphone pour acheter un billet supplémentaire.

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MessageSujet: Re: Tu seras obligé d'abandonner ce qui te sera le plus cher ; c'est la première flèche   Jeu 19 Juil - 3:10

Et voilà, la râleuse repointait le bout de son nez. Mathieu soupira, fataliste, forçant un peu le trait du grand frère victime d'une soeur tortionnaire qui le maltraitait.
En plus comme de coutume, elle l'avait envoyé dans les cordes avec sa réponse et son débardeur prenant la clef des champs.

"Rakel, bordel de!..."

Avait il lâché en se retournant en catastrophe mû par un réflexe atavique. C'était plus fort que lui. Il avait beau essayer de lutter, vouloir donner le change histoire de lui donner une petite leçon, dès que Rakel commençait à jouer l'allumeuse ou l'effeuilleuse, c'était la panique et la fuite sans la moindre dignité... Il fila donc dans le salon, lui parlant de l'autre côté du pas de la porte, à l'abri derrière le mur. Le grand Virgile Dante avait été battu sans gloire par un débardeur.

"T'es vraiment intenable! Et pourquoi pas ta culotte pendant que tu y es?!" Silence révélateur d'un Mathieu qui comprend trop tard qu'il vient de dire une connerie.  "NON! Tu la gardes sur les fesses!"

Malgré lui il éclata de rire. La situation était toujours aussi compliqué avec Rakel et cocasse à la fois. Evidemment il ne remarquait pas qu'elle avait d'autres projets pour eux deux, pour lui c'était le comportement normal d'une petite sœur qui aguichait son grand frère pour l'embarrasser ou parce que c'était ce qui se faisait, son expérience en matière de famille étant non pas limitée, mais totalement nulle. Il avait tenté de bouquiner sur le sujet, connaître les secrets d'une relation équilibrée entre un frère et une sœur, mais avait conclu après quelques lectures infructueuses qu'on ne faisait qu'une chose certaine avec ces bouquins, perdre l'argent et du temps.

"Il me faut un travail Rakel, pas pour simplement payer les factures, mais pour faire quelque chose de mes journées, avoir l'impression de compter. Je n'ai pas envie d'être un grand frère au foyer. Mais rassure toi, le rendez vous est effectivement à Paris, mais pas le travail. Ca consisterait surtout à faire quelques voyages de temps en temps pour évaluer des infrastructures de surveillance, vérifier des dispositifs, des backgrounds... Bref, consultant en sécurité pour une société qui rêverait de m'offrir un demi million par an pour quelques voyages tous frais payés dans des lieux de rêve. Dire que je faisais ça pour dix fois moins et sans les vols en première! Nous pourrons nous consacrer tout le temps du monde ou plutôt je passerai plus mon temps à attendre que tu rentres de mission que toi à m'attendre, d'autant plus que rien ne t'interdirait de voyager avec moi avec les bons congés placés quand il faut."

Elle avait évidemment persisté sur le sujet de changement de comportement des gens autour d'elle surtout son père et Jeff. Lui ne savait pas vraiment quoi dire. Il lui avait donné son avis, le reste relevait de la supposition et il n'avait plus de ressource pour vérifier qu'elles étaient fondées. Il abandonna l'idée de sauver les miches de Féral, Rakel lui en voulait pour une raison que la logique ne pourrait aplanir... C'était son problème à présent de toute façon, à lui les joies de la gestion des programmes classifiés et gérer les gens impliqués. Au moins ne le refroidirait elle pas, enfin, sans doute pas intentionnellement. Dommage, il aimait bien Féral.

"Soeurette, je ne fais que te donner mon avis. Tu connais mieux ton père que moi. Il me semblait logique vu que contrairement à tes autres crises on est passé près de te perdre et que j'ai été très clair à ce sujet quand nous avons parlé lui et moi. N'écarte donc pas cette hypothèse d'un revers de main parce que ça t'arrange pour maintenir cet état de conflit larvé entre vous deux. Après peut être que tu as raison aussi... Je ne sais pas. Mais pour Jean François je n'ai jamais dit que c'était votre dispute qui l'a fait fondre un fusible. Le gars est connu pour être très stable mentalement, c'est même la qualité que tous ses supérieurs citent en premier donc même si tu es une casse burnes de classe olympique, je ne pense pas que ce soit votre prise de bec qui a déclenché tout ce merdier... Mais je ne sais pas ce qui l'a causé. Je n'ai plus eu accès aux dossiers de renseignement depuis plusieurs semaines déjà.

Sur ce, je vais me doucher. Sois gentille et prends moi une place à côté de toi, pas dans la soute à bagages. Quand à ingurgiter de la malbouffe, ma chère sœur indigne, tu ne pourras la fourrer que dans la bouche de mon cadavre raide et froid. Je te signale que de vrais restaurateurs et traiteurs livrent à domicile ou à emporter, je n'ai pas envie d'avaler cette merde industrielle la veille d'un entretien, ou n'importe quel autre jour d'ailleurs. Un esprit sain dans un corps sain, il n'y a que ça de vrai!"


Il fila sous la douche, non sans oublier de verrouiller la porte de la salle de bain... On n'était jamais trop prudent avec sournoise créature qu'il imaginait attendre dans l'ombre pour lui faire un mauvais coup.

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Tu seras obligé d'abandonner ce qui te sera le plus cher ; c'est la première flèche

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