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 Formages & gratins

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Jean Mevel
MessageSujet: Formages & gratins   Mer 4 Juil - 17:21

En parallèle de la mission Non Sequitur


Les yeux bien collés, Mevel renifla bruyamment tout en se passant un main sur le visage. C’est dingue comme il n’arrivait pas à décoller. Un coup d’oeil à sa montre lui rappela que, sous cet immense amas de béton, on ne pouvait pas savoir si c’était le jour ou la nuit. Juste qu’ils étaient revenu assez récemment de leur précédente mission et qu’on les renvoyait déjà sur un autre terrain.

Jean se faisait violence pour faire un saut au mess avant de revenir sur les quartiers d’habitations. On ne change pas les habitudes, ou plutôt, on oublie pas la façon d’aller aborder un doc qui est au milieu de sa nuit de sommeil. Intérieurement, l’homme se demandait si cette mauvaise surprise ne venait pas d’Hartman qui voulait laisser planer le spectre de son ignominie sur eux ou même directement “DTC”, le surnom poétique donné au capitaine “j’me mêle de tout”.

Il y avait du monde dans le mess et le service de restauration était présent. Mevel venait d’avoir sa réponse : il n’était pas si tôt finalement. Le voyage interstellaire par la Porte des Étoiles a peut-être de quoi séduire mais il n’avait jamais songé au décalage horaire. Pas forcément celui du fuseau mais de la rotation différente de la planète où l’on se rend. Si une journée est de trente-cinq heures là-bas, ça défrise rapidement les oreilles.
Le reporter était encore en train de dormir, bien allongé sur le dos avec les bras et jambes en étoiles, la couverture par terre, quand il avait reçu le fameux appel. Sur le moment, il avait tout de suite songé à DTC avant de penser à Lacroix. C’était à se demander lequel des deux il craignait le plus en ces circonstances. Elle allait surement être fumasse non ? Ils venaient de rentrer de leur toute première mission...c’était trop tôt…
Ils pensaient à quoi là-haut ? Une chirurgienne, ça a quand même besoin d’un minimum de repos...

Son humeur allait être massacrante...ou très froide…non ?

Jean Mevel savait y faire avec le temps. Quand on a l’habitude de travailler avec une personne attitrée, on apprend à la connaître, on apprend de ses expériences, de sa personnalité. S’il était bien claqué, Lacroix ne devait pas être en meilleur état que lui. Jean avait plusieurs hypothèses : Soit elle s’était rendormie et c’était le plus sympa des scenariis. Soit elle était déjà sur le pied de guerre en mode rambo et c’est lui qui serait à la bourre avec ses traces d’oreillers sur la trogne. Dans les deux cas, si lui voulait éviter la réplique assassine qu’il lui connaissait si bien, il valait mieux qu’elle ait bu son café avant le moindre échange de mots. C’était une norme qu’il avait remarqué au cours de leurs carrières. Sa première gorgée de café la rendait toujours “un peu plus” disposée à parler quand il foutait les pieds dans le plat. Le savait-elle ?

Le reporter prit deux quarts en aluminium réglementaire qu’il remplit d’un café bouillant. La fatigue lui donnait les oeillères, il ne voyait même pas qui l’entourait ni même si on le saluait. Après avoir glissé le nombre de sucre dans la poche avant de sa veste, il fit demi-tour et vint jusqu’aux quartiers d’habitation. En chemin, il bailla à s’en décrocher la mâchoire et écarquilla volontairement les yeux, toujours dans l’espoir d’émerger. Il sentait qu’une douche froide allait bientôt s’imposer pour le contraindre à retrouver un bon niveau d’éveil...à moins qu’Emilie ne s’en charge...
Il se pauma évidemment deux fois avant de trouver la porte de ses quartiers. Il attendit un petit moment, avalant une grande gorgée de son café puis grimaça sous son goût affreux. A défaut d’avoir une haleine de hyène à lui envoyer à la figure, puisqu’il ne s’était pas encore lavé les dents, ce serait une effluve parfumé au café. L’homme avait toujours cette petite appréhension subtile de ne pas vouloir envahir la jeune femme comme un fan tordu qui suivait sa star jusqu’aux moindres recoins de la planète. D’ailleurs, l’idée lui était détestable.
Gratter à sa porte le mettait toujours mal à l’aise. Toujours, même quand les raisons étaient bonnes.

Il se lança finalement. Tenant les quarts militaire d’une main, il frappa plusieurs fois à la porte de sa chambre et répéta l’opération jusqu’à ce qu’elle ouvre, non sans une certaine petite dose d’angoisse.
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Emilie Lacroix
MessageSujet: Re: Formages & gratins   Mer 4 Juil - 17:23

La porte s’ouvrit sur une Emilie fraîche et pimpante. Il devrait s’en douter depuis le temps. Elle n’était jamais surprise et ses années dans l’armée, surtout en tant que médecin, l’avait conduite à devoir sortir de sa torpeur rapidement pour gérer une urgence, sans parler des astreintes et garde de nuit. Bref, elle était toujours prête, et son air endormi qu’elle portait naturellement avait aussi tendance à laisser le doute quant à son véritable état d’éveil. C’était un des aspects physiques qui avait bien « plu » à Hartman, ce sergent instructeur de la vieille école qui pouvait écrire un dictionnaire d’injures, si ce n’était une pléiade complète. Outre sa paire de seins et le fait qu’elle n’avait rien entre les jambes, ses paupières lourdes avaient conduit le bonhomme à se montrer vraiment horrible avec elle, y allant de constatations physiques et misogynes sur ce qu’elle était au fond : une putain de brebis à l’air paumé qui cherche encore à sucer son pouce et à téter sa maman et qui n’était bonne qu’à faire la vaisselle et à astiquer des manches. Et encore, c’était la version édulcorée des insultes qu’elle avait pu entendre ce jour-là. Il n’avait pas été loin de la faire craquer ce con, et ce n’était pas passé loin qu’elle lui explique le fond de sa pensée en l’envoyant clairement chier.

Mais ce n’était rien que cela. Et oui, Hartman gueulait pour tirer le meilleur d’eux-même, et dans le fond, même si la forme était discutable, il avait sans doute raison, puisqu’il y parvenait. Mais la confrontation avec Dante, c’était autre chose. Cette fois, c’était insidieux, mesquin, perfide, outrageant même, et la sensation d’être nue devant lui n’avait pas plus à la doctoresse qui n’avait pas bien vécu ce moment-là. Elle en avait passé des tests, des auditions, des entretiens, mais de ce genre, rarement. Elle avait un dossier béton, et des preuves indiscutables de sa loyauté, et qu’on vienne la remettre en cause dans ce qu’elle était, c’était vraiment moyen et bas. Elle avait vraiment horreur des gars qui pouvaient prétendre les faires disparaitre de la circulation comme ça, en claquant des doigts. Elle aussi, elle pouvait faire disparaitre quelqu’un si elle le voulait, sans déconner. Bref, manifestement, tout le monde était passé entre ses mains, et elle s’était promis que la prochaine fois, elle ne se laisserait pas faire… Mais s’était-elle laissée faire ? Son sentiment profond restait qu’elle avait échoué, même si elle était toujours là, échoué dans sa façon de se défendre. Pourtant, elle se souvenait avoir tout essayé, sans trouver de faille chez son interlocuteur. Qu’importe, c’était du passé, passé rapidement chassé par des souvenirs plus récents et plus fantastiques.

Comme ce premier passage de Porte des Etoiles. C’était une expérience qu’elle garderait ancrée en elle toute sa vie. A n’en point douter. Et voilà qu’elle remettait cela aujourd’hui, directement après une petite nuit à récupérer de ce premier voyage. Elle ne pensait pas le rythme des explorations si soutenu… D’un côté, cela pouvait être exceptionnel, à cause d’un facteur étranger au SGC par exemple. Il fallait donc faire avec, comme souvent dans l’armée.

« Jean ? Je ne suis pas surprise. Entre. », fit-elle en s’effaçant de l’entrée pour le laisser pénétrer dans ses quartiers. Il flottait avec son arrivée une bonne odeur de café, assez alléchante elle devait bien le reconnaître. « Toujours à deux de tension à ce que je vois. Franchement, tu aurais dû bosser au club med, tu aurais été plus à ta place. », fit-elle en refermant derrière lui.
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Jean Mevel
MessageSujet: Re: Formages & gratins   Mer 4 Juil - 17:24

Finalement, le reporter ne savait pas ce qui était le pire. Découvrir son amie sur le pied de guerre, toute fraîche et pimpante ? Ou se retrouver devant sa porte comme un gros sac avec l’haleine fétide. Les deux, vous croyez ?
Il y avait toujours cette petite pique très bien placé de sa part, bon enfant, avec subtilité, qui venait provoquer sa fierté. Il était rincé, elle était au top. Il tirait comme un noeud, elle détonnait au famas. Dans sa tête, ça aurait dû être l’inverse, rien que par histoire de fierté masculine. Il lui lâcha alors un sourire de mauvaise grâce en lui tendant son café. Il ne répondit pas tout de suite à sa boutade. Sa main libre alla sur la poche de sa veste pour en ressortir le sucre en dosette qu’il lui tendit. Un sourire plus sincère le gagna lorsqu’il répondit d’un ton amusé :

« La trace de bave séchée sur ta joue droite me laisse penser que tu étais dans le même état il y a deux minutes, fait pas ta star !!! »

Le coup de la bave séchée était un mensonge bien sûr. Son regard soutenait le sien, dans un air de défi latent, pour savoir si elle allait porter la main en écho du signe d’emplacement qu’il lui faisait.

Emilie avait récupéré le café et la dosette de sucre, avec un petit merci plein de gratitude. Comment entamer une bonne journée sans cette foutue drogue ? Elle déchira l’enveloppe en papier et versa le contenu dans la tasse, en la faisant tourner dans sa main pour imprimer un mouvement circulaire au liquide. Elle n’esquissa même pas un geste vers sa joue, au lieu de ça, elle fit un “oui oui” de la tête très convaincue. « Je sors de la douche... ». Réponse simple pour montrer toute l’étendue de l’échec de l’homme. « Bien essayé, Jean… Eude. » Elle lui fit un sourire avant de prendre une gorgée du café et de se détourner de lui pour continuer à ordonner ses affaires.
« M’appelle pas comme ça !!! » Râla soudainement Jean. « Sinon tu t’assoies sur le topo et tu te démerdes toute seule pour lire la dose du dossier de briefing ! »
« Oh, mais d’habitude, c’est moi qui suis de mauvaise humeur. », observa-t-elle sur un ton placide, qui avait juste pour vocation de le taquiner un peu. Elle aimait bien le mettre en boite avec son deuxième prénom. C’était marrant quand même, qu’à quarante ans passé, il n’assumait toujours pas.
Mevel haussa les épaules. Sur le moment, il ne savait pas quoi lui rétorquer. Elle était douée pour le mettre dans l’embarras ou avoir l’avantage dans le rapport de force. S’en était encore plus frustrant qu’elle le savait bien et qu’elle en jouait, raison pour laquelle elle lui tournait le dos pour préparer ses affaires.
« Ouais...ouais ! Mais j’suis fatigué, c’est pour ça ! » Rappela-t-il, bougon, en sortant son appareil photo professionnel d’un air naturel. Il l’avait toujours dans son rangement à la ceinture et il enleva le cache de son objectif pour zoomer sur le visage de la toubib.
« Tu m’écoutes ou tu préfères m’en envoyer encore, de la spécialité Lacroix ? »
Il avait parlé tout en ajustant le prise de vue. Il y avait une belle opportunité de prendre Lacroix en photo quand elle préparait ses affaires, il fallait capter le moments précis entre sa concentration, et l’expression fugace qui l’animait lorsqu’elle s’apprêtait à lui répondre. Mevel appuya sur le déclencheur dès qu’il capta ce moment, l’immortalisant sur son appareil. L’image se modélisa sur l’écran après le bruit caractéristique de prise de la photo et il l’examina avec beaucoup d’intérêt.
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Emilie Lacroix
MessageSujet: Re: Formages & gratins   Mer 4 Juil - 17:25

Emilie soupira en entendant le déclic de l’appareil photo alors qu’elle se tournait vers lui. Il avait cette manie de toujours la prendre en photo au moment où elle s’y attendait le moins. « Tu n’en as pas assez, des photos de moi ? Depuis le temps quand même. », fit-elle revenant vers lui pour s’installer sur une chaise, signe qu’elle écoutait désormais. Elle avait même repris son café encore fumant pour le déguster en allant.
« Il faut bien quelqu’un pour te constituer ton album de souvenirs. Tu as tellement le nez dans ton boulot que tu as strictement rien à montrer à tes “futurs enfants”. » Répondit-il, moqueur.
Ca lui arrivait souvent de faire comparer la fibre maternelle qui prenait souvent les femmes de son âge contre celle d’Emilie qui sacrifiait littéralement tout pour son métier. En plus de ça, c’était une bonne diversion pour éviter de lui dire qu’il n’en aurait jamais assez de la prendre en photo, comme il ne serait jamais lassé de prendre la base, son personnel, et les terrains extérieurs pour l’histoire et la postérité. Mevel la regarda s’installer avec son café, comme elle en avait l’habitude, avec exactement la même manière et les mêmes mimiques.
L’homme souriait tout en retirant le petit calepin de sa poche, il le feuilleta sur les dernière notes qu’il avait prise.
« Je vois déjà le tableau : Maman dans une base secrète de l’armée. Maman en train de rentrer les boyaux d’un militaire blessé par un extraterrestre. Maman en train de ranger ses affaires. Maman qui réfléchit. », répondit-elle, taquine, avant de tremper son doigt dans son café pour le touiller comme il fallait.
« Ou maman qui était dans tel pays, dans tel village, qui a sauvé la vie de tel homme, de tel fille de paysan. Maman qui soigne les braves gendarmes qui interviennent sur les méchants. Maman qui sauve même les méchants pour qu’ils aillent se faire juger par la belle justice de notre pays... » Ajouta Mevel en jouant le jeu, prenant exactement la même intonation. « Ose dire que ce serait vraiment inutile... »
Emilie fit un petit signe de la main de négation. Elle ne comptait pas avoir d’enfants, alors oui, pour elle, c’était inutile. Elle n’avait pas le temps d’être maman. Et puis, elle n’avait pas envie d’être une héroïne aux yeux de quiconque. Elle aimait son anonymat, et elle faisait simplement son métier, comme le boulanger qui faisait du bon pain. Voilà tout.
Il s’installa en face d’elle, feuilletant son petit carnet.
« On nous envoie sur Black Panthers Land. Une île, deux millions d’affros surprotéinés qui ont vu un peu trop de films de gladiateurs, technologie avancée type Goa’uld. Ils ont décidé de refroidir le maître de la bande : Anhour. Le dossier parle d’un système de satellite hyper puissant qui défend bien cette planète et le seul type qui pouvait le contrôler, ben c’est justement celui qu’ils ont plombé. »
Mevel lui fit les gros yeux comme pour lui dire “t’as vu ? Best idée Ever !” puis il prit son quart en alu pour boire une gorgée de café. Il sentit la chaleur lui descendre jusque dans l’estomac et il soupira d’aise. La jeune femme acquiesça.
« De ce que j’ai compris, nos patrons ont l’intention de s’en faire des alliés. Vu qu’ils sont bien portés sur la guerre, une équipe de soldats s’y est rendue pour rouler des mécaniques il y a quelques heures. Mais voilà... »
Mevel secoua son calepin sous son nez en souriant.
« DTC devait avoir des cartons d’invitations en rhab alors il nous envoie aussi. Surement pour monter le stand d’atelier “médecine terrienne”. Ou alors parce qu’il pense qu’il y en aura forcément un pour appuyer sur la gâchette et regarder le canon dans le même temps...bref, dans une heure, on doit passer la Porte et rejoindre les copains. »
« Ok ok, avec un peu de chance, on n’aura pas besoin de nous, mais mieux vaut être sur place au cas où. », affirma-t-elle. Elle n’était pas trop convaincue par la méthode qui consistait à envoyer des gros bras faire de la négociation, mais étant nouvelle dans le Programme, elle préférait ne pas ramener sa science ou sa fraise. Elle aimait bien que Mevel lui fasse les topos, cela lui faisait gagner du temps. Ce n’était pas de la fainéantise ou quoique ce soit d’autre s’y rapprochant, mais plutôt une forme de complémentarité. Elle préféra ne pas relever le terme “DTC”, même si elle savait à qui le reporter faisait allusion. De toute façon, elle n’avait pas de compte à rendre à un branquignol qui n’avait certainement jamais posé un pied sur le terrain ou prit le moindre risque. Bref, elle l’avait encore mauvaise à propos de cet homme, et ce n’était pas prêt de passer. « Du coup, on prend du matériel, assez complet, sans trop sortir l'hôpital de campagne non plus. Enfin... » Elle soupira, en se levant, non sans mettre son doigt dans sa bouche pour en chasser le café. « Tu connais le topo. ». Emilie lui fit un sourire.
« Je connais le topo, ouais. Le mulet est chaud patate pour transporter toutes les valises de môman... » balança Mevel sur le même enthousiasme.
Elle devait se préparer maintenant qu’elle connaissait les tenants et les aboutissants. « Tu as une idée du climat sur la planète ? », demanda-t-elle en plus pour ajuster son équipement.
« Si on ne s’éloigne pas trop, on aura pas à craindre la température, elle est dans les normes...par contre, ça se refroidit rapidement dès qu’on quitte l’équateur. Donc leur île... »
« D’accord, merci. », fit-elle en hochant de la tête distraitement. Nul doute qu’elle était en train de peser le pour et le contre de ce qu’elle devait emmener.
Mevel aimait ces petits moments de topo, c’était un peu le symbole de leur travail d’équipe et ça l’amusait de voir la toubib préparer ses affaires en conséquence. Cette manie qu’elle avait de faire ça avec attention et précision, comme si elle était en train d’opérer un patient alors qu’elle choisissait simplement sa tenue. Le reporter rangea son petit carnet, ainsi que son appareil photo, puis il récupéra les tasses désormais vide. Il allait la laisser.
« Je vais tâcher d’en savoir un peu plus sur l’équipe partie avant nous. Les patrons ont été avare en renseignements. On se rejoint en salle d’embarquement ? »
Il allait sortir lorsqu’il fit brusquement volte-face, faisant un signe de main comme s’il avait oublié de dire le plus important. Un bon sourire ironique bariolait son visage.
« Au fait, tu as du dentifrice dans les cheveux, c’est ce que je prenais en photo tout à l’heure... » mentit-il encore une fois, histoire de l’aiguilloner et lui laisser le doute quand il serait parti.
Il la voyait bien faire un petit passage “désintéressé” devant le miroir de sa salle de bain, juste dans le doute. Cette scène fictive qu’il s’imaginait l’amusait déjà beaucoup.
« Oui oui, c’est ça. Tâche d’en savoir plus sur l’équipe, et à toute à l’heure en salle d’embarquement. », fit-elle en le poussant dehors et en refermant la porte derrière lui. Nul doute qu’elle allait certainement jeter un coup d’oeil dans le miroir, mais cela l’étonnerait fortement de retrouver du dentifrice dans ses cheveux. Mais qu’en saurait-il si elle avait vérifié ou non ? Elle pouvait toujours affirmer le contraire. Un sourire satisfait passa sur les lèvres de la française, et elle termina de se préparer durant l’heure restante. Elle arriva même un peu en avance en salle d’embarquement. L’aspect “nouveauté” de ce genre de voyage continuait de faire son oeuvre sur la motivation et l’engouement de la jeune femme, si bien qu’elle reléguait la fatigue au second plan et qu’elle avait hâte d’y aller, malgré le flou artistique de la mission. Elle avait les grandes lignes, et elle s’adapterait ensuite à la situation. Elle ne pouvait pas faire grand chose de plus.
Elle retrouva donc Mevel en salle d’embarquement. Elle était bien équipée, étant passée par l’armurerie avant de se présenter. Elle avait le matos adéquat, et le reporter avait sans doute le reste.
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Jean Mevel
MessageSujet: Re: Formages & gratins   Mer 4 Juil - 17:25

Jean ricana en se voyant mit à la porte.
Il ne demanda pas son reste et partit aussitôt pour la douche froide qu’il s’était promis. C’était vraiment un moment déplaisant pour lui, bien loin de toute soulagement il en appréhendait même le moment. Encore une autre différence avec Emilie ! Passé une certaine privation, il fallait déployer les grands moyens pour être prêt à coup de café et d’eau froide. Mais c’était toujours un paradis vis à vis de ce que Hartman leur avait fait subir.

Au début, Jean fut crispé, comme un bloc de marbre, ses muscles devenant aussi dur que la pierre sous l’odieux contact. Il en gueula de frustration et de colère avant que son corps ne s’habitue petit à petit. Là, il resta quelques minutes à ressasser le passé. Envahie par le flot continu d’eau froide, il remonta dans le passé. Il avait eu des épreuves et des préparations militaires sur tout ses parcours, il s’était toujours arraché pour pouvoir rejoindre Lacroix et continuer l’aventure. D’ailleurs, c’était normal de s’estimer plutôt doué et endurant. Après tout, Jean faisait le mulet en portant la majorité de ses affaires et il “sécurisait” les patients. Mais là, la jeune femme l’avait véritablement épaté. Jean préférait mourir que d’avoir à lui avouer un jour qu’il n’avait pas abandonné, parce justement, elle n’avait pas lâché l’affaire avec ce sadique. Pour rien au monde il ne serait parti en abandonnant Lacroix même s’il savait pertinemment qu’elle saurait rebondir sur ses pattes.

Bien rapidement, l’homme quitta les douches et alla se préparer. Il passa par le renseignement et fut surpris que la majorité des employés ne le redirige vers le général avec une lueur d’anxiété. Jean ne le connaissait pas bien, il savait simplement que c’était un officier très expérimenté et que son masque devait dissimuler tout autant d’émotions qu’un jeu d’acteur. Sa brève rencontre avec lui fut plutôt...étrange.
D’un premier abords, il avait l’air plutôt enchanté d’avoir un reporter dans ses équipes d’exploration, surtout quand le militaire lui réaffirma l’appartenance pleine et entière de son travail au Programme. Mais il était véritablement dur à cerner, comme si cette satisfaction était soit risible, soit feinte.

Finalement, chargé comme un dromadaire, Mevel se trouva en salle d’embarquement tout en photographiant la porte des Étoiles. Il prit quelques clichés des gardes avec leurs accords, faisant d’excellents profil et des images qui seraient magnifique dans les livres d’histoire. Quand son regard croisa celui d’Emilie alors qu’il était à l’oeuvre, il ne put s’empêcher de lui sourire. Son arrivée aussi aurait mérité une photo mais il avait déjà bien entamé son quota dans ses quartiers.

Il lui fit un clin d’oeil accueillant en la voyant fin prête puis s’approchant tout en la détaillant exagérément de bas en haut. Il regarda surtout son Famas, alternant entre son matériel de guerrière et lui, avec son tout petit pétard dans le holster de cuisse. Il ne pouvait pas s’en empêcher, il y avait toujours cette petite envie de la chambrer avant la mission :

« Tu ressens le besoin de compenser quelque chose, Emilie ? » lui balança-t-il avec le ricanement de celui qui attend avec régal de recevoir la répartie.
« En effet, je compense ton matériel. », dit-elle avec sérieux. Il la connaissait suffisamment pour percevoir le jeu de mot là dessous.
« Et ben ! On voit que tu n’as jamais eu le courage de faire l’inventaire. Je te rappelle que je porte du “conséquent”. Mais ta sollicitude me touche, merci ! » Répondit Jean du tac au tac.
« Arrête de faire le marseillais alala. », soupira la jeune femme amusée.

Un opérateur vint leur faire signe. Le reporter y répondit par un pouce levé en l’air et la Porte des Étoiles se mit en branle. C’était toujours impressionnant, au point que Mevel s’en trouvait hypnotisé.
« Je suis allé fouiner à droite à gauche. » Raconta celui-ci sans décrocher son regard de l’anneau. Il parlait plus fort afin de couvrir le bruit. « L’unité est sous le commandement d’une jeune femme, Rakel Péléonor-Cosey, lieutenant. Elle a même pas trente berges et tout le monde blanchit quand je demande d’où elle vient. Le même genre de crainte quand on parle du général. Je me demande si ce n’est pas lié. »
Une voix résonna dans le micro, indiquant le numéro du chevron activé.
« Le reste de l’équipe est un sacré regroupement de cadors. J’ai pas vraiment eu le temps de bien farfouiller, cette base est une mine d’or d’histoires en tout genre. Mais il y a tous les noms récurrents du Programme sur cette mission. Une scientifique renommée répondant au nom de Mathilde de l’Argentière. Un Major, Mickaëlla Strücker, j’ai souvent entendu parler d’elle au mess. Visiblement, elle envoie du steack mais me demande pas pourquoi c’est un lieutenant qui commande à sa place... »
Encore un chevron d’activé.
« Et la liste continue : Adjudant Luc Daving, un suisse. Adjudant Jill Cooper, une texane. Sergent Ivan Naughart. Ces trois là on fait pas mal de missions. Bref, on rejoint le gratin, faut croire que les chefs veulent à tout prix en jeter un max. »


Dernière édition par Jean Mevel le Mer 4 Juil - 18:05, édité 1 fois
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Emilie Lacroix
MessageSujet: Re: Formages & gratins   Mer 4 Juil - 17:30

Emilie écoutait ce petit topo tandis qu’elle observait, impassible, mais néanmoins émerveillée, la Porte s’activer. Le fait que ce soit un Lieutenant qui dirigeait une unité dans laquelle se trouvait un Major fit tiquer la jeune femme, et avant qu’elle ne puisse poser la question, Mevel y répondit à sa place en affirmant ne pas savoir pourquoi. En participant, ils en sauraient certainement plus. Manifestement, l’unité était assez hétéroclite, tant du point de vue des compétences que des nationalités. Elle allait devoir faire travailler son anglais.
« Tu sais ce qui manque à un bon gratin Jean ? », demanda-t-elle de façon énigmatique à son comparse de longue date, tandis que le Vortex prenait forme et que l’horizon des évènements se stabilisait, parfaitement reflété dans les yeux bleus de la jeune femme qui n’avait pas quitté du regard la Porte.

Réaction similaire à la première activation, Jean eut un mouvement de recul lors de l’activation. Cette vague bleuté qui leur fonçait dessus avant de résorber était vachement intimidante mine de rien. Le reporter avait l’intention de prendre une nouvelle photographie lorsqu’Emilie lui posa une question sur un ton qu’il ne connaissait que trop bien. Avec un sourire contrit, il compléta avec la figure de celui qui attendait de se prendre sa gifle :
« Une chirurgienne de campagne suivie de son dévoué gueux porte-bagage ? »
« Absolument pas mon cher. », fit la jeune femme en tournant les yeux vers lui cette fois-ci. Elle lui fit un sourire et enfin, elle s’avança vers la Porte pour la franchir, et arrivée devant l’onde bleutée, elle se retourna une dernière fois et répondit : « Un bon fromage rapé français pour lier le tout. ». Et elle passa la Porte.

Jean secoua négativement la tête avec un mi-sourire.
On peut dire qu’Emilie savait soigner son petit effet et en jouer. Passer la Porte comme ça, pour la deuxième fois, ça le faisait angoisser encore plus que sa première expérience. Parce que maintenant, justement, il savait ce qui l’attendait. Mais la chirurgienne...ou alors elle le planquait bien dans sa blague.
Le reporter regarda brièvement derrière lui puis il passa la Porte, se forçant à ne surtout pas s’arrêter ou marquer un temps d’arrêt. Il ne savait pas encore ce que les autres pensaient de ce voyage mais lui, il détestait ça. Il détestait vraiment ça.
Dès qu’il arriva, la perte de repère le força à rester debout, sans bouger, comme un con. Jean cligna plusieurs fois des yeux et reprit doucement sa respiration avant de regarder autour de lui. Ils étaient sur une sorte de promontoire. Ce qui ressemblait à un pont-levis était le seul accès pour continuer le chemin.

Dissimulant les signes que son coeur battait à cent à l’heure et qu’il vivait mal ce nouveau transfert, comme pour le premier, il rejoignit Emilie avant de lui dire le plus sérieusement du monde :
« J’ai fais cuisto pendant quelques temps à l’armée. »
C’était une bonne diversion. Pour l’instant, il ne lui restait plus qu’un repère et elle lui parlait gratin.
« Ah oui ? Du coup, tu penses que c’est mieux de la crème liquide ou de la crème épaisse dans le gratin dauphinois ? Je ne suis jamais d’accord avec ma mère. »
La jeune femme regardait les alentours, assez impassible pour le moment, tandis qu’elle faisait la conversation sur la popotte.
« Pourquoi argumenter ? De retour à la maison, je t’en ferais un de chaque et on sera vite fixé... »
Le pire, c’est qu’il comptait bien le faire. Tout comme Emilie, le reporter regarda tout autour de lui se demandant s’ils devaient contacter le leader par radio pour se déclarer ou si quelques autochtones allaient s’improviser guide touristique.
« On pourrait même inviter ta mère... » Ajouta-t-il avec ironie.
« Il serait temps que tu rencontres mes parents oui. Depuis l’temps que tu me connais maintenant. », fit Emilie plutôt terre à terre. Difficile de savoir si c’était du lard ou du cochon.
Jean marqua un temps d’arrêt en la regardant, les sourcils froncés, essayant vainement de décortiquer son petit jeu. Il se fit violence pour ne pas aller extrapoler trop loin ou se faire des films. La dernière fois, ça lui avait demandé quelques jours pour se remettre les idées en place. Il n’aimait pas ça. Le reporter secoua négativement la tête avant de répondre, pour botter en touche, toujours avec le même humour :
« Il y aura du gratin pour tout le monde dans ce cas. Allons rejoindre le nôtre... »

---> Mission Non Sequidur
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