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 [Mission 01ND] "Non Sequitur"

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Jean Mevel
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Mer 18 Juil - 2:56

Au début, le coup de la machine anti-gravité, Mevel le sentait mal.
Pas besoin de parier pour savoir que c’était le taulier, surement celui qui avait eu l’ingénieuse idée de finir Anhour sans lui poser de questions sur son fameux système de défense. Mais peu importe, il pouvait se le carrer profondément, c’était bien le cadet de ses soucis les objectifs de mission en ce moment. Les gardes avaient beau prendre leur pied à la distribution de gifles, Jean ne pouvait pas s’empêcher de jeter par moments des coups d’oeil en direction de sa partenaire.

Il y a des signaux qui ne trompent pas. Comme cette façon de serrer les poings et cette expression qu’elle a sur le visage. Ce n’est pas si nouveau. Inédit au vu de cet environnement mais, tous les deux, ils en avaient déjà vu du danger. Ils en avait déjà reçu sur le coin de la figure. Ce ne serait pas la première, ni la dernière.
Emilie ne se laissait jamais abattre. Elle avait la fibre militaire en elle et Jean le savait bien, ça l’inspirait. Lacroix avait la cervelle qui devait tourner à cent à l’heure pour essayer de trouver une solution. Un signe de sa part et l’homme ferait ce qu’il peut, quitte à inverser les rôles pour de la diversion. Après tout, le coup de poing contre Monsieur Propre avait fait son petit effet question spectacle. Il avait eu un public très investi. Jean se le disait de cette façon là pour essayer de positiver, de garder à l’esprit le bon côté des choses, mais ça ne marchait pas du tout.

En réalité, c’était la peur qui le dominait pleinement.
Pas celle d’y rester, de s’en prendre encore plein la musette. Ca c’était le pack de base, aucun doute là-dessus, il l’avait bien au fond des tripes. Mais par contre, le reporter redoutait encore plus qu’on le sépare de la toubib. Il le voyait bien ce taulier, sortit de son carrosse, les jauger et ordonner leur séparation. Ca allait le rendre dingue, forcément.

Mais heureusement, Jean faisait un bien mauvais pronostic.
L’éclat de voix qui demanda les coupables de leur misère lui tira un léger sourire et, alors que ça ne se pressait pas au portillon pour assumer cette prestation de testostérone, Mevel ne se gêna pas pour faire un coup de tête en direction de Monsieur Propre. La délation, ça a de bons côtés parfois. Par contre, il l’eut mauvaise, bien plus mauvaise en se rendant compte que : De un, la scientifique leur passait devant comme la princesse Sissi nouvelle génération. De deux, que deux autres soldats sortaient du carrosse sans la moindre égratignure. Et surtout, que les sbires finissaient à genoux en train de pleurer Papa pour pas prendre le plasma dans la figure.

Les gardes faisaient moins les fiers soudainement et c’était d’autant plus déplorable que Mevel ne leur en voulait même plus. Des minables, rien de moins. Quand on commença à lui rendre ses affaires, et notamment son appareil photo pro dont le téléobjectif pendait lamentablement, Jean eut une nouvelle bouffée de colère. Il arracha quasiment des mains son sac à dos de celui qui se tenait à côté et se redressa. Il avisa les renforts d’un regard irascible. Dans le lot, il y avait ce fameux Major. L’autre devait être Naughart.

« Major, sergent, mes respects. »

Faut avouer, c’était loin d’être dit avec sincérité vu la situation. La belle rencontre et les papouilles seraient pour plus tard. Maintenant qu’il n’y avait plus vraiment de menace, du moins l’espérait-il, il n’avait plus qu’une seule personne en tête.

Son visage lui brûlait maintenant. Passé le coup de nerf, son corps lui envoyait peu à peu les signaux de ses blessures. En voulant se tenir la mâchoire (il se demandait si ses plombages n’avaient pas sauté), il sentit ses doigts glisser sur du sang poisseux. Il les regarda brièvement en reniflant ce qui dégoulinait de son nez et ajouta sans se gêner :

« Vous m’excuserez si je ne vous salue pas tout de suite... »

...j’ai des choses plus importante à faire. Mais ne le disons pas ouvertement, ces deux-là n’y sont pour rien, il ne faut pas l’oublier.
Mevel s’approcha d’Emilie tout en ouvrant le sac. Il comptait sortir la trousse médicale mais se ravisa en se disant que la doc aurait sûrement d’autres projets. Pas la peine de lui demander ouvertement comme elle allait. Quand il en eut l’occasion, il exprima cette question d’un regard discret, simplement d’un regard, tout en ouvrant la poche de son gilet au niveau de son kit de toilette. Il trouva son petit miroir en miette et grommela tout en prenant le plus gros morceau.

« Ton arcade pisse le sang. » Lança-t-il doucement, un petit pincement à peine perceptible dans le timbre dans la voix, en lui passant le miroir.

Il penserait à lui plus tard. D’un geste trahissant son habitude, il enfila sa paire de gants et pencha un peu la tête pour examiner ses plaies.
Ce n’était pas pour jouer les grands princes, loin de là. Le sol avait tendance à tanguer sous ses propres pieds et il avait l’impression de perdre ses dents rien qu’en les poussant avec sa langue. Signe que l’affaire ne serait pas simplement réglée avec ce semblant de liberté. Des soins ne seraient pas de trop. Mais il préférait qu’elle s’occupe d’elle en premier. Un toubib soigné, c’est un toubib qui soignerait mieux les autres. Une philo de bas étage qui lui servirait d’excuses pour insister un peu.
A ce moment-là, les copains, son altesse, le taulier et les grouillots : tout ce monde là venait de s’éclipser de son esprit. Aucune importance.

« Est-ce que tu veux te rafistoler ici ? »
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MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Mer 18 Juil - 20:09

Le général marchait d'un pas vif et cadencé, la situation était préoccupante et il ne voulait pas perdre de temps tant mieux il en était de même pour Mickaëlla.
Le véhicule n'avait rien de commun avec celui avec lesquels ils étaient venu. Là il s'agissait d'un blindé anti-grav équipé de deux énormes canons à plasma.
A l'intérieur du blindé se trouvait six guerriers à tête de panthère, et en y regardant de près ces guerriers s'avéraient être des guerrières.

En dehors qu'elle ne les avaient pas vu jusqu'à maintenant elle put remarquer que contrairement aux autres guerriers de cette planète elle n'était en rien impressionnée ou en extase devant les terriens.
Elles étaient calmes, mais prêtes à l'action.
Ils avaient devant eux des guerrières, et non plus des fanfarons qui embellissaient des histoires de duels, de pugilats, de gloire familiales lointaines.
Le général quand à lui était nerveux au possible et sa nervosité se reportait sur le reste de ses subalternes.
Mickaëlla était à l'image des guerrières à tête de panthère calme et placide.
Elles avaient au moins ça en commun, Mickaëlla espérait qu'elle n'aurait pas à les affronter.
Les lances étaient de très mauvais outils quand il s'agissait d'effectuer de tirs précis, par contre à courte portée elle s'avérait redoutable, en particulier au corps à corps. Et si comme le supposé Mickaëlla cette trope était une troupe d'élite cela voulait dire que non seulement elles avaient la force de manier leur lance comme des bâtons mais qu'elles étaient rapide et techniques dans leur façon de se battre.
Il y avait également fort à parier que constituant une unité d'élite elles aient l'habitude de se battre ensemble.
En d'autre terme mieux valait les avoir dans son camps que sur son chemin.


Il fallut à peine dix minutes pour arriver sur place, rien à voire avec le trajet aller.
Et là quelle surprise.


L'anneau  de Danil'k étaient brisés en plusieurs morceaux.
De primes abord Mickaëlla ne remarqua pas de petit débris ce qui excluait un sabotage à coups de C4.
Les guerriers à tête de lion qui était sur place était comme Mickaëlla le craignait.
Ils jouaient à la guerre mais là au premier coup dur aucune discipline martial, rien de plus que des enfants perdus.
Une moitié s'engueulait et l'autre moitié était complétement ahuri et ne savait que faire.



Les deux arrivant quand à eux étaient bien du SGC, Mickaëlla se souvenait les avoir entendu se plaindre du sergent Hartman un midi au mess.
La femme était médecin, l'homme était le reporter.
Mathilde perdit pas de temps pour les deux nouveaux et après maugréer qu'elle ne pouvait rien pour eux elle se dirigea vers les débris avec sa cantine et sous l'escorte de deux guerriers lions.
Afin de s'assurer qu'il s'agissait bien d'homme du SGC envoyé par le général Mickaëlla utilisa le code de sécurité.

"Vache."

Ce qui apporta la réponse Magie.
Il ne pouvait y avoir de doute.
Aucun groupuscule quels qu'il soit aurait pu dans un temps si court se procurer le mot de sécurité.
Il y avait toujours la possibilité que.....
Mais là les chances frôlaient le zéro absolu.

"Il n'y as pas de mal général. Je peux concevoir que certains de vos hommes aient pu dépasser les bornes vu la situation."


Les choses en jeux étaient trop importantes pour tout remettre en cause pour une dérouillée, et elle ne tenait pas à ce que des guerriers lions soient exécutés pour si peu parce que de ce qu'elle en voyait cela pourrait arriver assez rapidement.
Il n'y avait qu'à voire la peur qu'instaurer la colère du général et la présence des guerrières à tête de panthère.
De toute façon les deux nouveaux avaient assez de force pour se mouvoir et parler donc tout allait pour le mieux.

Mickaëlla désigna les sacs des deux équipiers aux serviteurs qui étaient venus avec eux.

"Récupérez ces deux sacs et ramenaient les."

Mickaëlla s'était rapprochée de la femme, parce qu'en premier lieu il s'agissait du médecin et en second parce qu'elle saignait abondamment.
Rapidement elle put se rendre compte que c'était l'arcade qui avait été touché.
saignement abondant, certainement une cicatrice, ça faisait mal, mais rien de trop extraordinaire non plus, elle y survivrait, il fallait s'assurer qu'elle n'ait pas d'autres blessures voire une commotion cérébrale.
Le reporter semblait disposer à prodiguer les premiers secours, et de ce qu'elle en avait compris et qu'elle comprenait sur le tas les deux se connaissaient et le reporter avait une formation brancardier secouriste.

"Eh bien il semblerait que les entrainements d'Hartman aient du bon.


Faites les premiers soins place, on fignolera dans un endroit plus adapté."

Il n'y avait rien de trop grave de prime abord pas la peine de perdre plus de temps avec eux.
Tout en rejoignant Mathilde, elle envoya un message radio à Rakel.

//Alpha de Bravo. Identité confirmé pour les deux nouveaux arrivants. Ils ont été un peu amochés par les gardes. Visuellement c'est pas très joli mais rien de grave de prime abord. L'Iris est hotel-sierra. Iris Hotel-Sierra.//

Elle préférait ne pas trop en dire avec les Olodons à côté d'eux.
Il s'agissait d'un peuple de guerrier, les têtes de lions étaient bravard est peut être un peu bas de plafond mais cela ne semblait pas du tout le cas des panthères et rien ne disait qu'il ne ne comprenait pas leur langue.

En parlant de langue elle entendit Mathilde s'interrogeait en japonais.
De souvenir elle n'avait jamais entendu la Baronne s'exprimer dans sa langue maternelle au SGC ou en mission.
Certes elle ne connaissait pas intimement la baronne et n'avait pas effectué des dizaines de missions avec elle mais à la voire s'agiter comme une fourmis n'était pas de bonne augure.
Mickaëlla s'attarda sur les morceaux de l'anneau de Danil'k à proximité d'elle, et elle ne put s'empêcher de déglutir.
Les découpes avaient été effectués nettement sans aucune bavure et à sa connaissance il n'y a que peu de chose qui pouvait faire ça. Le k-woush d'une ouverture de vortex mais de ce qu'elle en savait la scène n'aurait pas pris cette allure. Une découpe avec de l'explosif thermite mais ça ça voulait dire un sabotage.
A sa connaissance ils n'avaient pas emmené assez de gel thermite pour provoquer autant de dégâts mais les Olodons n'avaient pas créer un système de défense orbital uniquement avec des gros bourrins mous du bulbe.
Mathilde était en train de se le triture le bulbe et l'expressive baronne était en train d'afficher sa mine des mauvais jours. Pas la peine de bien la connaitre pour s'apercevoir qu'elle était chafouin.
Mickaëlla puisa dans ses souvenirs, sa connaissance du japonais était trop peu aguerri pour tenir une grande conversation, mais elle voulait montrer à Mathilde que si elle avait quelque chose à dire suivant la teneur il vaudrait peut être mieux dire dans une langue dans laquelle ils étaient certains que les Olodons n'en comprendraient pas un Iota.

"Doshita no?
Hen desu.
Do iu koto da?"


Suivant les résultats de l'analyse comment les Olodons allaient prendre la chose. S'échapper par la force était fortement compromis même tout l'équipe réunis ils étaient en infériorité numérique. Et quand bien même ils arrivaient à foutre le camps les Olodons étaient fier et revenchard. Si ils avaient réussi à se protéger des goa'ulds ils trouveraient bien un moyen de percer leur Iris et d'attaquer le SGC.
Et dire que l'inquiétude majeur du général pendant le brieffing de mission était qu'Ivan tripote la mauvaise personne ou dise une connerie et que cela finisse en duel à mort.
Là à cet instant l'idée du duel était une perspective plus attrayantes que ce qu'elle avait sous les yeux.
Les pourparlers partaient vraiment mal et il y avait bien des chances qu'il n'ait pas lieu tant que la porte des étoiles ne serait pas sécurisé. Tout du moins c'est ce que MickaËlla aurait fait à leur place.
La mini qui se trouvait dans la mule pouvait sans peine faire office d'appui feu lourd et cueillir une poignée de jaffa sans difficulté, mais non seulement ils ne disposaient pas d'un stock de munitions illimité et quels que soient le calibre de l'appui feu ça leur ferait une belle jambe si c'est une bombe qui passait la porte des étoiles.
L'appui feu lourd ne pouvait être qu'une solution temporaire.

Mickaëlla espérait secrètement que les Olodons avaient un plan de secours pour réparer ou remplacer l'anneau rapidement mais cela ne semblait pas le cas vu la nervosité du général. Ils n'avaient jamais du envisager que ce dernier tombe en miette donc n'avaient pas pris la peine d'un plan de secours.
En parlant d'un plan de secours, il y en avait un qui germait en ce moment dans la tête de Mickaëlla. Un plan à base d'une dizaine de Bigors, de plusieurs Mag 58, d'un paire de mistral, d'un javelin, d'autant de mule que possible chargé jusqu'à la gueule de munitions, d'une dizaine de techoss et dans ses rêves les plus fous, une iris en kit, un drone gladiateur et un drone inferno.
Mais déjà à sa connaissance pour les drones c'était fortement compromis si personne ne s'était penché dessus ces trois dernières années et l'iris en kit ressemblait à un doux rêves.
Tout comme la dizaine de Bigors. Elle n'était pas sur que le SGC dispose d'encore autant d'artilleur à disposition.
Pour effectuer un périmètre de défense correct autour de la porte, il faudrait le sergent hartman et ses recrues et même pas sur que cela ferait assez de soldat. Décidément le SGC ressemblait à s'y méprendre à un camps de roms.

De toute façon à quoi bon tirer des plans sur la comète, le général aurait du mal à faire avaler l'échec d'une opération à peine lancée, et qu'il fallait lançait encore plus d'homme et de matériels dedans. Des hommes pas aguerris alors que la fine fleur du programme ou plutôt ce qui restait du programme s'était planté dans les grandes largeurs en moins d'une demi-journée. Ils allaient devoir rattraper une grande partie de l'opération à la seule force de leur petit bras.
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Ivan Naughart
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Jeu 19 Juil - 22:48


La situation n'était pas désagréable, vraiment. Quoiqu'un peu gênante tout de même quand on lui refila deux serviteurs pour en faire tout ce qui voulait, et ces derniers semblaient en plus très contents d'être là, attendant la moindre demande avec des yeux à la "chat potté" de Shrek - sans pour autant avoir d'ogre vert à proximité - pour tenter de satisfaire le moindre souhait non prononcé. Il les regarda incrédule quelques instants avant d'être sortis de son vide cérébral par la petite japonaise qui prenait ses aises avec les siens, puis sans redemander son reste il retourna dans ce dernier pour plus de facilité.
Enfin, il n'eut pas beaucoup le temps de chercher à s'occuper de ses deux "piou-pious" - comme il les surnommait déjà intérieurement, à cause de leur comportement en attente comme deux poussins qui regardent leur mère - que les ennuis frappaient déjà à leur porte. A ce qu'il semblait comprendre quelqu'un de plus intelligent qu'eux, en haut lieu, avait décidé de leur envoyer des renforts incluant une sorte de reporter sans frontière... Ah mais quelle bonne idée de venir pimenter des négociations diplomatiques par des impondérables ! Même si sa base en diplomatie n'était pas bien énorme il devinerait sans crainte que celà ne plairait pas à leurs hôtes. Mais mais... La porte n'était pas censée être bloquée ?

Surtout pour leur envoyer une Auxiliaire Sanitaire, bon il fallait l'avouer c'était toujours utile, mais surtout son assistant qui en prime était également un journaleux ! Bon sang qu'il détestait ces créatures qui s'amusaient toujours à déformer les faits pour que ca arrange leurs opinions ! A croire que c'était réellement un complot pour achever ce qui pouvait rester du SGC au profit des autres organisations paramilitaires qui offraient de jolis parachutes dorés et de beaux équipements tout neufs ! C'était autre chose que la dotation française réduite à peau de chagrin !

Enfin, un problème après l'autre ! Et la première c'était de ne pas se retrouver catalogué au rang de "vilains pas beaux" aux yeux de leurs hôtes... Chance pour eux, ce ne fut pas le cas. Maintenant la situation n'était pas totalement à leur désavantage, pas totalement... Ils avaient encore la possibilité de s'enfoncer plus profondément dans les ennuis avec ce qui venait de se produire. Maaaaaais, il n'était pas le chef d'escouade et devait garder sa langue dans sa poche et tourner 7 fois ces mains dans sa bouche, a moins que ce ne soit l'inverse... Il se garda donc de tout commentaire désobligeant.

Il garda également le juron en entendant sa nouvelle "affectation" aux côté du Major Strucker à qui la Chef d'expédition confia le soin d'aller accueillir leurs nouveaux petits amis en sa compagnie et celle de la petite japonaise énervée... Etrange d'accepter de diviser ainsi son équipe, et surtout de rester en arrière. Il n'aurait certainement pas fait ce choix, mais bon sait-on jamais, peut-être avait-elle une idée derrière la tête ?

Dans tous les cas c'était certain, le Général Olodon qui les avait accueillit avec le plus grand des honneurs n'était plus vraiment d'humeur à la plaisanterie, et il ne fallait pas vraiment lui chercher des noises à ce moment là du Match. D'ailleurs, à en juger leur nouvelle escorte et la tête de leur véhicule il y avait fort à parier que la balade allait être beaucoup moins enchanteresse ! Leur escorte l'était cependant un tout petit peu plus malgré le fait quece n'était certainement pas le type d'autochtone auxquelles il fallait se tenter à faire des avances : si le Général Olodon les avait avec lui dans des moments tels que celui-ci il y avait fort à parier qu'elles avaient de quoi botter les fesses à un régiment entier de Jaffas qui auraient la mauvaise idée de débarquer par la porte à la suite de leurs petits copains. Ou alors s'ils n'étaient pas convaincants à rassurer leurs hôtes... Et bien il y avait fort à parier que leurs nouveaux gilets tout beaux tout neufs ne seraient pas d'une grande utilité très longtemps.

La scène qu'il découvrit en arrivant sur le "théâtre des opérations" n'avait rien de bien réjouissant : sa nouvelle meilleure amie aka "l'Aux San" et la Créature nuisible alias "Le journaleux" avaient été traités comme des prisonniers et interrogés en bonne et due forme à la manière officielle des Jaffa / Olodons à grand renfort de tarte aux doigts, de baigne(ts) à la mandale et autres plats très typiques de ce genre d'accueil.
Les gardes en place en prenaient d'ailleurs littéralement pour leur grade de la part du Général qui leur hurlait dessus à gorge déployée à tel point qu'on aurait dit que certains allaient se liquéfier dans leurs armures pour essayer de disparaitre de la vue de leur supérieur. Il avait certainement beaucoup de peine pour eux alors qu'ils n'avaient fait que leur devoir et n'en déplaise aux deux nouveaux arrivants il était difficile de leur reprocher quoi que ce soit compte tenu de leur situation.

Pour son cas à lui ? Il garda ses doigts loin du pontet de son arme en attendant que la situation se tasse légèrement, avec la sécurité mécanique de cette dernière enclenchée pour éviter que leurs amis du moment, très énervés et très anxieux ne risquent de mal interpréter le moindre mouvement potentiellement hostile. Il resta en arrière jusqu'au moment ou la petite japonaise se jeta sur ses instruments de mesure et commence à faire son bordel incompréhensible ponctué par ce qui semblait être des jurons en Jap', suivis de près par les Consignes du Major Strucker et de cette dernière qui se mettait également à parler en Jap' pour éviter que leurs hôtes ne les comprenne... Pourquoi pas en Anglais plutôt hein ? C'était pas plus simple pour le commun des mortels ?

Il se positionna directement aux côtés de l'équipe journaleux-médicale alors que le Major les quittait. En bon chien de garde, car au final son Job c'était d'assurer leur sécurité et pas de se mêler des affaires de la Scientifique, qui énervée comme elle était... Non, il ne valait mieux pas s'en mêler pour le moment ! Et puis de toute manière il ne la comprendrait pas, même si elle vulgarisait ! Il lui enverrait peut-être Mevel en guise de bizutage.

En tout cas il n'avait pas eut besoin de sortir de St Cyr pour comprendre que la première ligne de défense de la porte des étoiles des Olodons était en pièce détachée et inutilisable grace à l'ouverture du vortex et peut-être de quelconques sabotages que ces derniers leurs mettraient certainement sur le dos quand ils expliqueraient la raison de leur venue.

Il observa les deux Soldats, qui ne semblaient qu'amochés en apparence vu qu'ils réussissaient à s'exprimer et à bouger, la priorité était de les évacuer et de les mettre en sécurité une fois l'équipe rassemblée. Puis son attention se porta sur les affaires éparpillées que les deux servants commençaient à rassembler. Il constata d'ailleurs que le bel appareil photo était en miette grâce au traitement de faveur accordé par les gardes Odolon ! Ces gars méritaient une médaille ! Enfin... Si seulement ils avaient pu terminer le travail en achevant également la GoPro qui elle semblait intacte... Quel gâchi de compétences ! Mais d'ailleurs ou était passée l'arme de Mevel ? Il espérait secrètement que le Soldat l'avait perdue dans l'interrogatoire plutôt que de penser que le Général ose envoyer un homme armé seulement d'un appareil photo...

"Tout va bien, vous pourrez marcher ?" Commença-t-il. C'était le plus important, savoir s'ils pouvaient se déplacer au cas ou la situation dégénérait, puis il reprit en voyant les premiers soins apportés sur les blessures les plus gênantes. "Ne trainez pas Mevel, et retrouvez votre arme." il lui laissait le bénéfice du doute non ? Il était vraiment inquiet de voir un soldat sans arme... Mathilde ne comptait pas, elle n'était pas un soldat et était une arme à elle toute seule !
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Mathilde de l'Argentière
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Ven 20 Juil - 0:32

La scientifique tout à ses calculs et énervements ne remarqua la présence de Mickaella que lorsque cette dernière lui adressa la parole... en japonais. Enfin, quelque chose qui y ressemblait en tout cas. Suffisamment pour faire se redresser la nippone et regarder la militaire avec des yeux ronds en mode WTF complet... avant d'éclater d'un rire cristallin surprenant de spontanéité. Bon, ce n'était pas aimable pour l'amour propre de la vétérane qui avait fait cet effort aussi la Baronne  s'expliqua avant que son interlocutrice prenne vraiment un fard. Par égard pour elle, la réponse fut en français.

"Désolée, c'est que je ne m'attendais absolument pas à ce que l'on m'interpelle en japonais! Votre japonais n'est pas mauvais, rassurez vous. Trop français, mais avec de l'entraînement ça devrait passer. Au moins vous n'avez pas eu des remarques désobligeantes sur votre japonais imparfait quand vous faisiez vos études au Japon de la part de vieilles badernes décrépites et nationalistes vous voyant comme une aberration. Enfin... Oui revenons à nos moutons. Ne vous en faites pas, ils ne comprennent pas un mot de français, hein mes gros abrutis congénitaux bourrés de testostérone, mais pas d'un seul neurone?"

Elle souriait ingénument aux lions qui l'escortaient en leur parlant d'un ton comiquement affable vu les horreurs qu'elle leur balançait et qui lui répondaient eux aussi par un grand sourire, opinant du chef comme si elle les complimentait vu qu'elle donnait l'impression de réellement le faire.

"Je ne me lasse jamais de ce petit jeu... Ah, oui nous parlions de ce tas de ferraille. Leur Sceau de Danil'K soyons clair et direct comme vous aimez, c'est de la merde. Je ne voudrais même pas de cette fonte pour faire des casseroles. Les taux de souffre crèvent les plafonds, la corrosion a laissé des traces au cœur de la structure et en plus les dimensions de la pièce d'entrave sont imparfaites sans parler des bulles prisonnières et variations de composition de cet acier... Brrr rien que d'appeler ça de l'acier j'ai honte.
Bilan, si cela a pu fonctionner pendant un temps, rapidement, la Porte aura eu rapidement assez de jeu pour commencer sa rotation et telle la marée, rien n'a pu l'arrêter. Vous remarquerez ici, ici et encore là, des traces de friction, là un morceau a carrément été emporté. Près de la Porte vous trouverez carrément de la limaille! Ce... truc, ne servait à rien, depuis longtemps! Je ne sais pas s'ils en étaient conscients ou pas, mais nous n'avons juste que donné un coup de pouce au destin et par chance pour eux ce sont nos bleus qui sont passés, par une armée de jaffas."


Elle prit son laptop et lui montra des simulations à partir des pièces récupérées et de ce qu'ils connaissaient du fonctionnement de la Porte. On voyait que cette dernière essayait de lancer la rotation de la partie interne pendant une demie seconde, puis le sceau commençait à littéralement partir en pièces, l'anneau tournant alors librement avant que le coup de grâce ne soit délivré, l'ouverture du vortex qui découpa un disque parfait dans la pièce de fer forgé d'un mètre d'épaisseur, sectionnant la structure porteuse du sceau, ce dernier se retrouvant alors en suspension, juste retenu par l'ancrage autour de la Porte, lui-même mis à mal par la rotation de l'artefact. En quelques secondes, l'intégrité structurelle passa de pas grand chose à rien du tout et l'ensemble s'effondra au sol.

"Ces deux là ont eu énormément de chance, d'après les simulations il y a environ une chance sur trois pour que tout ce fatras s'effondre sur lui même et donc directement sur eux, pas autour!"

Elle remballait ses affaires, il n'y avait plus rien à obtenir des décombres et elle comptait bien profiter de sa soirée à regarder les Olodons se confondre en excuses, non seulement pour leur avoir honteusement menti par rapport à leurs superbes défenses, mais également parce qu'ils avaient cabossé de façon inadmissible des envoyés de leur potentiel allié. Cela promettait d'être intéressant!
Elle fit signe à Mickaella qu'il valait mieux retourner avec les autres.

"Ils ne les ont pas raté! J'imagine que ces quatre imbéciles vont voir leur tête rouler avant l'aube... A votre avis, jouons nous la carte de la mansuétude pour montrer que nous sommes aussi magnanimes que nous sommes puissants ou bien essayons nous de tirer avantage de ce double incident?"

A la voir on aurait pu penser qu'elle parlait d'un sujet trivial comme le choix d'une robe pour une soirée. Arrivant devant les deux bleus vivants elle se présenta enfin et si elle souriait, comme elle faisait très souvent, le ton...

"Docteur Mathilde de l'Argentière. J'aurai bien aimé dire que j'étais enchantée de vous rencontrer, mais comme je vais devoir rattraper le joli bazar que vous avez créé en arrivant, nous nous en tiendrons à un simple bienvenue, même si nos chers Olodons vous l'ont déjà souhaitée à leur si exubérante manière."

Bien qu'elle n'arrivait pas au mètre soixante, elle réussissait le petit exploit de toiser les deux nouveaux en leur servant ce bonjour au ton hautain sinon altier et acide si caractéristique de la baronne s'adressant à deux roturiers qui gâchaient la vue.
Ce n'était certes pas leur faute, ils n'étaient eux aussi que des pions sur un échiquier politique français, mais c'était une tradition de tirer sur le messager et Mathilde n'avait pas pour habitude de déroger aux traditions surtout quand cela lui permettait d'évacuer un peu de colère. En tout cas leur premier contact avec la diplomate de la mission était aussi agréable qu'un câlin avec un buisson de sumac vénéneux. Il n'y avait pas loin à penser qu'elle leur souriait parce qu'elle trouvait leur trognes cabossées amusantes... Et ceux qui la connaissaient au moins un peu pouvaient légitimement se poser également la question sachant à quel point elle pouvait être mesquine quand on la titillait, ce qui n'était pas compliqué.


Dernière édition par Mathilde de l'Argentière le Sam 20 Oct - 16:17, édité 4 fois
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Emilie Lacroix
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Ven 20 Juil - 5:24

Une forme de soulagement s’installa dans les veines de la française quand elle vit descendre du véhicule antigrav d’autres membres de la mission, le prétendu gratin qu’ils devaient rejoindre, conformément aux ordres. Un premier coup d’œil l’informa que manifestement, ils n’avaient pas reçu le même accueil qu’eux, mais qu’ils étaient également en terrain conquis en se déplaçant librement, à l’instar des autochtones. Le chef de la bande de dégénérés mentaux qui leur avait montré comment on était courtois et aimable dans le coin avec des gens qui avaient failli crever écraser par des tonnes d’acier, demanda des comptes à sa meute de six lions. Dans le même temps, des panthères se déployèrent en arc de cercle autour du général qui était en train de leur passer un savon.

L’une des terriennes s’approcha tandis que la plus petite s’éloignait vers la Porte des Etoiles et l’amas de ferraille qui en jonchait les alentours, ne calculant même pas Emilie et Jean Eude. La militaire leur donna le mot rupestre, et la médecin s’entendit répondre le pendant magique :

« Magie. »

Bon au moins, ils avaient fait, tant bien que mal, la jonction avec l’autre groupe. Lacroix restait silencieuse, à dire vrai, elle avait envie de se tirer d’ici et de rentrer, mais elle prenait sur elle, comme toujours. Elle s’était déjà pris une mandale dans la tronche au Mali, et une salade de phalanges en France. Mais comme ici, jamais, et elle accusait un peu le coup. Mevel, plus costaud sans aucun doute, s’était déjà redressé pour venir la voir. Elle le rassura du regard. Elle était hagard du fait des pains dans la gueule, mais elle reprenait ses esprits maintenant que le stress était en train de redescendre et que la situation se calmait. Elle attrapa le miroir et jeta un coup d’œil dedans, constatant ce qu’elle sentait déjà : elle avait l’arcade coupé. C’était toujours impressionnant comme plaie, mais ce n’était pas bien grave. Le Major y alla de son commentaire sur les entraînements d’Hartman et Emilie avait bien son mot à dire là-dessus, mais la seconde recommandation du gradé la fit bifurquer vers Mevel :

« On va faire rapide oui, désinfecte la plaie et pose un strip, histoire d’arrêter le sang. »

Machinalement, et par la force de l’habitude, elle vérifia qu’il avait bien enfilé sa paire de gants avant de la toucher. Pour son sac médical, elle n’était pas mécontente qu’on lui récupère, c’était ça de moins à porter le temps qu’elle s’évalue physiquement. Un autre militaire s’était approché, leur demandant s’il pouvait marcher. Enfin un qui demandait comment ça allait. Y avait de la solidarité dans le coin, c’était cool. Enfin qu’importe, elle n’était pas là pour se plaindre et faire sa mijorée. Elle se releva une fois que Jean Eude eut terminé son strip, et elle s’essuya le visage avec une compresse imbibée de liquide phy pour effacer le plus gros du sang. Elle devait avoir la tronche des grands jours. Tout en faisant cela, elle s'adressa donc au militaire, le rassurant quant au fait qu'ils pouvaient marcher :

« Ça devrait aller, merci. »

Avant que Mevel ne se mette à la recherche de son pétard, elle procéda à un check up de son ami pour vérifier que seul son amour propre était profondément entamé, et que côté physique, ça allait quand même. Elle tenta d’apporter quelques soins si c’était nécessaire, mais concernant les hématomes, sans poche de glace, il allait falloir attendre que ça passe. Ils aviseraient ensuite quand ils seraient dans un endroit plus calme, puisque manifestement, il fallait faire vite, comme si le temps était compté de rester dans le coin. Soit.

Sur ces entrefaites, la femme qui avait tracé directement vers la Porte sans les calculer et qui maintenant, venait se présenter comme étant le Docteur de l’Argentière sur un ton dès plus acide, de celle qui avait l’habitude de jouer les princesses et de disposer de sujets à gérer. Encore une à qui le nom à particule était monté à la tête. Emilie ne la connaissait pas, et elle ne savait pas trop si c’était du lard ou du cochon, néanmoins, tout dans l’attitude de Mathilde traduisait une certaine forme de cynisme mesquin que son visage souriant ne venait pas contredire. Bien au contraire, il ajoutait une petite touche non verbale dès plus fausse.

« Docteur Lacroix, et Mevel, mon assistant et reporter. », répondit la française en toisant la scientifique. Elle aussi évoluait dans la catégorie « pin’s » côté taille, mais tout comme Mathilde, cela ne l’empêchait pas de la regarder de haut, le petit côté fier-cul de la nîmoise refaisant surface face à la concurrence. Elle ajouta : « Je vais m’en tenir à un simple merci dans ce cas, comme je ne sais pas encore quel accueil j’ai préféré. », répondit-elle avec un sourire forcé, en reprenant une partie de la phrase de son interlocutrice. « Si vous voulez bien m’excuser, je vais récupérer mon équipement. », dit-elle en s’éloignant.

Dire qu’Emilie ne se sentait pas concernée par le « joli bazar » qu’ils avaient causé en arrivant était peu dire. Elle ne voyait pas en quoi elle était responsable. Le seul truc qu’elle avait fait, était de passer la Porte des Etoiles, comme on le lui avait demandé. Si de l’autre côté on ne s’attendait pas à les recevoir, pourquoi les envoyer ? Elle n’allait clairement pas endosser une responsabilité qui ne lui était pas imputable. Si l’autre n’était pas enchantée de gérer les aléas d’une mission, qu’elle reste peinarde dans son bureau. Lacroix alla récupérer son arme qu’elle remisa à sa place sur la sangle de support qui servait à la maintenir. Hors de question de laisser trainer son Famas trop longtemps avec un taux de crétinerie au mètre carré crevant le plafond. Il fallait néanmoins rester pro et laisser la rancœur de côté pour le bien de l’opération.
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Jean Mevel
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Ven 20 Juil - 17:12

Au début, Mevel avait suspecté un jeu d’acteurs.
Que ces trois-là feignait l’indifférence et/ou l’arrogance pour en jeter plein la vue aux autochtones, leur rappeler qu’ils étaient des grands, des bons, des poilus. Mais Jean se rendit compte avec le temps que ce n’était vraiment pas joué. L’équipe qu’ils étaient supposés rejoindre, le tableau qu’il avait dressé de par ses renseignements, ne collaient pas véritablement aux réactions de ces trois jeunes gens.
Déjà, quand le major désigna son sac en plus de celui de la toubib, pour qu’on les emmène, il avait eu dans l’envie de laisser éclater sa colère.. Il écrasa lourdement sa main sur son sac, et notamment la trousse médicale, tout en maugréant sombrement au type venu mettre les pieds dans le plat :

« J’ai suffisamment confié mes affaires pour aujourd’hui. »

Et le regard était assez évocateur si le serviteur voulait insister. Dans quoi on vivait là ? Manquerait plus qu’il pique la trousse médicale et la toubib n’aurait même plus son outil de travail. Il tourna un regard énervé en direction du terminator du jour qui avait à peine dit au général qu’il avait bien fait de les faire savater. Ca c’est un bon officier !!! Très prévenant de ses hommes, pour sûr ! Mevel secoua la tête avant d’enfiler sa paire de gant et de se mettre au travail. Il y en avait toujours un pour débarquer, mèche au vent, avec l’air “attention je pèse dans le milieu”... jusqu’à ce qu’il finisse les boyaux à l’air en appelant sa mère. C’était toujours la même rengaine. A ce moment là, la vanité s’envolait.

Mevel relégua tout ça de côté pour s’appliquer au mieux. Il était désormais certain qu’il n’allait pas s’entendre avec cette équipe. Ce n’était pas une décision, davantage un mauvais pressentiment à ce sujet. Mais qu’importe. Comme Emilie le lui avait appris, il s'exécuta en collant à ses habitudes et sa façon de faire. Le sang qu’il avait sur son propre visage le gênait mais il faisait avec. Alors concentré sur les blessures d’Emilie, il ne fit pas attention tout de suite à ce que l’autre militaire lui avait dit. Arme de quoi ? La sienne ?

Le fait que Lacroix réponde à sa place le soulagea quelque peu. Mevel avait envie de ruer dans les brancards, il ne s’attendait pas à ce manque de modestie et à cette absence totale de cohésion militaire. Quoique le sergent avait l’air plus humain que les autres cela dit.
Non mais qu’est-ce qu’ils faisaient là ? Personne ne les avait prévenu ? Sa comparse lui conseillait de ne pas faire de vague rien que par ses propres réponses. Elle se faisait patiente, diplomate, il valait mieux suivre ce qu’elle avait commencé.

« Oui, j’ai bientôt fini. » Fit-il à l’adresse du sergent.

Par la suite, le reporter se laissa soigner par la jeune femme. Il avait reçu pas mal également, surtout une lèvre bien fendue, toute une série d’hématomes, un beau cocard et le nez qui, heureusement, n’était pas cassé. Quand elle eut fini, Jean la remercia et ramassa toutes les affaires, repliant consciencieusement la trousse pour la replacer dans son sac. Il retrouva très vite son arme qu’un garde avait laissé tomber pas loin de leur position et retourna rapidement auprès d’Emilie.

Il eut alors droit à une scène surréaliste. L’humain dans toute sa splendeur ! La connerie bonifiée par la suffisance et la débilité de l’homme.
“Mais ils sont sérieux dans ce pays ???” Songea Mevel.
Il regarda les autres, tous en train de tirer la gueule ou presque. Le Major qui prenait trop la confiance à son goût, le sergent qui avait l’air de s’emmerder. La jap qui se pensait être au centre du monde et cherchait clairement la merde.

"Mais...mais...c’est “ça” l’élite du SGC ? Et on se demande pourquoi il a fermé ???"

Sans l’intervention de Lacroix, il savait qu’il aurait commis l’erreur d’ouvrir sa gamelle. Jean était du genre patient mais l’accueil chaleureux des gardiens l’avait nettement entaillé. Alors les collègues qui débarquent à la bonne franquette, n’en parlons même pas. Voir cette réaction si chaleureuse de la part des trois zozos lui donnait bien l’envie de la ramener. Sérieusement, il était tombé sur le site de tournage de la Grande Vadrouille non ? C’était une parodie...
C’est pas possible autrement...

Heureusement, la réponse d’Emilie ne tarda pas. C’était du régal, comme toujours quand elle s’y mettait. Un sourire presque narquois gagna le visage du reporter qui se faisait un spectateur comblé de la scène puis il partit dans le sillage de la toubib, non sans avoir ri dans sa barbe, pour aller l’aider avec ses affaires.
Il avait envie d’en rire à défaut de pouvoir en pleurer. Alors qu’il l’aidait à se mettre le sac sur le dos, il lui glissa en mimant l’air exagéré d’un touriste égaré :

« C’est pas possible, on s’est trompé d’adresse. C’est quoi cette brochette de figurants ? »
« Faut rouler des mécaniques devant les nouveaux et pisser sur leurs pieds pour montrer qui est le patron. Ça arrive dans l’armée. », répondit Emilie un peu aigrie.

Jean lui massa l’épaule d’un geste compatissant en réponse, comme pour lui faire passer cette aigreur, un sourire sur le visage. Il la laisserait pas seule dans cette nouvelle galère.

« On leur en reparlera quand ils auront besoin de tes bons soins, d’accord ? » Fit-il d’un air sadique.
« On verra à ce moment là dans quelle situation nous sommes. Allez, ce n’est pas bien grave. »

Le reporter avait encore sourit. C’était bien Lacroix de rester terre à terre même quand il essayait le trait d’humour. Visiblement, ce n’était pas le moment et il reprit son attitude pro pour retourner avec elle auprès du reste de l’équipe.
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MickaElla Strucker
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Ven 20 Juil - 22:50

Mathilde avait relevé la tête et la regardait avec des grands yeux à la manière d'un suricate comme si elle venait de dire une monumentale connerie. Et vu que sa maitrise du japonais c'était fort probable, mais elle avait réfléchir à ce qu'elle venait de dire elle ne voyait pas.
Fort heureusement Mathilde mit rapidement fin au malaise en lui expliquant qu'elle ne s'attendait pas à ce qu'elle lui parle en japonais. Elle trouvait qu'elle avait un accent trop français ce qui n'étonnait pas le moins du monde Mickaëlla. Il fallait des années de pratique pour perdre un accent et encore ça n'était pas toujours évident.
La réflexion qui suivit rappela à Mickaëlla que Mathilde n'était qu'à moitié nippone.
De ce qu'elle en savait les "sang mêlè" avaient été très mal vu pendant plusieurs décennies au japon. On les avaient sans scrupules abandonnés à la naissance voire pire. Il existait même un cimetière de bébé métisse nippocoréen.
Mais ces dernières années le statut des métis avaient été nettement revus à la hausse, tellement que maintenant c'était très tendance.
Mickaëlla ne put s'empêcher de sourire à l'intervention de Mathilde, cela détendait quelque peu l'atmosphère et ça n'était pas plus mal, mais elle avait raison il était temps de se remettre au travail.
Mickaëlla sourit de nouveau mais cette fois, c'était à destination des gros bourrins d'Olodons qui avaient suivis une Mathilde qui prenait un malin plaisir à moquer les deux gardes. Mickaëlla était certaine que c'était une très mauvaise habitude et qu'ils risquaient de le payer.
Tout en continuant à sourire aux deux gardes lions elle s'adressa à Mathilde.

"D'accord mais c'est pas une raison pour en faire autant. On sait jamais on pourrait tomber sur quelqu'un qui comprends ce que l'on dit et ça nous mettraient dans une situation délicate. On a pas trop besoin de ça en ce moment."


Après cet interlude Mathilde lui expliqua en détails ce qui était arrivé et l'explication était des plus surprenantes. Mathilde avait fait simple c'était de la merde, et elle développa en expliquant ce que ces analyses lui avaient révélées. Ce putain d'anneau à la mords moi le noeud était totalement moisi et ça n'était qu'une question de temps pour qu'il tombe en miette. Après tout mieux valait que ça se passe avec eux plutôt qu'avec des goa'ulds mais elle aurait préféré que cela soit dans d'autres circonstances.
Cette protection ne valait pas un roupie et depuis un bail, fort heureusement pour les Olodons les goa'ulds ne s'étaient pas essayés à passer la porter des étoiles, sans quoi la surprise aurait été sans pareil.
Mathilde fit dérouler une simulation sur son ordinateur.
Mickaëlla avait compris ce que la baronne voulait dire, mais elle préférait la laisser lui montrer en image, mieux valait passer pour plus bête qu'on était.

Mathilde disait que les deux nouveaux avaient eu une chance  monstrueuse de ne pas se retrouver avec un bloc de ferraille sur le museau. Dans leur malheur ils avaient eu de la chance finalement mais pas sur que dans les jours à venir ils soient d'acord avec cette version.
Il fallait espérer qu'ils n'allaient pas se braquer avec les Olodons, cela nuirait aux négociations.
La question de Mathilde était pleine de sens, à savoir si ils devaient se sentir scandaliser pour le traitement qu'avait reçu les deux nouveaux ou si ils devaient prendre ça la légère.


"Je serais d'avis qu'on réclame la clémence pour les gardes. On a déjà de putains de mauvaises nouvelles à annoncer ça serait sympa d'avoir quelques alliés sur cette planète au cas ou."


Mathilde ne put s'empêcher de mettre en boite les deux nouveaux. Rien de bien étonnant quand on connaissait la Baronne, elle avait même été très avenante envers les rookies. Ces derniers n'avaient pas l'air d'apprécier la vanne par contre, il valait mieux éviter que les choses s'enveniment, et qu'ils se mettent à laver leur linge sale en public.

"Plutôt raide comme première journée. C'est plus que rare ce genre de baptême du feu. Il s'agit d'une mission diplomatique donc même si ça va pas être facile il va falloir prendre sur vous."


Mickaëlla s'était montré plus avenant que Mathilde et Ivan mais c'était loin d'être chaleureux;
Et ce qui attendait Jean était encore moins chaleureux

"Personne ne vas vous voler votre sac.
Pour précision pas de photo de mon arme longue.
Et retrouvez votre arme."

C'était quoi ce militaire qui laissait trainer son arme, même la toubib avait récupéré son famas.
C'était une faute professionnel qui pourrait leur coûter la vie en cas d'accrochage.
Décidément pour le reporter la journée s'annonçait longue très longue.

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Luc Daving
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Sam 21 Juil - 17:12

Avançant dans les longs couloirs du bâtiment, Luc suivait ses deux serviteurs, ceux-ci étaient dans grand enthousiasme, il avait le droit, à chaque nouvelles fresques, une explication de ce qu'elles représentaient. Beaucoup montraient des batailles, mais avec toujours un chef en tête, il était toujours représenter sur chacune d'entre elle et même dans certaines fresques non-guerrière.


Les deux personnes en sa compagnie se battaient presque à qui expliquerait tel ou tel fresque. Cela devenait assez pénible de les voir se couper l'un ou l'autre. Complétant les explications de l'autre, corrigeant l'autre. C'était une compétition pour les deux autochtones. Luc écouta d'une oreille, acquissent à chaque histoire sur les peintures mural, mais il gardait un oeil sur sa mission, trouver des points faible dans la structure, il n'en trouva aucun, peut-être deux-trois pilier positionner le longs des couloirs qui étaient surmontés de sculpture. Une charge de C4 et il pouvait s'effondrer au sol ralentissant d'éventuel renfort, mais en aucun cas couper l'accès, ça serait la seul option actuel et il faudrait s'en contenter.


Anhour, le nom du dieu revenait,sans cesse, toujours en première, ligne courageux, brave, le meilleur dieu en somme. Il se fichait de son enveloppe charnelle, il revenait toujours tel un dieu. Le suisse commença à se poser des questions et si c'était réellement un piège et que ce faux dieu était toujours là, peut-être le général. Sur quasiment toutes les fresques, i était représenter, mais aucune pour l'instant ne le montrait se faire massacrer par son peuple et les deux serviteurs avaient l'air d'avoir toujours une grande admiration pour ce-dernier. Luc pouvait comprendre que garder des fresques ou des bâtiments de leur passé montraient un pan de leur histoire, mais aucune ne montrait la fin du dieu et le ton enjoué des serviteurs à son propos n'était pas normal.
On faisait pareil sur Terre, on gardait les vestiges du passé malgré les horreurs qui on put se produire dans certains lieu, mais on ne vouait pas une admiration à ces-derniers.


Il fallait qu'il en parle à Rakel et de suite, il ne pouvait garder ses doutes pour lui, mais il ne s'attendait pas à ce qui allait suivre. Il avait reculer contre un des murs du couloirs pour observer toute la scène peinte en face quand soudain, il se retrouva plaquer dos au mur.


C'était les deux serviteurs, ils étaient collé contre lui. Ils ne voulaient pas le tuer, ils voulaient toute autre, l'homme posa sa main sur le ventre du militaire et la fit descendre dans son pantalon, tandis que la jeune femme commença à l'embrasser dans le cou toute en le caressant et essayant d'enlever son gilet. Luc fut énormément surpris et ne réussi pas à réagir de suite. Il ne savait plus quoi faire et en fut presque paralyser. Il ne savait plus quoi faire, jusqu'au moment où la main baladeuse de l'homme atteignit ce qu'il y avait dans son caleçon.


Luc attrapa le bras et le dégagea rapidement, il repoussa le serviteur le plus loin possible, la servante, elle, continuait toujours à l'embrasser, mais elle avait remarquer que Luc avait repousser le jeune homme et redoubla d'ardeur. Elle en profita pour se mettre face à lui et l'embrasser sur la bouche. Elle voyait ça comme un privilège, elle l'avait rien que pour lui et serait privilégiée, mais c'était sans compter sur Luc qui lui ne voulait pas,ni de l'homme, ni de la femme. Il saisit les épaules de la servante et la repoussa brusquement. Ce qui ne l'empêcha de tenter un nouvel assaut, mais le militaire s'écarta rapidement.


"STOP !!!"


Il venait de crier d'un ton ferme, la jeune femme s'arrêta net, le jeune homme se tenait derrière elle avec une mine dessus, qui ne tarda pas aussi à apparaître sur le visage de sa camarade.


" Je ne suis pas là pour ça, on retourne à mes quartiers et toi. Luc désigna le jeune homme. Tu vas me chercher Rakel, enfin celle qui était avec moi."


Ce dernier lança un sourire gêné, mais ne se fit pas prier pour accomplir sa mission, peut-être qu'il serait content d'avoir une nouvelle mission. Par contre la jeune femme indiqua à Luc de la suivre, mais ne se retourna même plus vers lui, elle marchait d'un pas rapide comme si elle voulait vite rentrer et ne plus avoir à faire à lui.
Drôle de peuple quand même, mais il pouvait comprendre, elle avait dû se sentir humiliée d'avoir été repoussé, surtout que malgré tout c'était une très belle femme. Il ne devait pas la laisser comme ça, elle pourrait être son alliée ou du moins ne pas avoir envie de le tuer. Il devait appliquer les directives de Mathilde. Il se rapprocha de la servante et lui ordonna de s'arrêter, elle s’exécuta sans broncher.


"Je suis désolé pour avant, mais... Il approcha sa bouche de son oreille et chuchota, tu me rejoins demain dans la nuit dans ma chambre. Je ne veux que toi et pas ton ami."


Le sourire réapparut sur le visage de la servante, elle répondit avec oui et ils continuèrent leur chemin. Luc espérait ne pas en arriver là et si c'était le cas, il lui faudrait trouver une nouvelle parade.
Arrivé dans les quartiers qui leur étaient attribué, Luc s'installa sur un des fauteuils, son arme posée sur ses genoux, il n'avait plus cas attendre le retour de Rakel.
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Rakel Peleonor
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Dim 22 Juil - 14:02

Une chose était clair, c'était que tout ceci sentait mauvais, d'un coup je ne pus que croire que nos potes les petits serpents sympa avaient fait une connerie, c'était obligé, je commençais à fortement douter que les goa'ulds avaient quittés cette planète, je commençais à me dire que les gardes étaient bien des jaffas, et que c'était pour cette raison que les armures étaient toujours là. Après tout c'était un peu étrange, je ne sais pas pourquoi, mais je commençais à trouver que tout ça sentait mauvais, nous étions prisonnier en quelques sortes, parce qu'à moins que l'autre partie de l'équipe ai trouvé un DHD, nous n'avions pas de moyen de quitter cette planète sans que nos hôtes soient d'accord, et si il se révélait qu'il s'agissait de Goa'ulds, je n'étais pas sûre que nous laisser repartir était réellement une option. Bon il fallait rester naturel, après tout le plan ne pouvait pas être de coincer une équipe SG sur leur planète. Soyons honnête, personne ne viendrait nous chercher, je l'avais bien compris au fur et à mesure des réunions que nous avions eut avec le général et nos chers représentants de l'état. Nous étions clairement en train de relancer le programme, si l'équipe était perdu en mission il serait totalement hors de question de lancer une équipe à notre secours, qu'importe si ils perdaient des éléments irremplaçable ou presque ça serait toujours moins la catastrophe que de voir une autre équipe partir au casse pipe ou de risquer de créer un événement catastrophique qui pourrait affecter la planète entière. Les petits frenchies qui étaient en train de mettre la sécurité de la planète en danger.

J'essayais de tirer les vers du nez de mon serviteur, tout en gardant une bonne distance, je voulais savoir pourquoi les choses passaient comme ça ici, montrant un fort intérêt pour l'histoire de cette planète pour ce qu'il s'était passé pour voir leur maitre tombe, ce qui les y avait poussé ou ils avaient trouvés la force et le courage d'affronter quelqu'un qui se faisait passer pour un dieu depuis si longtemps. Ma radio se mit soudainement à grésiller, la voix de Strucker se mettant à raisonner. J'avais eu raison sur ce coup là il s'agissait bien de recrue, je me doutais bien que le général ne devait pas être ravi de devoir envoyer des bleus sur le terrain pour une mission qui devait relancer le programme, mais je l'avais compris depuis longtemps, ce n'était plus réellement nous les maitres à bord. L'idée de savoir que les petits nouveaux venaient d'être abimé me faisait mal au cul, ça serait des reproches qui nous seront fait, même si nous n'aurions rien pu faire pour les éviter vu que nous n'avions pas eu la possibilité de téléporter pour nous rendre sur place avant nos nouveaux petits copains...

//Bravo de Alpha. Bien reçu. Terminé.//

Les nouvelles n'étaient pas bonnes, ça promettait d'être assez compliqué comme situation. J'espérais que leur système de défense était bidon mais au final ça changeait quoi? Même si il avait été fait en pâte à modeler j'avais des doutes que nos petits potes se disent que nous avions raison et que tout allait bien se passer, un petit repas autour d'un feu de camps, un gros câlin et on planifie un prochain barbecue. Je poussais un soupire, il ne fallait pas que nous soyons séparer comme nous l'étions ce n'était pas une bonne idée.

"On devrait retourner dans la loge, mes amis ne devraient pas tarder à revenir."

J'attrapais de nouveau ma radio, il fallait que l'on se replie histoire de préparer les choses au cas où ça tourne mal.

// Daving, on rentre à la loge, fait de même.//

Au même instant l'un de serviteur entrait dans l’alcôve.

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MickaElla Strucker
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Dim 22 Juil - 22:16

Mickaëlla ne put s'empêcher de reporter son regard sur les débris de l'anneau de Dan'ilk.
Un immense gâchis doublé d'une grosse perte de temps, les Olodons allaient du avoir du mal à prendre comme une bonne nouvelle le fait qu'ils aient mis à jour le fait que leur protection était obsolète.
Parce qu'il ne s'agissait pas que d'une protection qui verrouillait la porte des étoiles des Olodons c'était aussi un symbole.
Dan'ilk devait être héros de leur nation qui avait grandement contribué à leur victoire sur Anhour, détruire l'anneau de protection qui portait son nom même si cette anneau ne servait plus à rien n'allait pas être du goût de tout le monde.
Sans parler qu'il fallait que les Olodons les croient.
Cela faisait à peine quelques heures qu'ils étaient là, et même si les Olodons étaient un peuple plutôt sympathique et franc du collier, pas sur qu'ils prennent pour argent comptant ce que la baronne allait leur dire.
Et même si la classe dirigeante acceptait cette vérité il y aurait forcément quelques connards qui penseraient le contraire.
Les coutumes de cette planète faisaient qu'ils se provoquaient en duel pour un oui, ou pour un non, cela n'allait pas manquer de leur arriver c'était sur maintenant.
Dans ce cas de figure ils allaient devoir rapidement faire un exemple afin que personne ne puisse douter du sort qui attendent le malheureux qui oserait les provoquer.
Mais ça c'était dans l'hypothèse ou les Olodons les laisseraient libre et ne décideraient pas de les arrêter pour les juger.


"Ivan tu as repéré la présence d'un DHD?"


Si ils voulaient repartir sans que le consentement des Olodons il fallait qu'ils aient accès au DHD pour pouvoir rentrer les coordonnées de la terre.
Mais ils ne pouvait pas partir comme ça, déjà parce que le nombre de guerriers Olodons présent étaient bien trop important, ils n'avaient aucune chance en cas d'affrontement direct.
Et ensuite ils ne pouvaient pas simplement abandonner le reste de l'équipe comme ça.
Mais si elle avait eu le choix, elle aurait renvoyer mathilde, la toubib et le reporter par la porte direction le SGC, si les choses devaient tourner au vinaigre mieux valait avoir que des foudres de guerre sous la main et ne pas avoir dans les pattes du personnel non aguerri au combat en première ligne.
Si ils étaient capturés ça commencerait ici devant la porte et ça se répercuterait au palais, elle devait donc faire en sorte que Rakel soit au courant si cela devait arriver.


//Alpha de Bravo. Les analyses de la Baronne montrent que l'anneau était inefficient depuis longtemps. Sa mise Hors Service définitive n'était qu'une question de temps et attendait juste une ouverture non programmée. La Baronne est en train d'essayer de leur explique ça. On vous recontacte à l'issue pour un compte rendu.//


Mickaëlla avait parlé suffisamment fort pour que les deux équipiers qui n'avaient pas eu le temps de se rééquiper entièrement puisse suivre ce qui se passait.
Au moins maintenant ils étaient sur qu'ils n'étaient pas responsables de ce qui s'était produit.
Mais Mickaëlla avait utiliser cette communication radio pour garder son doigt, prêt à appuyer sur l'alterna déporté de sa radio.
Si les guerriers Olodons les mettaient en état d'arrestation la première chose qu'ils feraient c'est de figer la situation, de cette manière elle pourrait discrètement ouvrir une communication et avertir le reste de l'équipe restait au palais que les choses tournaient mal.
Elle espérait sincèrement que Mathilde allait trouver les mots pour calmer les Olodons mais elle doutait que cela marche.
L'expérience et les probabilités ne jouaient pas en leur faveur, il faut dire que cela aurait été une réaction on ne peut plus normal de la part des autorités de ce peuple que de les mettre en état d'arrestation le temps de démêler cette histoire.
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Ivan Naughart
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Lun 23 Juil - 23:46


Un nid à emmerdes, voici le merdier dans lequel ils étaient grace à ces nouveaux "renforts". En plus de tendre les relations diplomatiques naissantes ils avaient gagné un soldat sans arme d'épaule équipé juste d'une arme de poing et de caméras (Cf. Fiche de Mevel Razz)... Ce ne serait pas les caméras qui leur sauverait la peau sous le feu ennemi, et s'il espérait qu'en cas d'invasion Goa'uld, ces derniers prennent en compte la convention de Geneviève et ne tirent pas sur le personnel médical... Enfin bref, il ne fallait pas qu'il rumine non, ce n'était pas bon pour sa santé ! Il le faisait déjà suffisamment en temps normal.

Des deux recrues qu'il n'avait pas quitté, la jeune femme semblait la plus posée comparé au journaliste qui semblait bouillonner à la manière dont il protégea son matériel de l'intervention des pauvres servants qui s'étaient précipités tout en joie pour obéir à l'ordre donné par le Major, même si celà était compréhensible. Décidément, il y avait un second motif de le garder à l'oeil celui-là ! Il ne semblait pas avoir reçu les mêmes ordre qu'Ivan. Et entendre les deux nouveaux arrivants et une petite partie de leurs messes basses alors qu'il restait à proximité ne prévalait rien de bon. En guise de réponse et d'avertissement Ivan se racla la gorge, comme pour couvrir les propos qui pourraient être entendus par moins bien luné que lui. Il les gardait à l'oeil pour le moment, et certainement définitivement. Les surprises ? Il n'aimait pas vraiment ça, personne ne les aimait en mission d'ailleurs.

"Négatif Major." répondit-il à la demande au sujet du DHD.

Ils avaient bien planqué leur matériel, il était certainement dans une pièce secrète pour éviter toute activation non désirée par le personnel non habilité. S'ils voulaient s'enfuir, ce ne serait certainement pas par la porte ou leurs propres moyens. Peut-être que la Tok'ra se révèlerait utile pour une fois et serait leur équipe de secours après les avoir mis dans une galère sans nom pour la énième fois consécutives si bien qu'il en avait perdu le compte ?

Il se tourna vers les deux nouveaux camarades d'infortune qui étaient maintenant la cause première de tous leurs nouveaux soucis. Ces derniers finissaient de se préparer après le mésaventure composé majoritairement d'un accueil des plus douloureux de la part de leurs hôtes et de l'attitude habituelle de la baronne qui avait de quoi faire fuir en courant les personnes qui s'attendaient à quelque chose de plus humain.

"Vous restez avec moi. Je ne veux pas vous voir vous éloigner." il se tourna ensuite vers le journaleux "Mevel, ne pointez pas votre caméra en direction de nos hôtes, ils pourraient l’interpréter comme une menace en la confondant avec une arme. On a eut assez d'incidents pour aujourd'hui" après tout deux précautions en valaient mieux qu'une ! Puis il se tourna vers le Doc LaCroix "Doc, tout le matériel est fonctionnel ?" par matériel il indiquait évidemment l'arme en la désignant discrètement du menton. "Vous serez débriefé une fois que nous aurons rejoins le reste de l'unité."

Il restait maintenant à la Baronne de l'Argentière la lourde tache de les sortir de la galère en expliquant aux olodons ce qu'il s'était passé réellement. Et aux vues de sa manière d'aborder les choses... Il se pourrait tout simplement que ca se passe comme sur des roulettes vu que ces derniers reconnaissaient surtout les rapports de force.
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Mathilde de l'Argentière
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Mar 24 Juil - 4:46

Il fallait donc qu'elle rattrape le coup.

*Comme d'habitude...*

pensa-t-elle très fort, se retenant de peu de le faire à haute voix. Elle se rapprocha du général qui était bien trop occuper à couvrir ses quatre subordonnées d'injures et leur rappeler qu'ils étaient la honte de leur famille pour s'apercevoir de sa présence... contrairement aux guerrières à tête de panthère qui tournèrent ostensiblement la tête vers elle dans une posture qui n'avait rien d'amical aussi la baronne comprit qu'il valait mieux qu'elle ne fasse pas un pas de plus. Si les guerriers lions donnaient cette impression de frimeurs, ces femmes là au contraire laissaient penser qu'elle pourraient bien vous exécuter sans sommation si elle pensaient que c'était nécessaire.

"Général... Pourrai je vous parler un instant?"

L'officier se tourna vers la nippone, des éclairs dans le regard. Il se rappela ensuite qu'elle n'était pas de sa suite et était la diplomate terrienne, ce qui calma ses ardeurs belliqueuses. Il se redressa, s'éclaircit la gorge et fit signe à son interlocutrice de l'accompagner pour marcher un peu, chose qu'elle accepta avec déférence et sourire. Il baissa d'un ton pour que leur conversation ne soit audible que d'eux seuls.

"Je suis vraiment désolé de ce qui s'est produit, je vous assure que ces imbéciles le paieront de leur vie dès l'aube. Je leur arracherai le cœur moi-même à moins que vous vouliez vous en charger en tête que chef de la délégation terrienne?"

Au prix d'un effort immense, Mathilde parvint à garder un masque serein et parfaitement indéchiffrable, bénissant mentalement Madame Mullin malgré tout ce qu'elle pouvait lui reprocher. Aujourd'hui, ça la sauvait, les sauvait même. Elle aurait normalement été horrifiée et manqué de rendre son dîner à l'évocation d'arracher un cœur humain d'une poitrine, le drame d'avoir une imagination débordante...

On a atterri en Inde et ce sont des thugs... Pourquoi on ne pourrait pas tomber sur des gentils? Une fois, juste une fois! Des bisounours ou des petits poneys, des petites chatons tout kawaii...

Alors que son moi intérieur était en plein naufrage, elle répondit d'un ton calme et compréhensif.

"Je comprends votre courroux, général Alhassar. Je serai tout aussi irritée si mes ouailles avaient failli à la mission que je leur aurai donnée. Mais j'ai appris aussi que la mansuétude face à une situation exceptionnelle pouvait se révéler un ciment encore plus efficace que la crainte. Vos hommes vous respectent et vous craignent, il n'a suffit que de votre simple présence et votre expression pour qu'ils se jettent à genoux et supplient alors que pour votre société l'honneur est une vertu. J'aimerai solliciter une faveur et que vous en voyiez les effets sur vos troupes. N'y voyez aucune volonté de vous apprendre à diriger vos hommes, mais plutôt comme une opportunité de nouer des liens interculturels avant l'heure."

La société olondon n'était pas versée dans la rhétorique et l'ingénierie sociale, il n'étaient donc pas habitué à ce genre de discours, représentant des proies plutôt faciles tant qu'on évitait d'y aller de façon un peu trop évidente, le général opina du chef, charmé par la prévenance de la diplomate quand à son ego de chef et la description de l'autorité dont il avait fait preuve. Dieu que Mathilde détestait ça, mais c'était tellement utile.

"Ainsi, j'aimerai que vous épargniez ces hommes. Les punir pour leur faute certes, mais épargner leur vie et leur laisser la chance de se rattraper, de racheter leur honneur. Chez nous, sur Terre, il y a une expression qui dit "se battre comme un lion" pour désigner quelqu'un qui se bat avec une force, une fougue et une bravoure inégalables. Je pourrai sans trop m'avancer vous dire que ces quatre là seront dès lors l'incarnation de cette expression et encore plus que tout autre seront prêts à tout pour vous satisfaire.
Appliquée avec pondération et mesure, la mansuétude fait des miracles pour le moral des troupes. Savoir que son chef est sévère, mais sait de temps en temps donner une chance de racheter ses fautes, donne cet espoir de lui montrer que l'on est vraiment le plus fervent de ses soldats. Et si d'aventure cela les humiliait, vous pourrez leur dire qu'il devront surmonter ce fardeau à la mesure de leur échec et montrer à tous qu'ils peuvent redevenir des guerriers honorables et honorés. Ce qu'ils feront avec zèle et empressement. Dans ce cas précis vivre honteux sera plus douloureux qu'une mise à mort, fut elle en arrachant quelque organe vital."


Le général était plongé en pleine réflexion. La possibilité d'être adulé et craint et respecté... Le beurre, l'argent du beurre. Elle était diablement intéressante cette petite crémière! Ça cogitait sévère, mais trouvait des problèmes aussi.

"Et s'ils échouaient dans leur entreprise, s'ils ne pouvaient me prouver qu'ils valent la peine de surseoir à leur exécution?"

La réponse vint du tac au tac, la diplomate s'attendant à cette remarque.

"Dans ce cas vous pourrez faire preuve d'un courroux de votre déception et sans doute celle du reste de vos gens et d'une fermeté sans faille. Il faudra que les gens s'en souviennent afin que personne n'oublie que si vous êtes magnanime, vous pouvez être implacable. Cela devrait motiver les gens à rester dans le droit chemin et ceux qui ont fauté une fois à faire encore plus d'effort pour ne pas finir comme les pauvres bougres que vous avez châtiés de façon exemplaire et mémorable." Elle tapa du poing dans son autre main pour ponctuer sa phrase arborant un sourire angélique contrastant avec son propos. "Mais comme je vous le disais, c'est une simple expérience que je voulais partager. Peu importe votre décision, je suis malgré tout heureuse et reconnaissante que vous ayez pu sauver la vie de mes subordonnés."

Le général cherchait ses mots, visiblement confus suite au numéro de demoiselle aux yeux de biche de la noble qui se disait en son fors intérieur qu'il ne lui manquait plus qu'à rejouer une scène d'Autant en emporte le vent pour qu'il la demande en mariage à le voir piquer un fard et se retrouver muet comme une carpe.

"Vous venez? Si nous restons plus longtemps à l'écart, ils vont commencer à se poser des questions et ces femmes à casque de panthère vont vouloir aiguiser leurs griffes sur moi."

La baronne partit d'un petit rire mutin et après avoir laissé le général reprendre ses esprit et ouvrir la marche, retrouva son petit monde, laissant tout le monde profiter de l'accès de bienveillance du général face aux quatre guerriers qui croyaient que tout à coup c'était Noël, Ranuka, leur fête, Laïd, leur anniversaire et Pâques. Bon, personne n'était dupe de ce qui s'était passé et après avoir baisé les pieds - au sens littéral - de leur chef, les soldats graciés lancèrent quelques regard larmoyants de reconnaissance à la terrienne de poche qui arborait un petit sourire satisfait et malicieux de marquise quand elle se tourna vers ses coéquipiers.

"Booon... Maintenant qu'on a évité la séquence arrachage de coeur sans anesthésie pour ces idiots là, je pense que l'on peut rentrer au bercail vous ne croyez pas? Parce que j'aimerai bien une nuit décente avant de me lancer dans des négociations interplanétaires...
Je demanderai à ce qu'ils fassent venir des médecins dans notre aile pour faire examiner les blessés. Avec un peu de chance ils disposeront de la technologie médicale goa'uld ou de quelque chose approchant, sinon si demain lors de la réception on vous demande ce qui vous est arrivé, dites que vous êtes tombé du lit ou dites que l'autre à une tête encore plus amochée que la vôtre, même si cela semblera peu crédible, les Olodons sont bon public.

Et s'il vous plaît, ne me faites plus jouer du violon au général sinon il me passera la bague au doigt et ça serait problématique, j'ai des goûts bien arrêtés en matière de bagues."
S'adressant plus spécifiquement à Mickaella. "Est ce que tout le monde est prêt à partir et tout le matériel récupéré, même celui hors service?"

Mathilde semblait bien plus détendue qu'à leur arrivée et s'était adressée d'un ton détendu à tout le monde, y compris les deux nouveaux. Elle ne les avait même pas fusillé du regard ou parlé d'un ton moqueur. L'orage était passé, ils en avaient pris pour leur grade, elle n'était pas du genre à s'acharner pour si peu... Enfin, la plupart du temps.


Dernière édition par Mathilde de l'Argentière le Sam 20 Oct - 17:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Mar 24 Juil - 12:50

Jean l’avait mauvaise et Emilie comprenait pourquoi. Il y avait franchement de quoi, entre l’accueil à la mords moi le nœud des Olodons, et l’accueil tout aussi amical des « copains », il y avait de quoi être un peu bougon. Néanmoins, il fallait faire preuve de professionnalisme dans l’adversité, ce qu’elle s’employait à faire, et que Jean allait s’employer à faire lui aussi. Elle le connaissait maintenant depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’il blaguait en étant aigri, mais qu’il ne jetterait pas aux orties ses compétences.

« On prend sur nous Major, pas de problème. », confirma Lacroix, histoire d’enfoncer le clou. Et c’était le cas. Car si ça ne tenait qu’à elle, elle serait bien allée mettre un bon coup de ranger dans la tronche d’un de ses abrutis pour lui faire passer le goût du pain. Puis elle aurait demandé justice et jugement pour ce traitement inhumain, qui aurait pu être bien pire sans l’arrivée des huiles. Mais voilà, c’était une zone de non droit terrien, et il fallait s’en tenir à ce qui se ferait de mieux ici.
Elle ne souhaitait pas la mort de ces imbéciles, mais une bonne remise en place ne leur ferait pas de mal. Heureusement, du coup, que Mathilde alla négocier leur vie, car elle aurait détesté assister à une exécution juste parce qu’elle s’était fait taper dessus. Au final, elle n’avait pas grand-chose, et c’était surtout l’amour propre qui avait le plus dérouillé.

Nous y étions dans le cœur du problème. Ce n’était pas tant le fait qu’ils soient des nouveaux qui était embêtant, c’était le fait que Mevel soit un reporter. Généralement, les fouilles merdes de journaleux n’étaient jamais vraiment bien vue dans la Grande Muette. Si Emilie pouvait partager quelques à-priori sur ces gens, elle considérait Jean Eude comme un militaire avant tout, puisque c’était bel et bien le cas, comme eux tous ici, ou presque. Par conséquent, ce n’était pas un boulet comme un civil qui n’avait pas tout les codes, et elle espérait que leur avis sur le bonhomme aurait changé d’ici à la fin de la mission sur cette planète. Emilie n’entra pas dans la discussion, puisque cela ne la regardait pas, elle se contenta juste de faire quelques hypothèses entre l’arme longue et intime du Major et sa virilité absente naturellement. Etait-ce une façon de compenser une quelconque envie transgenre ? Ou un souhait inavoué ? Lacroix haussa des épaules dans le vide, comme si sa réflexion intérieure n’était pas des plus pertinente. Généralement, elle n’aimait pas la psychologie de comptoir, et pour le coup, s’en était bel et bien. Elle passa rapidement à autre chose.

La médic ne se sentait pas du tout responsable de la chute de cet amas d’acier qui avait manqué de peu de les écraser à leur arrivée. Elle ne pouvait pas se sentir responsable puisqu’elle n’y était absolument pour rien. Avec la communication radio du Major, elle apprenait tout simplement les raisons de l’accident.
En attendant, l’autre militaire venait donner lui aussi quelques conseils démontrant d’une certaine partialité concernant le reporter. Emilie avait envie de se mêler de tout, mais elle ne voulait pas défendre son aide de soin à tout va, de peur de le décrédibiliser dans le même temps et de se faire passer pour la copine qui défend son chéri, ce qui n’était pas le cas. Elle avait juste tendance à ouvrir sa gamelle un peu trop souvent, et trop facilement, ce qui avait tendance à lui causer des problèmes.

« Tout est fonctionnel. », répondit-elle avec un sourire mi-figue mi-raisin, qui n’était pas vraiment une volonté de sa part de tirer la gueule, mais les quelques boursoufflures de son visage lui faisaient affreusement mal et ça tirait sur la peau lésée. Elle tapota sur l’arme du plat de la main pour confirmer ses propos et se donner bonne figure en plissant les lèvres. Quoiqu’il en soit, elle était satisfaite de savoir qu’ils seraient débriefés une fois en lieu sûr. « Ok, super. ».

Juste le temps pour le docteur de l’Argentière de revenir de son entrevue avec le type qui passait pour être le supérieur de la demi-douzaine de trou du cul qui leur étaient tombés dessus. Ces derniers écoutèrent leur général, avant de se jeter à ses pieds pour les lui embrasser. Il y avait fort à parier que leur tête au carrée ne serait pas punie. Emilie poussa un soupir, tandis que Mathilde s’exprimait. Bon quelque part, la petite introduction quant à la menace qui planait sur ces six là, fit comprendre à Lacroix que c’était sans doute mieux ainsi. Comme elle le soupçonnait, ces barbares auraient été capable de les trucider. Elle ne pensait pas que le docteur plaisantait malgré son petit air. Elle devait simplement reprendre les termes employés par le général, qui avait poussé une sacrée gueulante, il fallait bien le reconnaître.

« S’ils sont bons publics alors... », fit-elle ironique. Elle ne comptait pas foutre la merde dans les négociations, donc elle n’irait pas opposer sa version des faits à tout le monde, mais elle se contenterait de suivre les conseils directifs de de l’Argentière. « Franchement, un peu d’éclairage la nuit ne ferait pas de mal, non seulement on se prend un orteil dans un meuble, mais en plus, tous les meubles de la pièce te tombent sur la gueule pour te la casser en même temps », s’imagina-t-elle en train de répondre. Susceptible, le meuble Olondon. Comme leurs proprios. « Mais pas de soucis, je serai évasive. », confirma-t-elle avec un petit signe de tête positif. La « baronne », puisque c’était là le surnom qu’avait employé Strucker en parlant d’elle à la radio, semblait plus positive que toute à l’heure, et Emilie n’avait pas spécialement envie de se prendre la tête avec elle.

La jeune femme vérifia du regard où se trouvait son sac, constatant qu’il était toujours dans les bras du type qui l’avait récupéré, elle jeta un coup d’œil à Mevel, puis elle revint vers Mathilde. « Prête. »
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Jean Mevel
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Mar 24 Juil - 17:27

Arrivé à ce niveau de frustration, jean se retrouvait toujours confronté à un choix.
Soit il l’ouvrait, soit il la fermait. La première solution était toujours la plus tentante, histoire de montrer les dents et de leurs faire comprendre que le petit reporter n’était pas forcément une cible facile. Mais en mission et dans cette situation, c’était la porte ouverte à n’importe quoi. Ce n’était vraiment pas la solution la plus intelligente. Il fallait patienter.

Quand le Major lui rappela qu’on ne lui volerait pas son sac, Mevel écarta sa main et laissa le serviteur le récupérer, la mort dans l’âme, en ne voyant à l’intérieur que la trousse médicalisée. S’en séparer, c’était au même titre que se séparer de son flingue pour un militaire. Mais si le Major l’avait ordonné de manière aussi légère, c’est qu’elle devait être sûre d’elle. Elle en assumerait les conséquences si jamais il se passait quelque chose. C’était ça l’armée, non ?

Jean avait toujours du mal sur ce genre de choses. Les ingérences des supérieurs qui allaient jusqu’à l’équipement que portait un soldat. Au point qu’ils ne seraient finalement que des marionnettes décérébrées. Ce n’est pas pour ça qu’il avait signé. Enlever les outils de médecine aux médecins, pourquoi ? Parce que c’était une mission “diplomatique”...
Un blessé et la toubib n’aurait qu’un IFAK pour agir.

« Oui, major. » fit simplement le reporter, répondant également à la censure imposée.

Peut-être n’avait-elle pas non plus remarqué que son appareil photo était bousillé.
Bref, il fallait être patient. Les laisser venir, les laisser se gargariser. Jean était là pour faire un boulot, on l’empêchait de travailler, alors il ferait le nécessaire : jouer le jeu et régler les comptes plus tard.
D’ailleurs ce fut le tour du sergent. La caméra maintenant...

« C’est une gopro, sergent, elle est fixée et je ne... »

Oui, bon. Ca demanderait trop de temps de lui expliquer que ce n’était pas comme une caméra que l’on manipulait à la main. Ne pas pointer les autochtones avec, qui soit dit en passant l’avait déjà bastonné alors qu’il était toujours actif sur son gilet, ça revenait à marcher à reculons. Ou bien lui demander comment ils feraient la différence entre gopro allumée et éteinte. Bref, encore un ordre de censure et la pratique n’était pas son problème. Ce sergent avait un cheminement de pensée qui lui semblait légitime pour lui en donner l’ordre alors Mevel allait obéir. Il fallait être patient.

« Laissez tomber, je vais l’enlever... »

Ce serait mieux comme ça. Le reporter démonta sa caméra et la plaça dans la poche de son gilet. Et voilà, objectif rempli. Prochaine étape, la suppression de son stylo et de son bloc note ? Ou alors ils reliraient ce qu’il a marqué pour choisir ce qu’il avait le droit de produire comme article ?

Ce n’est pas nouveau pour Jean. Le journaliste est régulièrement perçu comme moins que rien le plus souvent, ce qui faisait que n’importe quel soldat, qu’il ai un grade ou non, se sentait le droit d’imposer une censure simplement parce qu’il l’avait décidé.
N'importe qui pouvait déclarer ce que le reporter avait le droit ou non de filmer ou de photographier et ça semblait normal.

Par exemple, là, les accréditations qu’il tenait du ministère de la défense ? Ignoré.
Que son travail soit exclusivement produit pour le SGC et le programme Porte des Étoiles ? Rien à cirer.
Qu’il était missionné pour couvrir la rencontre en toute liberté ? Oublié.
Les voilà tous plus illuminés et clairvoyants que l’ordre de mission produit par le Général. Parfait.
Mais seraient-ils aussi sûr d'eux quand Jean devra expliquer au Général qu'il n'a pas pu remplir sa mission sur LEURS ordres ?

Mevel garda le silence.
Plus de sac médical, plus de caméra. Il se sentait nu comme un vers et c’était ses propres collègues qui avaient fait ça. Ça le mettait encore plus en colère. Ils avaient fait de lui le boulet qu'il voyait en somme.

Il écouta simplement la scientifique puis suivit le mouvement. Il n’avait pas remarqué le coup d’œil de sa collègue, trop embarqué dans son besoin de self-contrôle. Il lui tardait vraiment de trouver le chef de cette équipe d’exploration. Savoir s’il pouvait enfin faire son travail ou s’il devait simuler la roue crevée pour rassurer les collègues dans leur partialité et leurs préjugés.

« Prêt aussi. »
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Deimos
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Mer 25 Juil - 1:47

L'équipe avait pu récupérer les deux pioupious égarés et les premiers soins avaient été appliqués rapidement par les blessés eux même, normal quand vous êtes les médics...
Le général Alhassar avait mis en pratique les conseils de la diplomate terrienne et après avoir laissé les quatre ex condamnés à mort s'humilier un peu en remerciements, il leur colla dans la bouche des sanctions disciplinaires qui furent presque accueillies avec joie. En même temps quand on passait d'une extraction de palpitant à vif à du récurage de chiottes, même si c'était pour une année ou des patrouilles en zone infâme, on ne pouvait qu'être heureux du dénouement.
On pouvait cependant noter que si les lions étaient tout miel avec les terriens maintenant, les panthères quand à elle dégageaient une froideur teintée d'hostilité. De toute évidence les guerrières n'avaient pas goûté la façon dont les choses s'étaient déroulées.

Alhassar sonna le rappel et tout le monde repartit vers la ville, ils purent voir que les Olodons avaient quand même de la ressource. Le support de la Porte pivota sur lui même à l'horizontale et au lieu de donner sur la petite plateforme, l'horizon des événements pointait sur le vide et une chute d'une effroyable hauteur pour finir on ne sait où, aplati.
Voyant le regard médusé de la Baronne, il la rassura ou pensa le faire.

"Ne vous en faites pas, si jamais les vôtres passaient sans nous avertir nous pourrions rapidement mettre la Porte dans sa configuration initiale."

Le souci étant qu'alors toute une équipe aurait sans doute eu le temps de passer et de prendre une option sur une chute mortelle. Mais ce n'était pas ce qui la faisait pâlir sensiblement. Dans cette configuration, ils ne pourraient jamais passer la Porte, tout simplement. Elle sourit poliment au général qui semblait totalement sous le charme chose qui rendait les panthères d'autant plus hostiles. Sans même faire ou dire quoi que ce soit, pas mal comme aura.

De retour dans leurs pénates, tout le monde put se retrouver, les deux touristes arrivant juste avant l'équipe de la Porte.

La baronne demanda alors au général s'il pouvait leur envoyer des soigneurs si ces derniers maîtrisaient la médecine goa'uld ce à quoi il acquiesça, lui assurant qu'ils auraient droit aux meilleurs des médecins, ceux de sa propre suite.
Ces derniers arrivèrent moins d'une demie heure plus tard, il s'agissait de deux femmes qui semblaient avoir connu des jours meilleurs, elles avaient les traits tirés et pour ceux qui avaient une formation médicale donnaient tous les signes d'un empoisonnement aux radiations de faible intensité, suffisamment cela dit pour les affaiblir. Pour autant elle ne se traînaient pas, souriaient et semblaient vivre leur mal avec une résilience admirable.
Elles employèrent des instruments médicaux goa'uld avec une rare efficacité, réduisant les plaies et bosses à de simples marques en quelques minutes. Leur prévenance était un agréable changement pour les deux nouveaux.
Elles repartirent une fois leur office terminé avec autant de modestie et de discrétion, laissant derrière elles deux terriens quasiment rétablis et sans doute ébahis devant ce miracle médical. Ils avaient certes lu des choses incroyables sur la technologies goa'uld, mais c'était la première fois qu'ils la voyaient en action. Dans les esprits cependant flottait une drôle de sensation. Certains se rappelaient que pour employer cette technologie, il fallait avoir du naquadah dans le sang, ce qui était sans conséquence quand on était un goa'uld voire un jaffa, mais fatal à plus ou moins moyenne échéance pour un humain. Ces deux femmes ne vivraient sans doute pas longtemps vu les stigmates de leur empoisonnement.

Huit serviteurs arrivèrent, expliquant qu'ils étaient là pour s'occuper des deux nouveaux arrivants, chacun héritant eux aussi de deux jeunes hommes et femmes ne voulant qu'une chose, leur faire plaisir et les soulager de tout travail.

La nuit allait enfin pouvoir se poursuivre normalement après un petit souper prévu pour satisfaire les appétits tardifs. Leurs domestiques aux petits soins demandaient ce qu'ils pouvaient faire pour combler leurs maîtres, quoi qu'ils puissent demander. D'autres étaient plus audacieux et prenaient des initiative, servant à boire et à manger avant même qu'on leur demande, les bains avaient été préparés, certains poussaient la chansonnette et jouaient de la musique pendant que les derniers les gratifiaient d'un spectacle de danse mêlant de la sensualité à des gestes se rapprochant presque de la capoeira, chansons racontant différentes batailles glorieuses du passé.

On pouvait malgré tout remarquer qu'aucun n'abordaient la question de Anhour.
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Rakel Peleonor
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Mer 25 Juil - 9:21

//Bravo de Alpha. J'attends votre retour. Terminé.//

Merveilleux, j'avais raison mais je n'étais pas persuadée que nos hôtes voient les choses de la même façon.Le retour dans notre loge se fit sous tension, j'étais inquiète, il y avait quelque chose de pas normal durant cette mission, il aurait peut être fallu s'en douter, les informations des Tok'ras étaient rarement exactes, enfin surtout quand ses informations nous étaient destinées, le genre d'allié dont on pourrait bien se passer, mais les hauts placés étaient persuadés qu'ils étaient des sources d'informations sûres et on n'était pas réellement payés pour réfléchir, bienvenue dans l'armée... Je n'avais même pas fait part de mes doutes, le général et moi devions parler d'une seule et même voix, ça aurait fait tache, et pour être honnête j'aurais été prête à tout pour récupérer mon ancienne vie, vu comme ça ce n'était plus réellement une bonne idée, cette vie je ne la récupérerais jamais... Se fut dans les couloirs que je retrouvais Luc, et pourtant nous restions silencieux, mais je voyais bien dans son regard que quelque chose n'allait pas, avec un peu de chance il pourrait confirmer mes doutes. Je m'attendais presque à trouver le reste de la troupe mais personne n'y était pour le moment mis à part nos serviteurs.

"Tu as appris des choses?"

A voir sa tête, il avait sans doute eu le droit au même programme que moi. Je me laissais tomber dans un fauteuil, essayant d'occuper mes serviteurs pour ne pas avoir à supporter de contact physique, je voulais à boire, à manger, non pas ce fruit là plutôt l'autre, et si il pouvait le couper, et je voulais que mon lit soit bien fait, et pourquoi pas que l'on me préparer une bassine pour un bain de pied, mais avec de l'eau chaude mais pas trop, bref, je finis par être assez exigeante pour avoir un peu la paix pendant que je me passais mes mains sur mon visage.

"C'est étrange de chasser un maître bon et juste, non? Parce qu'on peu être honnête un instant? Nos dirigeants sont ni bons ni justes et pourtant ils sont toujours en poste. Et les gardiens tête de lion on quelque chose de sanguinaire, il y en a un qui aurait bien étripé mon guide si je n'avais pas été là, j'ai bien cru que ça allait finir en bain de sang."

Luc n'eut pas le temps de me répondre que les autres arrivèrent à leur tour. Je me redressais pour aller saluer les nouveaux, qui les pauvres étaient dans un sale état, j'allais me faire taper sur les doigts moi...

"Et bien je vois que vous avez eu le droit au baptême du feu. Lieutenant Rakel Peleonor Cosey, bienvenue dans l'équipe."

Après tout nous avions tous eu le droit à ce genre de problème à un moment où un autre. Si je voulais réellement me souvenir d'une mauvaise mission il me suffisait de penser à la première où sans Matt nous ne serions peut être pas revenu... finalement à la demande de Mathilde des soigneurs armés de technologie goa'uld vinrent effacer les traces des sévices subis par nos deux nouveaux. Il était clair que la population lambda ne savait pas quoi que se soit si un goa'uld était toujours au pouvoir, sinon je n'étais pas sûr qu'elle prendrait aussi bien leur empoisonnement au naquadah. Finalement je décidais de me tourner vers Mathilde une fois que les deux bleus furent sur pieds :

"Pourquoi ils évitent tous le sujet de Anhour? Le peu d'informations que j'ai obtenu c'était que c'était un faux dieu presque juste et bon, nan mais sérieusement, on a déjà vu un goa'uld juste et bon? Il ne semblait pas nourrir de mégalomanie, ne semblait pas les torturer pour le plaisir, c'est pas la description habituelle de nos petits potes..."

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MickaElla Strucker
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Mer 25 Juil - 19:54

La réponse d'Ivan mettait encore plus Mickaëlla sur ses gardes.
Il était d'une nature plutôt détendue et là il était plutôt tendu, c'était bien un signe que la situation était dangereuse est susceptible de basculer à n'importe quels moments.
Et en voyant l'attitude des guerrières panthère prêtes à bondir sur Mathilde alors qu'elle se dirigeait vers le général cela pourrait bien arriver plus tôt que prévu, Mickaëlla en profita pour basculer le sélecteur de tir de son arme en full auto.
Mathilde et le général allèrent discuter à l'écart hors de portée d'une ouïe humaine, elle entendait Ivan gérer les deux nouveaux équipiers.
Pendant tout le temps que Mathilde conversait les guerrières panthères étaient aux aguets du moindre signe qui leur donneraient la possibilité d'entrer dans la partie de manière plus active.
Mickaêlla les sentait prêtes à en découdre, elles en avaient même envie. Elles lui faisaient penser à ces fauves ayant goûter la chair humaine et en ayant pris goût, il n'y avait qu'une seule solution les abattre. Les panthères toisaient les guerriers lions et jaugeaient les terriens. Si elles se décidaient à leur sauter dessus, elles pourraient bien avoir une sacré surprise quand au résultat, car même si Mickaëlla ne comptait que deux guerriers à cet instant dans leur groupe c'était loin d'être les plus manchots de l'équipe et eux aussi disposaient d'une sacré capacité de feu.


Fort heureusement personne n'eut à sauter, tirer, éviscérer, son prochain ce qui ne semblait pas du tout être du goût des guerrières panthères. Par contre les guerriers lions étaient on ne peut plus reconnaissant envers Mathilde, il faut dire qu'elle venait de leur sauver les miches.
Mickaëlla se demanda si le pire dans cette histoire n'était pas le fait que Mathilde était totalement satisfaite d'elle même. Ils allaient en entendre parler pendant un petit moment de ce tour de force.
D'ailleurs Mickaëlla ne pouvait s'empêcher de se demander comment les Olodons pouvaient prendre la destruction de leur Iris avec autant de décontraction.
Mathilde était en train de reprendre ses manie de sang bleu, elle les commandaient comme si ils étaient les serviteurs Olodons et voulait savoir si tout le monde était prêt à repartir.

"Bien évidemment votre altesse nous y avons veillé.
Déjà vous êtes comblés en matière de serviteur, mais ça commencerait à faire beaucoup sur votre CV.

Mais plus sérieusement y a que moi que ça choque qu'ils prennent la destruction de leur protection aussi bien?"

C'est alors que tous eurent la réponse à cette question.
Non les Olodons n'étaient pas dépourvu de toute protection, la porte avait basculé a l'horizontal et l'horizon des événements donnait dans le vide ce qui promettait un chute vertigineuse, cela les protégeait de la plupart des menaces, mais un groupe de commando de terriens avisés d'une telle protection n'avait qu'à s'équiper de voile de base jump et ils pourraient poser pieds sur cette planète.
Bon après il fallait se coltiner leur guerriers, mais son estime sur les guerriers avaient elle aussi fait une chute libre.

Au moment de remonter dans le véhicule anti-grav elle remarqua que le journaleux n'avait toujours pas d'arme. Ce mec venait sur une planète comme celle-ci sans être équipé d'une arme autre qu'un pistolet, même la Toubib avait compris qu'elle était une militaire et qu'elle devait pouvoir faire le coup de feu si nécessaire. Si Hartman voyait ça.

//Alpha de Bravo. La situation est de retour à la normale, la porte est sécurisée on fait retour au palais.//

Le trajet de retour se fit sans encombre jusqu'à leur suite.
Rakel souhaita la bienvenue aux nouveaux avec entouhsiasme et elle se disait qu'il n'y avait vraiment pas de quoi.

"Plus on est de fou..."

Sans prendre la peine de terminer l'adage, elle ordonna aux serviteurs de déposer les sacs qu'ils trimballaient, avant de s'adresser au docteur, tout en déposant son propre bardas.

"Je suis secouriste Docteur. Je suis formé au premier secours d'urgence de niveau 2, j'aimerai vous examiner en attendant les soigneurs Olodons pour m'assurer que vous allez bien."

Mickaëlla n'avait qu'une confiance relative dans les Olodons, et elle préférait s'assurer elle même que leur responsable médical était en parfaite santé. Elle était ce qu'il y avait de plus important avec les armes et les transmissions.

Quand les soigneurs Olodons arrivèrent, ce fut la surprise.
Il s'agissait de deux femmes et sur le champs Mickaëlla remarqua les symptômes d'irradiations. Elle n'était pas médecin mais elle avait potassé le sujet, Hégémonie n'avait que peu de scrupule et l'expérimentation humaine étaient dans leurs habitude.
Comme de bien entendu le résultat parut miraculeux mais si il n'avait été que de Mickaëlla elle aurait refusé les soins.
Rakel attendit que les soigneuses soient parties pour prendre la parole et elle s'étonnait que les serviteurs qu'ils avaient croisés pensent que Anhour n'était pas si cruel.
A y réfléchir est-ce que la vie avait tellement changé pour eux.

"La cruauté la justice, c'est souvent une question de culture et de point vue.
Sur notre planète il y a des tribunaux tribaux qui pour punir un viol, condamne la sœur, ou la femme du prévenu a être violé par l'ensemble des hommes de la famille offensé. Et ils appellent ça justice."


Et même si cela avait tendance à disparaitre, il s'agissait d'un réel problème qui était tenace. La nature humaine pouvait être des plus horribles parfois, certes pas autant que des goa'ulds mais on était loin d'être mauvais dans ce domaine.


"Est-ce que pour les serviteurs les choses ont tant changés que cela? On a des servants prêts à se plier en quatre pour nous. Des soigneuses qui souffrent d'un empoisonnement au naquadah. Et on a pu voir que même chez les guerriers il y a une hiérarchie."


Rakel et Luc ne savaient pas tout ce qui s'était passé et il était temps de faire un rapide débriefing histoire qu'au moins le chef militaire c'est à dire Rakel ait tout les informations en mains entre autre la présence d'une unité d'élite parmi les guerriers Olodons.

"Pour nous escorter jusqu'à la porte, le général avait réquisitionné une escouade de guerrière à tête de panthère. Rien que leur présence a fait chier dans leur froc tout les autres guerriers. Je pense que si Mathilde avait pas réussi à calmer le jeux, le général aurait fait planter sur une pique la tête des guerriers présent à la porte et nous auraient fait servir leur cœur et leur foie pour le diner."


Cela pouvait passer pour une blague mais Mickaëlla pensait réellement ce qu'elle disait et elle voyait bien le général faire ça de ses propres mains de la décapitation jusqu'au service à table.

"Ce peuple a l'air d'être très pragmatique pour ne pas dire cruel."


Mickaëlla ne voulait pas mettre en l'air les négociations mais l'histoire des serviteurs lui déplaisaient, et les indices suivant l'avaient confortés dans la forte hiérarchisation de la société.

"Ils ont un système qui fait basculer la porte à l'horizontal et qui mets l'horizon des événement au dessus du vide. Mais en cas de communication de la base le général nous assuré qu'il pouvait rapidement la rebasculer. C'est rapide mais pas assez pour empêcher une équipe de tomber au fond du ravins. Il faudra prévenir la base à la prochaine communication."


Cela éviterait que les prochaines recrues s'écrasent comme des météores au fond d'un ravin. Mais il y avait quand même bien peu de chance que cela se produise, le problème était surtout de pouvoir repartir et là les options étaient plus que limités.

"On n'a toujours pas repéré de DHD ou de dispositifs de commande, donc sans le bon vouloir des Olodons, quasi impossible d'arriver sur la plate forme, tout comme ouvrir un vortex, et faire rebasculer la porte."



Si il devait  y avoir un départ en catastrophe ils n'iraient pas bien loin.
Entre les guerrières panthère, le nombre de guerrier lion et les difficultés pour rejoindre la porte et l'activer. Cela faisait beaucoup de paramètre qui jouaient contre eux et maintenant Mickaëlla comprenait clairement pourquoi le général n'était pas si inquiet que cela pour la porte.
Par contre d'ou venait l'anxiété qu'ils avaient perçu.

"Par contre ce que je trouve étonnant c'est l'angoisse du général quand il est venu nous chercher et qu'au final elle concernait l'état de santé des nouveaux arrivants plutôt que la protection de la porte des étoiles.
Il y a fort à parier que lui aussi risque sa tête en cas d'impair diplomatique."


C'était l'analyse de Mickaëlla, mais certainement que Mathilde avait déjà envisagé cette possibilité. Dans tout les cas elle était bien contente de ne pas être charge de la partie diplomatique et pas malheureuse de ne pas avoir à gérer le côté militaire.

Elle tourna la tête vers le reporter.

"On a du matériel de captations d'images, et audiovisuel dans la mule. Il devrait y avoir de quoi remplacer ceux qui ont été cassés.

Hésitez à faire un maximum d'enregistrement ça nous fera des données à exploiter.
Elle tourna la tête vers Mathilde
Mathilde il faudrait peut être que vous expliquiez son rôle aux Olodons, vous qui savez si bien y faire.
Elle retourna la tête vers Mevel
Ils sont marseillais sur les bords et au milieux mais vous aurez de l'info."

Mickaëlla n'essayait pas de supplanter l'autorité de Rakel, mais elle ne comptait pas comme par le passé se brider. Elle avait des idées pour le bon déroulement de la mission et elle comptait les partager avec le reste du groupe, même si parfois elle pouvait sonner comme des directives.
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Luc Daving
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Ven 27 Juil - 20:22

Luc se retrouva avec Rakel et leur serviteur dans le couloir en direction de leur quartier offert gracieusement par se peuple. Aucun des deux ne parla, il croisa le regard de sa collègue, mais ne tenta même pas d'engager la conversation, pour Luc, Anhour dirigeait toujours cet endroit, il n'avait pas toute les preuves et ne pouvait que dire des suppositions, mais pas ici, pas au milieu de ce couloir. Les murs avaient sûrement plein d'oreilles et de plus les serviteurs pouvaient les écouter.


Il avait l'impression de devenir paranoïaque en agissant ainsi, voir le mal partout, les complots et tout ce qu'on pouvait trouver sur internet, mais à force de tomber sur des missions qui tournaient mal, il y avait de quoi le devenir. Il fut brièvement sorti de ses pensées par sa radio. On leur annonçait que tout était sous contrôle, Tant mieux, au moins ils n'avaient pas à sortir leurs armes tout de suite.


Les deux agents du SGC retrouvèrent leur somptueux quartier, Luc se dirigea vers un des fauteuils et s'y installa. Il hésitait à en parler avec Rakel avec tout ces serviteurs. Cette-dernière faisait même sa diva, ce qui rendait heureux les domestiques, choses rare, car sur Terre rare serait les majordomes ou domestiques à apprécier une cliente pareil du moins en façade oui.
Ce fut la chef d'équipe qui débuta la conversation, oui il avait appris un tas de choses, que le C4 ne servirait cas faire un feu d'artifice ou du moins ralentir les valeureux guerriers à tête de Lion et surtout toutes ces fresques en l'honneur de leur faux dieu. Elle en parla même, mais pour elle, il n'était plus, même s'il était bon et c'est ce qu'elle trouvait d'étrange.
Cela confirmait de plus en plus ses doutes, quel idiot irait chasser un très bon dirigeant ?
Le suisse voulut lui répondre, lui dire qu'il doutait vraiment sur cette histoire de destitution de Ahnour, mais le reste de l'équipe entra dans la pièce accompagnés des deux recrues.
Luc dirigea son regard vers les deux nouveaux, ils avaient vraiment morflé. Apparemment les guerriers Lion aimaient bien frappé et se défouler. On tire et on pose les questions après, cela devait être ça leur façon de faire.


Rakel se présenta aux nouveaux leur lançant une petite pique, elle n'avait pas tort, bienvenue au SGC, rien ne se passe comme on le pense. Luc fut distrait par une servante qui lui apporta un plateau de divers fruits, il en avait vraiment marre de toute cette attention, il la renvoya lui demandant de revenir après avec. Avec cette petite distraction, il en oublia même de se présenter aux deux nouveaux, il s'était installer dans son fauteuil et attendit la suite ou plutôt ressassant ce film qu'il se faisait de Anhour.
Et si cette révolution avait vraiment eu lieu, mais fomentée par Anhour lui-même, il se fichait de son enveloppe corporel, c'était possible. Luc partait trop loin ou pas.


Il ne fit même pas attention aux soigneuses venu s'occuper de leur deux nouveaux camardes, plongé toujours dans ses délires sur Anhour. Il restait assis, son regard fixant un verre poser sur la table face lui. Son index droit tapotant sur un des accoudoirs. Il ne sorti de ses pensées que en entendant le mot DHD, aucun DHD, porte à faire rebasculer.
Le suisse détourna son du regard du verre pour se diriger vers la source de cette phrase. Aucune porte de sortie sans ce fichu appareil, de mieux en mieux. Il fallait espérer que ses délires ne soient pas vrai, sinon, ils sont fichu.


L'état de la porte, Luc avait dû loupé un bout des explications de MickaElla, elle était en mauvais état ? Cela n'avait pas l'air d'inquiéter le groupe qui s'y était rendu, juste cette histoire de DHD et ça, lui aussi cela l'inquiétait.
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Rakel Peleonor
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Dim 29 Juil - 11:09

La non réponse de Luc était un message clair, je pouvais voir dans ses yeux que quelque chose n'allait pas, et même si je savais qu'il avait eu le droit au même tentative que moi, ce n'était pas ça, Luc était un soldat aguerrit, il connaissait le terrain et ce n'était pas si peu qui pouvait le déstabilisé, je savais qu'il pensait comme moi. Ca sentait le serpent. Pourquoi les missions ne se passaient jamais bien? Quoi qu'il en soit il fallait que ça se termine bien, sinon le SGC allait payer des mauvaises informations et d'une certaine façon de notre incompétence. Mickaëlla n'était pas réellement ravie de l'arrivée des nouveaux, je ne sais pas si je le sentais parce que je la connaissais depuis longtemps, ou si n'importe qui pouvait se rendre compte de l'agressivité passive dont elle faisait preuve envers des bleusailles qui n'avaient rien demandés. Je n'étais pas ravie de la situation, la tournure qu'avait prit les choses n'étaient pas bonne, mais ils n'en étaient pas responsable, ça ne servait à rien de ruminer la situation, j'avais bien assez de choses à ruminer comme ça. D'ailleurs je ne cessais de faire tourner mon alliance, je me demandais si nous ne revenions pas comment le prendrait Jeff, enfin peut être qu'il ne l'apprendrait pas tout de suite. Quoi que non, Typhon le serait, j'avais compris qu'ils étaient plus puissant que l'on imaginait, pas besoin de les côtoyer pour ça, il suffisait de voir les moyens mis en place pour retrouver Jeff, si ils n'attaquaient pas, c'était qu'il y avait une raison, après tout un alien se baladait librement sur terre, ce n'était pas ce qu'ils voulaient éviter?

Je laissais aux deux nouveaux le temps de se faire soigner, assise dans un fauteuil, ce n'était pas facile de se concentrer, on me demandait de faire confiance à des gens en qui je n'avais plus du tout confiance. J'étais peut être injuste le général m'avait protégée plus qu'il n'aurait du, mais pour mon paternel ça ne faisait aucun doute, et parce que Mathieu était prêt à beaucoup de chose pour me protéger. Une fois les deux nouveaux soignés, Micka me fit un résumé de la situation, naturellement se fut à Luc que je jetais un coup d'oeil, ces guerriers panthères ne me plaisaient pas plus que ça, ils me faisaient penser à pas mal d'autres guerriers à tête d'animaux que l'on avait pu croiser. L'idée de ne pas pouvoir repartir quand nous le voulions n'était pas non plus des plus réjouissante, merci nos petits potes les Tok'ras de ne jamais nous donner toutes les informations. Micka donnait ses ordres, sincèrement ça ne me posait aucun soucis, je n'avais pas de problèmes avec mon rôle dans la hiérarchie, et à vrai dire cette mission dépassait de loin ma propre ambition, il ne fallait aucune tension, tout devait bien se passer, il n'y avait pas que le général qui risquait sa tête, nous aussi.

"Le général vous à dit pourquoi il vous a envoyé en plein milieu de la mission? En général on évite ce genre de chose, et je crois que vous avez eu un petit aperçu du pourquoi."

Et il avait l'air stressé mais ça je gardais ça pour moi, mais pas besoin de partager tout ça avec toute l'équipe.

"On n'oublie pas que nous sommes en mission diplomatique."

Même si ce n'était pas pour autant que l'idée de ne pas savoir où se trouvait le DHD me stressait, mais bon le stress était le lot de toutes les missions SG ou non à partir du moment où l'on se trouvait sur un territoire qui n'était pas le notre.

"Reposez vous aussi, une grosse journée nous attends demain, je veux tout de même un tour de garde."

Pas que je n'avais pas confiance mais quand même...

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Mathilde de l'Argentière
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Dim 29 Juil - 11:38

La physicienne écoutait les gens parler, elle avait fait déposer ses affaires juste à côté d'elle et congédié ses domestiques, leur demandant d'attendre dans sa chambre et de la préparer comme il se devait. Elle fit également signe aux autres d'aller se faire voir ailleurs afin de pouvoir parler tranquillement entre eux un moment. Même s'ils ne comprenaient le français ou n'importe quelle langue terrienne des noms comme Anhour ou Alhassar ne manqueraient pas d'attirer leur attention et s'ils avaient sur eux des enregistreurs elle ne voulait pas leur simplifier la tâche. Pendant que tout le monde évoquait ce qu'ils avaient sur le coeur, elle bidouillait un de ses appareils puis pressant un bouton ce dernier se mit à bourdonner. Ce n'était pas spécialement gênant, pas très agréable non plus cela dit.

"Générateur de bruit blanc, au moins on peut leur rendre toute possibilité d'écoute électronique plus ardue." Sourire ingénu aux lèvres, elle sortit son ordinateur portable et fit profiter l'assemblée de sa simulation, expliquant le pourquoi du comment. "Je pense que leur protection était temporaire ou a été faite après la chute du goa'uld et le nettoyage de sa clique. Ce n'est clairement pas une technologie goa'uld standard et le niveau de maîtrise des techniques d’aciérie qu'implique une telle abomination est proche du zéro absolu. Le métal était cassant, pétri de bulles, d'impuretés et par endroit d'inclusions de fer... Digne des premiers aciers réels fabriqués sur Terre quelque chose comme au XVIIIème siècle. Ca tranche avec le reste de leur technologie.
J'ai de gros doute quand aux capacités des Olodons à maîtriser les technologies goa'ulds comme la Tok'Ra nous l'a vendu. Mais bon, ces braves alliés nous mentir, c'est impensable!"


Ah, tiens... Ca faisait un moment qu'elle n'avait pas déversé son venin sur ceux qu'elle détestait presque autant que les goa'uld. Quoique à bien y réfléchir elle devait sans doute les détester davantage, le goa'uld eux ne faisaient pas semblant d'être vos amis pour vous poignarder dans le dos.

"Pour le DHD, je pense qu'il se trouve dans une salle souterrain à proximité de la Porte. Vu l'endroit c'est ce qui me paraît le plus logique vu que je n'ai remarqué ou repéré électroniquement aucun système de surveillance audiovidéo. Il doit y avoir un accès à un complexe souterrain non loin de là. C'est quelque chose qui se repère assez facilement quand on sait quoi chercher, mais vu la situation j'ai pensé qu'il valait mieux ne pas faire la curieuse. Et si on trouve le DHD, on trouvera de la même manière le contrôle de la Porte. C'est plus pratique de l'utiliser quand elle ne pointe pas vers le bas au dessus d'un gouffre.

Pour en revenir au Sceau de Danil'K, j'ai pu constater que le mécanisme de fixation était de meilleure qualité. Je pense qu'il est postérieur au verrou lui-même et sans doute de plusieurs dizaines d'années. Cette Porte a dû rester bloquée pendant un sacré bout de temps. Je peux tenter une datation, mais cela sera compliqué avec le matériel que j'ai ici et l'infini variation de paramètres auxquels je ferai face, ce ne serait au mieux qu'une vague indication.

Ce que vous dites est intéressant concernant la façon dont ils voient leur ancien tyran. Je pourrai voir à creuser ça demain, mais continuez à garder les oreilles ouvertes et faites les touristes curieux qui ont envie d'apprendre, apparemment ils adorent parler.
Parlant de tyran, vous aussi avez remarqué le comportement des femmes avec le masque de panthère et la façon dont les autres Olodons réagissaient à leur présence? Là encore j'ai joué la sécurité eut égard la situation déjà explosive, mais il faudrait que vous vous renseignez sur qui elles sont et si elles sont hostiles à notre alliance... Bien que vu au train où vont les choses, je me demande si cela est vraiment utile. A part pour relancer le programme il va sans dire.

Sur ce, je vous conseille d'aller dormir un peu, demain va être une très longue journée. Les deux nouveaux, même si ce ne sera pas facile ne tenez pas rigueur aux Olodons de ce qui s'est passé ce soir. Soyez souriant, aimables, taillez le bout de gras avec ceux qui vous parlent, faites de jolies photos, filmez ce qui doit l'être en n'omettant pas d'immortaliser ce qui pourrait être intéressant sur le plan tactique, cela pourra être utile si les choses se gâtent et le lieutenant sera contente d'avoir le plus d'atout possible dans son jeu parce que nous ne partons pas avec une main royale, loin s'en faut. Ce sont de potentiels alliés, même s'ils vous ont collé une dérouillée injuste, j'espère que votre amour propre ne vous poussera pas à commettre une bourde.

Ne vous en faites pas Strucker, le général et ses troupes seront avertis du rôle de Maivelle. Je n'ai pas envie qu'ils remettent le couvert et nous cabossent notre reporter encore une fois, qui immortaliserait cet accord historique sinon?
Lieutenant, pour le tour de garde, si je pouvais y couper... La nuit sera déjà courte et j'aimerai bien avoir les yeux en face des trous et éviter d'insulter leurs ancêtre en parlant un jaffa approximatif pour cause de nuit blanche."


Elle était restée professionnelle jusqu'à la fin où elle s'autorisa un peu de malice. Ledit Mevel apprécierait peut être moyennement, mais la baronne n'en avait cure. Peut être quand il aurait montré qu'il avait plus de valeur qu'un nobody, chose ardue vu son occupation antérieure, mais en attendant elle le considérait comme un personnel interchangeable de la base. Elle n'était pas que qualités et plastique parfaite...
Se levant elle récupéra son barda et partit vers sa chambre, les gens reprenant leur conversation entendirent une exclamation de surprise interrompue par un lourd bruit de chute et d'affaires se répandant partout. Décès de l'amour propre de la scientifique qui vient de se rétamer devant toute son équipe et se retrouve le cul en pompe emmêlée dans les sangles de ses diverses sacoches ayant répandu leur contenu alentours.

"Tout va bien! Tout va bien!"

Murphy avait encore frappé. Mathilde avait évité de tourner la tête vers les autres pour ne pas qu'ils voient le résultat de la royale gamelle qu'elle venait de se prendre. Elle gardait la tête curieusement relevée... Chose logique quand votre nez pisse le sang. Elle n'avait pu amortir la chute, ses bras empêtrés dans sa veste rabaissée inopportunément par une sangle de sacoche sournoise qui avait fini en mode bolas par lui faucher efficacement les jambes. L'air de rien elle récupéra un mouchoir en papier et se le colla sous le nez en commençant à récupérer ses affaires. Heureusement que tout était dans des coques antichoc...


Dernière édition par Mathilde de l'Argentière le Sam 20 Oct - 17:28, édité 1 fois
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MickaElla Strucker
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Dim 29 Juil - 16:10

Luc restait silencieux et c'était assez étrange. Sans être le mec le plus bavard de l'univers, elle ne l'avait jamais vu aussi songeur, tout comme Ivan qui était étonnamment silencieux. Elle ne savait pas trop si elle devait voire ça comme étant de mauvaise augure parce qu'une fois de plus les choses allaient partir en eau de boudin, ou bien au contraire si c'était plutôt une bonne chose que tout le monde soit concentré sur la mission.
Malgré le fait qu'ils étaient en sécurité dans le palais Rakel voulait un tour de garde, elle n'avait qu'à moitié confiance en les Olodons et Mickaëlla approuvait, prudence était mère de sûreté.

Pendant ce temps Mathilde avait cherché un appareil dans ses affaires qu'elle commença à triturer qui attira l’œil de Mickaëlla.
En quelques secondes elle reconnut l'objet un générateur de bruit blanc, elle avait eu la chance de bosser avec des opérateurs radio de génie qui savait manier ce genre de choses, et elle put constater que la sensation était toujours aussi peu agréable.
Une fois celui-ci en place, elle se lança dans une explication sur tout ce qu'elle avait trouvé lors de ses analyses.


C'était complet, suffisamment technique pour cela ne perde pas de son intérêt, mais suffisamment simplifié pour que tous puisse comprendre le fond du problème.
Le fond du problème était la maitrise technologique.
Le niveau technologique qui avait permis de forger l'anneau était tellement éloigné du reste de leur technologie que l'écart était difficilement concevable mais c'était loin d'être si impossible que cela, selon Mickaëlla.
Et il n'y voyait pas une manœuvre retorse de la part de la tok'ra, mais plutôt les risques inhérents à ce genre missions.
Si la tok'ra savait tout sur ce peuple il n'aurait pas eu besoin des terriens et ils n'auraient pas pu relancer le programme porte des étoiles.
Le comportement des guerrières panthères inquiétaient Mathilde, elle avait peur qu'elles soient hostiles à leur alliance avec les Olodons.
C'était peut être le cas depuis que Mathilde leur avait retiré leur livre de chair en manipulant le général pour éviter qu'il exécute les guerriers lions responsable des blessures sur les deux nouveaux.
Mickaëlla n'avait pas l'impression que ces dernières étaient des politiciennes mais juste des guerrières assoiffées de sang.


Mathilde se permit de vanner le reporter en l'infantilisant. Contrairement à la Toubib il allait avoir un droit à un bizutage en règle et il semblait que personne n'allait louper une occasion de lui tailler un costard.
Mais dans tout les cas Mathilde avait raison ils allaient devoir prendre du repos la journée de demain allait être éreintante et Mickaëlla était assez d'accord pour que cette dernière puisse prendre un maximum de repos.


"On est bien assez pour que Mathilde et le docteur puissent faire une nuit complète.
Rakel tu devrais prendre le premier ou le dernier tour de garde, tu es notre chef tu dois aussi être le plus reposé pour demain.
Je prends le tour de garde du milieu.
On va devoir mettre en place une rotation des radios pour économiser les batteries.
On a six batteries de rechange et une radio supplémentaire.
Ça devrait être largement suffisamment."


Comme à son habitude Mickaëlla avait pris le tour de garde le plus difficile, elle avait l'habitude de veiller bien plus que ça et n'avait pas d'influence sur ses capacités.
Mais avant que Mickaëlla puisse continuer un gros bruit de chute attira l'attention du groupe. Mahtilde venait de se vautrer de tout son long, et elle semblait s'être fait mal et mais son honneur de baronne lui interdisait de le laisser paraître.
Sans perde de temps Mickaëlla se dirigea vers la baronne et l'aida à finir de se relever.
Et du peu qu'elle pouvait voire la baronne saignait du nez, elle espérait qu'elle ne s'était pas cassé le nez, cela serait un handicap de plus pour les négociations à venir.



"Non je crois pas que ça aille si bien ça saigne pas mal.
Doc venez examiner ça.
Si jamais ça doit marquer, vous aurez qu'à dire que pour se détendre on s'est battu les uns avec les autres."


Mickaëlla attendit que la docteur prenne en charge Mathilde pour passer à la suite.


"Pour en revenir au développement technologique des Olodons, il ne faut pas oublier qu'ils ont eu accès à la technologie goa'ulds et qu'ils ont du sautés plusieurs étapes dans le processus de leur développement technologique, il est probable qu'il soit passé à côté de plusieurs choses aussi dans l'évolution.
Alors même si la technologie pour forger l'anneau est à plusieurs siècles de ce qu'ils font à l'heure actuelle, tout le mécanisme de mise en place correspond à leur développement technologique lui.
Je pense pas que la tok'ra nous ait caché des informations vitales ou importantes pour cette mission.
Ils ont besoin de cette alliance tout autant que nous, et ils ont besoin qu'on reste sur l'échiquier."


Mickaëlla avait tout en parlant cherché dans la mule de quoi remplacé le matériel cassé du reporter.
Une fois son butin en sa possession elle se dirigea vers Mevel.
Il y avait là un caméscope numérique, appareil photo numérique, 10 cartes mémoires renforcées.



"Tenez c'est pour vous.
Avec ça vous allez avoir de quoi faire alors hésitez pas.
Par contre il y a pas de pile de rechange."



Mickaëlla lui posé les appareils et leurs cartes mémoires juste à côté de lui, et elle se mit en devoir de vérifier ses armes.
Cela ne prit que quelques minutes, et vu que pour le moment ils étaient entre eux elle se permit de poser le CAP pour travailler.
Une fois son équipement personnel vérifié, elle vérifia la minimi, le lance roquette et son fusil de précision. Puis elle se mit en devoir de vérifier que l'ensemble de l'équipement de la mule était encore là ou elle l'avait installée lorsqu'elle avait préparé la mule.

Elle n'était pas spécialement fatiguée et surtout cela permettrait de pouvoir discuter avec celles et ceux qui avaient encore quelques choses à dire.
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Jean Mevel
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Lun 30 Juil - 18:01

Co-écrit avec Émilie Lacroix.

De base, ce n’est jamais évident d’entrer dans un groupe qui semble se connaître depuis un certain temps. Ils composaient une petite bulle déjà formée dans laquelle il fallait pouvoir se greffer. On retourne très facilement aux vieux principes de bizus qui, malgré la fin de leurs classes, se doivent de prouver leur valeur pour avoir un minimum d’égards de leurs part. C’était ce constat que Mevel s’était fait en chemin, se remémorant l’expression bien imagée qu’Emilie lui avait offert.
On roule des mécaniques et on pisse sur les pieds des nouveaux. Pour montrer qui est le patron.

Le leader d’équipe se montra être plus humain dans son accueil et ses salutations. Mevel ne fût pas étonné d’entendre filer des petits commentaires gratuits, ici et là, alors qu’il saluait militairement le lieutenant. Le reporter avait eu dans l’envie d'enchaîner tout de suite sur son petit règlement de compte mais il ne trouva heureusement pas le temps. “Heureusement” car il commençait à redescendre dans les tours et s’amusait même des situations tout à fait ubuesque qui commençait à germer maintenant qu’il était au repos.
Du point de vue d’Emilie, l’accueil du lieutenant était quand même plus sympa que celui des autres, surtout avec la remarque du Major, un peu aigre, qu’elle s’empressa de compléter : « Plus on rit. ». Puis elle se présenta à son tour : « Docteur Emilie Lacroix, et mon auxiliaire et reporter Jean Mevel. Ravie de venir rire avec vous. », ne put-elle s’empêcher de conclure. Elle n’avait pas vraiment la tête des grands jours avec les multiples hématomes sur la trombine, sans parler des coupures aux lèvres et à l’arcade. Heureusement, tout cela ne saignait plus.

Voilà que le Major s’improvisait toubib et voulait jouer au docteur...sur le docteur…songeait Mevel.
Cela lui donna vraiment envie de rire. Il voyait en elle la parfaite caricature de “cheveux aux vents” qui se retrousse les manches : EUUUUHHHHH ATTENTION J’ARRIVE !!!!
Jean n’était généralement pas mauvais dans ses caricatures. Il exagérait simplement des points pas si négatifs que ça. Mais il s’interrogea véritablement à son sujet. Il se demandait si, finalement, Strucker n’avait pas développé au fil de missions difficiles une forme de paranoïa qui la poussait à vouloir tout gérer, être à la base de toutes les “bonnes” décisions et ne faire confiance qu’à son point de vue personnel. Ce n’était pas nouveau d’entendre de vieux officiers tomber dans cette certitude immuable jusqu’à se casser la gueule salement. Journaliste oblige, ces chutes dramatique d’officiers trop confiants faisaient partie de l’histoire.

Il n’aimait pas trop ce Major Zorro mais ne souhaitait pas plus que ce genre de chute lui arrive un jour. Combien de fois était-elle passé près de la mort ou quelles horreurs avaient-elle vu pour se comporter comme ça ? Ca ne pouvait pas tenir que de son arrogance, c’était impossible…il y avait eu autre chose.

Mevel assistait la chirurgienne en tant qu’auxsan. Mais visiblement c’était pas comparable. Le major lui piquait carrément son boulot sous son nez ! Chacun son rôle quoi, il lui laisserait sa part de guéguerre avec plaisir si elle avait besoin de s’occuper.

« Si c’est niveaux deux alors... » Lâcha le reporter avec une pointe d’ironie.

Oui, bon, c’était un peu facile.
Ce délire avait un côté vraiment puéril mais le reporter avait envie de lui retourner la pichenette de sa dernière remarque. Oeil pour oeil. Il n’y a pas de raison qu’il soit le seul boulet de la famille par jugement spontané.

« Merci Major, mais Mevel a déjà fait le nécessaire, et je n’ai aucun doute sur ses compétences. Je l’ai suffisamment vu à l’oeuvre pour cela. », fit Emilie. Elle ne voyait pas l’intérêt de faire une seconde fois le boulot, sans parler que niveau deux ou pas, Jean avait un diplôme, lui. « Je me sens bien, aucune migraine, aucun étourdissement, je n’ai pas perdu connaissance, et ça ne saigne plus. Mais merci. ». Elle préférait finir sur un remerciement pour souligner que l’initiative n’était pas mauvaise, bien qu’hasardeuse, surtout que Jean avait fait les premiers soins à la vue de tous lorsqu’ils attendaient le résultat de l’entrevue du chef local avec la baronne - Emilie trouvait que cette dénomination par ce titre allait parfaitement bien à la scientifique de la bande. Bref, elle ne comprenait pas bien la motivation profonde du Major. Etait-ce pour bien faire ? Pour bien se faire voir ? Pour balayer toute forme de culpabilité ? Ou pour décrédibiliser un peu plus son assistant ? Son rôle de journaliste n’était pas bien vue, et il n’y avait pas qu’ici que c’était le cas. N’importe où sur Terre, les militaires n’étaient jamais fan, bien qu’ils préféraient quand même que ce soit un gars de chez eux qu’un civil.

Le long monologue du Major, alors qu’on les soignait, ne fut pas pour rassurer Jean. Une nouvelle fois, il fit un tour d’horizon en regardant les différentes personnes, restant silencieux pour la suite. Mais...qui commandait vraiment cette équipe en fait ? Le lieutenant se faisait bouffer par le Major et la scientifique ? Elle semblait soit d’une conciliance à tout épreuve ou bien bombardée à contrecoeur dans ce rôle.

Et il y avait ce type assis sur le fauteuil, là-bas.
On pourrait se dire qu’il faisait la gueule et se détachait du groupe. Mais ça avait l’air plus grave que ça. Il semblait rongé par quelque chose. Le sergent aussi n’était pas plus bavard.

Au final, Mevel se demanda comment ce “sang-vieux” chargé d’expérience, et qui se faisait légende parmi les nouveaux aventuriers, avait pu atteindre ce degré d’aigreur affiché. A croire qu’ils attendaient simplement de subir l’épreuve avant de rentrer et que ça ne les intéressaient plus...à part rentrer. Ils étaient comme vidés, désabusés, à jamais. C’est l’impression qu’ils lui donnaient. Et pour l’Histoire, ça méritait la rédaction d’un article. Chercher à comprendre ce malaise, savoir ce qui les avait tous conduit là. Un sacrifice d’un genre nouveau peut-être…

Emilie n’avait jamais eu à faire à la médecine Goa’uld, ce qui n’était pas étonnant puisqu’elle effectuait sa deuxième mission depuis son intégration toute récente. Du coup, à part quelques informations et quelques lectures glanées ici et là dans les rapports et dans les différents documents fournis par le SGC, elle n’y avait jamais été confrontée. Les effets étaient surprenant, voir miraculeux. Elle aurait donné cher pour savoir comment ça fonctionnait exactement. Cela devait certainement stimuler les tissus pour faire proliférer les cellules plus rapidement et ainsi favoriser la réparation de la plaie en un temps record. Est-ce que c’était bon sur le long terme ? Rien n’était moins sûr, surtout sans expérimentation avec un protocole scientifique avéré. Elle écoutait d’une oreille la conversation, alors que ses yeux traînaient sur les femmes qui se servaient des appareils.
Elle fut interpellée par leur peau notamment, parcourue par endroit de plaques rouges, et à d’autres endroits, par une forte desquamation. L’une des deux avaient même une fibrose du derme au niveau du poignet, sans parler qu’elles n’avaient, par endroit, plus de cheveux. La peau de leur bras dénotait elle aussi d’une certaine alopécie. Les symptômes étaient faibles, mais visibles, et elle en avait déjà vu chez certains combattants Irakiens, exposés trop longtemps à des armes sales, telles que des ogives à uranium appauvri.
Pourquoi n’utilisait-elle pas leur appareil sur elle ? La réponse la plus simple venait du fait que la source de cet empoisonnement venait des appareils en eux même. Emilie n’était pas chaude de se faire soigner à nouveau par ces dispositifs. S’ils produisaient ce genre d’effet sur ces femmes, qu’en était-il des sujets qui recevaient le traitement miraculeux ?

Mevel, lui, continuait son observation silencieuse. Chacun y allait de sa petite envie perso. Le Major qui soudain, se montrait dans une bienveillance paradoxale en lui indiquant de la présence d’équipement, voyant même une certaine utilité “d’intel” dans son rôle. Et la scientifique qui vulgarisait suffisamment pour que tous comprennent l’étendue de l’incident et le faux-semblant qu’elle venait de percer à jour.

Mevel soupira.

« C’est compris. » fit-il à l’adresse dans cette série d’ordres. Sa fierté personnelle lui donnait toujours envie de se révolter. Il la mettait de côté.

Le lieutenant lui posa alors une question qui le laissa pantois. C’était ça alors ? Ils étaient même pas au courant de leur venue avant-coup ? On les avait jeté en pâture à la bande des blasés sans la moindre explication ? Pas étonant alors, qu’en mode “mauvaise France”, ils leur aient fait cet accueil des plus poli.

« Je l’ignore, lieutenant. » Répondit doucement Mevel. « Je peux simplement vous dire que l’ordre initial ne semblait pas venir de lui, même si je lui ai assuré ma complète fidélité au Programme, ça n’avait pas l’air de le convaincre...après...déduire quelque chose du Général, est-ce que c’est possible ? Emilie et moi étions encore en mission il y a une vingtaine d’heures. »
« Je ne suis pas plus avancée que Jean. », ajouta Emilie. Elle avait été bazardée ici sans plus d’information. Elle préférait ne pas rebondir sur l’accueil. L’essentiel avait été dit de toute façon, inutile d’en rajouter.

Mevel n’aurait jamais l’impudence de dire qu’il pouvait lire dans le vide d’expression du Général. C’était impressionnant ce masque qu’il avait et la crainte qu’il pouvait inspirer chez ses hommes. Comment cerner un tel homme ? Le journaliste avait prévu d’enquêter un peu là-dessus mais ce n’était pas pour tout de suite. En somme, impossible de savoir de quoi il retournait, Mevel était parti du principe que le lieutenant avait été bien briefé sur leur venue.
Cette France...

Les soins étant terminé, Jean se passa une main sur le visage en testant l’emplacement de ses anciens hématomes. C’était impressionnant comme technologie médicale mais il restait sur la réserve en voyant l’aspect maladif des médecins. Lui n’avait pas relevé l’hypothèse de l’empoisonnement aux rayons. Son regard se tourna vers sa comparse, demeurant un instant sur son arcade sourcilière refaite à neuf. Il lui fit un sourire en lançant :

« Ta cicatrice de guerrière badass ne sera pas pour aujourd’hui. »
« Effectivement, mais on essaie d’éviter d’avoir recours à ce genre d’appareil à l’avenir. », répondit-elle, un peu alarmée par ce qu’elle venait de voir chez ces femmes. Elle se demandait d’ailleurs si elle ne pouvait pas, à son tour, intervenir en leur faveur.
« Tu prêches à bonne paroisse. C’est pas naturel une guérison si soudaine... »
« Comme tu dis. », fit-elle sombrement.

Et c’est là qu’un attroupement devant lui le fit sursauter. On aurait cru à une invasion avec ces deux femmes et ces deux hommes qui commençaient à lui proposer tout un tas de service.

« Wooooow wooooow. Du calme ! Du calme ! Je... »

Son regard tomba tout de suite sur l’un de ces deux gaillards qui lui avait posé une main sur la cuisse tout en ajoutant de ses propos une allusion qu’il peinait à définir. Mais la main, elle, voulait tout dire. Quoi ? Il le prenait pour le gai désinhibé de la bande ??? Jean attira l’attention de sa collègue en lui tapotant l’avant bras et lui soufflant presque en détresse :

« Je te prends tes servantes, je te file les gars. On fait comme ça ? »
Emilie toisa les deux gaillards qu’avaient reçu Jean Eude en guise de servant. Elle haussa des épaules avec un petit sourire mutin et répondit à son appel de détresse :
« On fait comme ça. »

Sa déduction n’était pas allé plus loin. Cependant, quand il vit ces deux mâles surtestostéronés se regarder d’un air satisfait et joyeux, détaillant Emilie avec gourmandise, le reporter termina de concevoir la monstruosité de sa connerie. Il eut soudainement envie de crever cette paire de regard qui déshabillait la toubib sans véritable discrétion.

**Quatre mecs sur Lacroix...PUTAIN, NON : QUATRE KIKIS AMBULANTS !!!!! MAIS QUEL CON !!!!!!!**

Il ne pouvait pas empêcher cette soudaine pointe de jalousie l’investir, celle qu’il ne voulait pas reconnaître. Il sentit cette émotion négative et soudaine lui percer le coeur. Un regard meurtrier de quelques secondes se posant furtivement sur les servants. Mevel enterra tout ça bien profondément dans une enveloppe d’indifférence difficilement jouée puis détourna tout de suite le regard.

**Ne montre rien. On parle d’Emilie, là, elle est pas comme ça. C’est pas son genre de mecs...et elle est en mission en plus…mais...et si jamais elle...**
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Emilie Lacroix
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Lun 30 Juil - 18:02

Co-écrit avec Jean Eude .

Emilie n’avait pas ce genre d’arrière pensée.. Bon enfin si, elle y avait pensé en récupérant les deux “mâles”. Mais cela n’alla pas plus loin. Elle était en mission, et elle n’avait pas spécialement d’envie à assouvir. Elle n’était pas tellement portée sur la chose, surtout avec la vie qu’elle menait. En tout cas, elle ne savait pas si Jean avait proposé juste pour se débarasser des deux bonhommes et récupérer deux nanas, ou s’il cherchait juste à faire un peu de provocation pour l’embêter. Les deux possibilités n’étaient pas si improbables que ça.

Il était déjà trop tard, il se grillerait tout seul - et stupidement - s’il lui demandait à récupérer les quatre couillons. C’est en ça que le vacarme d’une chute fut particulièrement salutaire pour Jean. Cela lui détourna l’attention et il remarqua alors la scientifique au sol : Madame “je pète plus haut que mon cul” venait d’être rattrapée par la gravité de la planète Modestie. Un début de sourire malfaisant gagna son visage dans une impression de justice-karma avant qu’il ne conçoive la position d’humiliation que ça devait lui faire vivre.
Bon, non, c’était pas si amusant finalement. Il ne souhaitait ce genre de mal, même à une vaniteuse.

Ramasser ses affaires, le pif en sang, après avoir joué la belle, Jean ne demandait pas tant de cruauté de la part du hasard. En tout cas, c’est sa part altruiste qui s’exprimait et il pensa la rejoindre, imposant d’un geste l’immobilité de ses quatre femmes prête à ruer dans les brancards.
Mais ça, c’était avant que la Major vole au secours de la scientifique et commande à Emilie d’y aller. Jean suivit en ouvrant son sac pour sortir la trousse médicalisée. En fait, elle était vraiment partout cette gonzesse, elle courait sur tous les fronts. Sa théorie était en train de se vérifier clairement, c’était une malade du contrôle. Tout devait passer par elle.
Le coup de la garde, le “je te donne des ordres sans t’ordonner, hein, lieutenant”. Ca avait un sacré côté malsain. Il se passerait quoi durant un conflit ? C’est le Major qui prendrait les commandes ? Après tout, peut-être que c’était convenu comme ça...

Jean atteignit la scientifique avec Emilie. Il déclara avec humour et provoc :

« Vous vous servez bien mieux de votre verbe que de vos pieds... »

Il s’agenouilla près d’elle pour l’aider à ramasser ses affaires, déposant la trousse médicale aux côtés d’Emilie.

« Votre bouche dit “ça va” et votre nez crie “rouge”. Rassurez-vous, Emilie a l’avantage de ne pratiquer l’ablation qu’en dernier recours. »

Il ajouta un geste à la parole en regardant son équipière, enfilant ses gants chirurgicaux, et attendant ses consignes. Il n’y avait pas besoin d’être deux pour soigner un nez ensanglanté mais, comme toujours, il était là pour l’assister et l’observait toujours dans ses soins. C’était une occasion de répéter les bases. Mais il y avait aussi le côté plaisant de la voir exercer, toujours rechercher le perfectionnement en collant à sa façon de faire. Son petit exercice perso, c’était de tendre à son amie les différents éléments avant qu’elle le demande, répétant son protocole de soin et ses habitudes au détail près. Il n’y avait pas mieux pour entretenir ses connaissances. Elle avait qu’à tendre la main et elle recevait les produits dans le bon ordre. Le but ? Le perfect, comme ces jeux de pas de danse.

Le jour où il devra s’occuper seul d’un nez cassé, il adopterait le même soucis du détail que Lacroix. Et ça avait un côté plaisant, cette symbiose mentor-apprenti. Ce moment lui fit oublier ses dernières frustrations. Il adorait ça, vraiment. Mevel n’était qu’auxsan, assistant, reporter, mais elle ne s’était jamais permise de le brimer sur ce qu’il apprenait à ses cotés.

Les petites phrases humoristiques de Jean firent une bonne petite intro, qu’Emilie compléta, un peu de meilleure humeur : « Des fois, je me demande si je n’aurai pas dû pratiquer une ablation de sa langue, n’est-ce pas, Jean…? » Le “Eude” avait failli sortir, et le concerné avait dû le sentir. Un saignement de nez consécutif à un choc n’était pas toujours très grave, mais c’était à surveiller. Elle avait enfilé les gants que son équipier venait de lui tendre. Lui et sa manière d’anticiper ses demandes. C’était toujours un plaisir que de bosser avec lui. Ils pratiquaient ensemble depuis longtemps maintenant et ils n’avaient plus besoin de se parler, ce qui avait l’avantage de rendre les choses plus rapides. Elle surveillait toujours ce qu’il lui donnait, n’hésitant pas à demander autre chose si elle jugeait que ce n’était pas approprié, mais il apprenait vite. Généralement, quand elle demandait une fois, la fois suivante, ça arrivait comme elle le voulait. Elle ne voyait pas Jean Eude comme un larbin, mais plutôt comme un assistant de longue date qui avait l’habitude de travailler avec une personne en particulier. Ce n’était pas son servant ou quelque chose comme ça. Ils bossaient ensemble, et ils avaient leurs habitudes. Un peu comme le collègue de bureau à qui on met un sucre parce qu’on sait qu’il en prend un dans son café.

Mevel avait le même état d’esprit. Et ce moment, c’est ce qui définissait tout ce qui l’avait attiré dans la profession. Tout en s’affairant à lui tendre les derniers éléments, il répondit du tac au tac, joueur :
« Tu n’oserais pas me priver à tout jamais du French Kiss, la fierté de notre si belle nation ! Tu n’es pas si inhumaine, Emilie ! »
« Je rendrai sûrement service aux filles qui le subissent. », répondit-elle du tac au tac.

Mevel allait rétorquer quelque chose, fouillant dans sa mémoire une réponse bien sentie, mais voilà que le Major vola de nouveau sur tous les fronts. HEUUUUU J’ARRIVE !!!! C’était vraiment la mèche au vent, cela le faisait marrer intérieurement. Dans le sens positif du terme cette fois, pas dans la moquerie. Pas de venin.
Mais franchement, elle se shootait à quoi, là ?!? Il en fallait pour courir d’un bout à l’autre et centraliser tous les délires. La caricature qu’il s’en faisait n’avait pas pour but de la trainer mentalement dans la boue, Jean n’était pas hypocrite à ce point. Mais il fallait avouer que cette effervescence et cette réactivité avait un côté humoristique. Chiant mais drôle.

Place au professionnel toutefois, le reporter était occupé avec Emilie. Donc, lorsqu’elle se ramena pour lui déposer du nouveau matériel, il ne le prit pas dans ses mains. D’un geste sans agressivité, Jean lui montra brièvement ses gants chirurgicaux qui devaient rester vierges de germes. C’est un autre major qui lui parla cette fois : l’air plus agréable, plus aimable. Le genre qu’il aurait préféré croiser après s’être fait cassé la gueule plutôt que le tas d’aigreur d’il y a une heure. Cette fois, il ne pu s’empêcher de rigoler ouvertement avant de déclarer d’un ton enjoué et farceur, voulant l'aiguilloner un peu :

« Vous seriez pas bipolaire, Major ? »

Il lui fit un clin d’oeil amusé avant de retourner à son travail. On dirait que la censure des bourreaux du journalisme venait de sauter.
Elle était tellement bizarre cette équipe quand même...

Emilie ne prêtait pas attention au reste de son environnement, même si elle écoutait d’une manière distraite ce qui pouvait se dire. Elle était contente d’échapper au tour de garde, surtout qu’il y avait peu de temps qu’elle était partie en mission. Elle manquait clairement de sommeil, même si elle avait tendance à avoir des cernes naturellement. Les humains n’étaient pas tous égaux sur ce plan là. Quoiqu’il en soit, elle s’occupait avec une certaine délicatesse du pif de la baronne. Elle la fit se moucher, histoire d’évacuer le caillot de sang, et pencher la tête en avant en comprimant le nez fortement pour arrêter l’hémorragie au niveau du vaisseau sanguin qui avait pété. Il n’y avait pas grand chose d’autre à faire. Néanmoins, il fallait surveiller.

« Si ça saigne de nouveau, faites le moi savoir. Essayez d’éviter la médecine locale si possible. » Emilie n’aimait vraiment pas l’aspect des deux servantes qui étaient venues les ausculter.
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Ivan Naughart
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Mar 31 Juil - 0:00


Il freinait sa paranoïa grandissante par le silence. Le général en avait donné l'ordre donc il fermait son clapet et gardait ses mains dans ses poches. Ce n'était pas une troupe de guerrière panthères de mauvais poil et qui semblaient faire preuve de jalousie envers la petit nippone... Si elles savaient d'ailleurs : elle savait faire fuir même le plus vaillant des hommes en moins de temps qu'il ne fallait le dire ! Ceux qui restaient ? Ils étaient soit fous, soit stupides. Ivan était certainement dans les deux catégories pour ne pas en avoir peur comme le commun des mortels. Mais ça, c'était un autre débat ! Car ils n'avaient pas été passés au peloton d'exécution malgré tout celà. Même pas un petit duel à mort pour faire un semblant de jugement ! Non, que dalle, rien, niet, nada.

Seule le Major Strucker semblait comprendre la situation, elle était au moins aussi tendue que lui. Tout cela était bien trop facile. A part peut-être la nippone qui elle avait certainement deux ou trois coups d'avance. S'il n'était pas croyant, il aurait certainement prié n'importe quel bon dieu d'éclaircir ce sac de nœud pour savoir sur qui il devait tirer ! Qu'est-ce que c'était beaucoup plus simple avant : Un taliban, un saucisson dans le derrière et on lui faisait chanter "dansons la carioca" en espagnol juste en lui demandant poliment.

Il ne put cependant pas s'empêcher de laisser paraitre un petit sourire à la remarque du journaliste sur l'intervention du Major pour s'occuper de la Doc qui en rajouta une couche, renvoyant la Major dans ses buts sans autre forme de procès mais par contre avec beaucoup plus de tact que la moyenne des gens à bout de patience.
Au final, il avait bien cerné Mevel : grande gueule. Mais après tout celà allait bien avec le rôle de fouille merde, et si ce dernier n'avait pas été un journaleux, Ivan aurait décrété qu'il l'aimait bien. Contrôlé par son binôme qui semblait calmer les ardeurs de ce derniers pour éviter de voir un petit journaleux s'exciter et perdre toute crédibilité.

Ils étaient rassemblés, enfin la première bonne nouvelle de la journée ! Il imita l'Adjudant Daving qui préféra se réfugier dans un des fauteuils, à la différence qu'Ivan porta toute son attention sur une des énièmes œuvres d'arts disposés dans leur salon privé, entouré de servants dont il ne savait toujours pas quoi faire. Il la portait sans la porter d'ailleurs... C'était juste pour focaliser son regard sur quelque chose...
Le personnel médical local passé, les servants évacués et le fond sonore silencieux mis en place n'eurent aucun mal à délier les langues et déjà les doutes commençaient à s'installer un tout petit peu plus sur les Olodons et leur ancien dieu auquel ils auraient soi-disant botté le cul. Car le soi-disant été visiblement devenue une idée plus que probable. La scientifique avait enfin eut l'idée du siècle en les isolants de potentiels espions et observateurs non désirés ! S'il avait pu appeler la Baronne "Dieu qui lit dans les pensées" alors il l'aurait fait, mais c'était certains qu'après elle n'aurait plus pu rentrer dans ses Rangers...

La scientifique faisait son rapport de la situation de manière à ce que tous puissent le comprendre. Le Major Strucker pris le relai du Lieutenant Peleonor... Mais personne ne s'inquiétait ? La mise en place d'une simple garde de nuit ? Laisser libre court à l'imagination du journaliste avec des éléments vidéos pour des raisons tactiques ? Alors que le Général l'avait envoyé visiblement pas de son propre chef et qu'ils ne les avaient pas avertis avant alors que celà risquait de les mettre en danger ? Non, le Général n'aurait jamais pris ce risque. Il était un homme respectable. Mais il y avait vraiment un coup de pute en préparation derrière.

L'atmosphère finit par se détendre légèrement alors que la scientifique se prit les pattes sans ses propres affaires. La baronne se ridiculisant proprement devant les nouveaux. C'était certain que c'était drôle, très drôle, mais il fallait être masochiste pour rire de bon coeur ! Et la remarque de la Doc n'aurait pas manqué de lui déclencher un fou rire s'ils avaient été dans d'autres circonstances moins dérangeantes : Il en rirait de bon coeur plus tard s'il avait l'occasion de la recroiser hors mission et en sécurité. Par contre, contrairement à Mevel, il avait décrété qu'il aimait bien la doc ! Doc et grande gueule ! Le mélange parfait. Alors que tout ce petit monde finissait de s'occuper de la baronne il finit par quitter sa position pour s'approcher du système de bruit blanc et vérifier son bon fonctionnement, sans discrétion aucune.

"Mon lieutenant, avec tout le respect que je vous dois" Quand un militaire commençait par ces mots, c'était certainement qu'il allait dire quelque chose de pas très correct. Quand Ivan commençait par ces mots ça voulait dire qu'il allait encore foutre sa merde, et par le ton employé, le Sergent semblait déterminé à finir ce qu'il avait commencé, il parlait cependant à voix basse, de manière à ne pas saturer le bruit de fond, mais également pour éviter qu'un mur avec des oreilles "humaines" collées aux portes ne puisse tout comprendre. "Nous recevons deux nouveaux équipiers, dont un journaliste ayant visiblement pour ordre de consigner tout ce qui peut se passer pendant cette mission, et à l'improviste en risquant de créer un incident diplomatique. D'après les propos du soldat concerné, ci-présent il avait insisté sur ces mots pour laisser comprendre au concerné qu'il avait le droit d'en rajouter une couche ou de se défendre après son laïus. "le Général lui-même ne semblait pas en accord avec cette décision. Je me permet d'émettre des doutes quant à la sécurisation des données amassées par le Soldat Mevel au cours de cette mission et la réquisition et utilisation de ces dernières par nos camarades du privé et demande une limitation de ces dernières." "camarades du privé, il voulait évidemment parler de Typhon qui avait absorbé la quasi totalité du SGC lors du démantèlement de ce dernier par les huiles, mêmes Typhons qui avaient tenté de débaucher les membres du SGC après leurs nouvelles affectations, même dans les endroits les plus reculés et improbables de la planète, mêmes huiles qui envoyaient le journaleux qui travaillait au final peut-être pour l'ennemi, mais au final cette remise en cause aurait été une perte totale de crédibilité. Par contre il le garderait l'oeil. Insinuait-il que ces dernières étaient pourries ? Demander ainsi de telles limitations en dépit des ordres involontaire du Général pouvaient faire l'objet d'un rapport et d'une sanction par remise en question de la hiérarchie. Maiiiiis... Il n'était pas le Sergent Naughart pour rien non ? Grande gueule un jour, grande gueule toujours ! "C'est tout Mon Lieutenant."

Il n'en rajouta pas une couche sur leurs hôtes. Il ne fallait pas trop en rajouter et le Lieutenant semblait assez inquiète pour ordonner la mise en place de tours de gardes en cas de problème. Quant à lui ? Il les aurait doublé, car de toute manière il ne réussirait certainement pas à dormir sans l'aide de la Doc et de ses pilules magiques qu'elle devait avoir l'habitude de distribuer en OPEX.

(Hrp : co-écrit avec moi-même d’où quelques édits après relecture Razz )
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Mathilde de l'Argentière
MessageSujet: Re: [Mission 01ND] "Non Sequitur"   Mar 31 Juil - 10:12

Bon bah pour la discrétion c'était raté, pour la préservation de son amour propre aussi d'ailleurs. Mathilde pensait avoir été claire en disant que tout allait bien qu'elle gérait. C'était vrai en plus. Elle avait tellement l'habitude de ce genre de "petites nuisances" comme elle les appelait qu'elle était la reine du soin des bobos. Vu qu'il ne se passait pas un jour sans qu'elle ne se brûle, tombe ou casse quelque chose de façon quasi surnaturelle, soigner les petites coupures, les bleus et bosses relevait plus du réflexe qu'autre chose.
Elle se retrouvait pourtant entourée de personnes vérifiant qu'elle ne s'était pas cassée en mille morceaux. C'était aimable à eux de veiller sur elle, mais dieu que c'était horripilant quand la seule chose qu'on voulait c'était aller se cacher dans sa chambre à panser sa dignité pour laquelle ils ne pourraient rien faire... Enfin si, Mevel avait trouvé quoi faire, remuer le couteau dans la plaie. C'était dit avec humour et sans doute aucune volonté mesquine derrière, mais les affaires d'amour propre, surtout celui de la baronne étaient hautement sensibles, explosives même. Le regard venimeux qu'elle lui lança tout en tenant son mouchoir pressé contre son nez était porteur de promesses funestes. Elle allait lui faire payer son petit trait d'humour et pas de façon sympa.
Au bout d'un moment elle en eut assez de tout ce petit monde bourdonnant autour d'elle à voir si son nez n'était pas cassé ou pire.

"Bais buisgue be bous dit gue dout ba bien!" lâcha t elle avec une once de colère de colère dans la voix. Tel un chat qui en a assez qu'on le caresse, la scientifique, affichait le drapeau rouge avant de mordre.
Elle se retourna, se moucha bruyamment dans son pauvre kleneex afin de se dégager les narines du sang qui s'y était accumulé. "J'ai l'habitude. Merci de votre sollicitude, mais je vous assure qu'il n'y a rien de bien exceptionnel. De la gaze et un peu de coton c'est tout ce dont j'ai besoin. Si j'avais eu le nez cassé ou quoique ce soit d'autre, je ne jouerai pas les fières à bras et je demanderai des soins, je n'ai pas pour projet de vivre avec un nez tordu. C'est juste un nez qui a décidé d'évacuer un trop plein d’hémoglobine, rien de bien méchant. Ce n'est pas comme si je m'étais électrocutée avec un câble dénudé ou avait été polycriblée et brûlée par l'explosion d'une centrifugeuse ou empalée sur une grille de jardin voire brûlée par l'embrasement de son propre gilet ou carrément embrochée par un extraterrestre belliqueux.
Au pire je devrai forcer sur le maquillage demain, mais ne vous en faites pas, tout va bien. Je vais juste prendre un peu de glace pour mon front et mon nez afin que ça ne bleuisse pas trop."


Elle corrigeait le tir en reprenant sa contenance, redevenant la baronne jamais à court de paroles. Pas besoin de houspiller les gens qui pensaient bien faire. Le plus "cocasse" avec son répertoire de blessures, c'est qu'il n'était pas fictif, c'était grosso modo ce que l'on pouvait trouver dans son dossier médical. Et effectivement elle allait bien. Pupilles réactives, le nez était en presque parfait état, juste bien rouge et encore un peu maculé de sang. Lacroix et Strucker ne pourraient rien faire contre la plaie plus sérieuse à l'amour propre de la physicienne au sang bleu, un peu d'humour à la rigueur ce que la nouvelle fit plutôt bien.

Avec un petit sourire elle répondit à l'auxsan quand au projet de se débarrasser de la langue trop bien pendue de son collègue.

"Lacroix, si vous avez besoin d'un scalpel émoussé ou de tenailles, prévenez moi, je dois pouvoir vous dégoter ça, au pire je vous le fabriquerai. Sur ce, je vais aller me faire dorloter et dormir pour de bon."

S'adressant à ses serviteurs avec cette aisance détachée que certains trouvaient déplaisante qui montrait qu'elle avait l'habitude d'être dans cette position, en haut de la chaîne alimentaire, au quotidien. Et qui allait s'occuper des glaçons qui de la masser... Au moins on pouvait dire qu'elle savait profiter de l'accueil.
Elle laissait les couche-tard entre eux ne prêtant pas spécialement à ce qu'ils disaient.
Like a Star @ heaven HRP Like a Star @ heaven

Je vous laisse jusqu'à ce WE au plus tard pour boucler la nuit.

Ce que vous pourrez constater c'est que vos serviteurs dorment à même le sol autour de votre lit et qu'ils insistent pour rester ainsi... à moins que quelqu'un veuille passer la nuit accompagné au risque d'affronter le dragon asiatique au petit matin.

Si vous sortez vous verrez plus de patrouilles de guerriers lions dans le bâtiment, ils diront simplement que la sécurité est renforcée la nuit pour prévenir toute intrusion dans vos quartiers, les enthousiastes pouvant être quelque peu collants et infatigables, ils doivent être plus nombreux pour les intercepter.


Dernière édition par Mathilde de l'Argentière le Sam 20 Oct - 17:28, édité 1 fois
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