La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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  Avec le temps, va, tout s’en va

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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Avec le temps, va, tout s’en va   Mer 9 Mai - 16:18

Le silence était de mise aujourd'hui. Aucun ouverture de la porte programmée, d'ailleurs aucune non programmée non plus. J'étais assise dans la salle d'embarquement depuis plusieurs heures. Enfin je crois, je n'avais pas de montre, et j'étais perdu dans mes pensées depuis un sacré moment. Il faut dire que depuis les derniers événements et la contamination d'un des membres de SG7 par un goa'uld, les missions avaient été grandement limitée. Je m'emmerdais. A croire que l'on en revenait toujours à ce point là, celui de me laisser m'ennuyer à longueur de journée. Ajoutons à ceci que ces derniers temps j'étais quelque peu mélancolique, je ne pouvais que me rappeler de mes premières années ici, sans doute qu'il y avait trop longtemps que j'étais ici, plusieurs autres étaient passés à autre chose, reprennant une vie tout ce qu'il y avait de plus normal, prenons pour exemple Matt qui ne nous donnait plus aucune nouvelle, sans doute qu'il vivait à présent une vie bien rangée auprès d'une femme et d'enfants, après tout il le méritait bien, j'étais juste abimée par le fait qu'il était passé à autre chose, nous oubliant, m'oubliant au passage. Nous avions vécu tant de choses, j'avais eu cette espoir que nous ne nous perderions jamais de vue, mais c'était sans doute parce que je n'étais pas capable d'évoluer. Quand j'y pensais, cette histoire me laissait un goût amère, c'était une jolie histoire au début, mais finalement nous ne nous étions même jamais réellement quitté, nous étions justé passé à autre chose presque simultanément. Il n'avait pas été là lorsque j'en avais eu besoin, j'avais continuer à évoluer sans même remarquer que je le laissais dernière moi.

Je poussais un soupire tout en posant ma tête sur mes genoux, fixant toujours cet anneau immobile qui nous avait apporté tant de bonheur, de peine et de haine. Je repensais aussi à l'arrivée de Dante, à quel point je le détestais, à ce Noël 2009 qui avait fait de lui l'indispensable de mon existence, à sa disparition. Rien qu'à l'évocation de ce souvenir je sentis mon coeur se serrer tant la douleur était encore vive. On n'oublie rien, le temps efface juste la douleur, et bien visiblement il n'y avait pas encore assez de temps qui avait passé. L'arrivée de Jeff. Je me souvenais encore de ce jour où ma enième nintendo avait terminé à la poubelle, je sentais encore mon coeur s'emballer lors de cette vision, la douleur dans ma main alors que mes ongles s'enfonçaient à l'intérieur de mes chairs pour que je puisse parvenir à garder mon calme. Le soutient indefectible de Mickaëlla qui était clairement ma meilleure amie, preuve que je n'avais pas réellement beaucoup d'amis. Les missions qui s'enchainaient puis LA mission, celle qui me permettrait de mettre fin à Hégémonie, celle qui avait fait que mon coeur arrête de battre, et pas que métaphoriquement. Cette mission avait tout fait basculé, notamment ma façon de voir le monde et de l'accepter. Je savais à présent que j'avais eu raison sur Jean François à la seconde où je l'avais vu, je savais que je ne pouvais pas lui faire confiance alors que j'étais montée sur sa moto pour me balader, et pourtant je m'étais fais bernée. Pas à la manière dont ça avait été le cas à Toulouse, des menaces, de l'intimidation. Non je m'étais faite manipuler à cause de mes sentiments. Après tout que me serait il arrivé si Jeff n'avait pas réellement craqué sur moi? Et bien la réponse était assez simple, je ne serais pas ici, le cul sur le béton froid en train de me remémorer ces années de service ici.

Reprenons où nous nous étions arrêté, je me souvenais des sentiments qui naissaient pour Jeff, de cette manière que j'avais eu de ne plus voir Mathieu dans ses traits mais au contraire de me focaliser sur les différence pour le faire réellement naitre dans mon coeur. Mais d'un autre côté il serait hypocrite de ne pas avouer qu'il avait comblé lune partie du vide qu'avait laissé Mathieu dans mon coeur, sans jamais réellement parvenir à effacer ma souffrance. Je me souviens du regard de Mathieu alors que Jeff ne me trahisse, je me souviens de la sensation de l'acier froid dans mon cou, de ce sentiment terrible de trahison, cette impression d'avoir été bernée, à cet instant là, mon coeur m'avait fait presque aussi mal que lors de la disparition de Mathieu. Je me souvenais des menaces dnt je l'avais abreuvé, je me souviens à quel point je l'avais détesté à cet instant, et je ne comprennais toujours pas comment j'avais pu lui pardonner, sans doute parce que j'avais récupéré Dante, c'était d'ailleurs la seule chose que je considérais comme important. La douleur que j'avais pu ressentir ce jour là avait été terrible, et je ne savais pas ce qui avait été le pire, la douleur physique, ou celle mentale, mais je me souviens aussi de cette rage de vaincre, celle qui m'avait poussé à faire échouer le plan de mes ennemis. Etrangement c'était le jour où j'étais morte que je m'étais senties le plus vivante. Je me souviens également de la douceur de la mort, cette sensation de plus rien, cette sensation qu'il fallait mieux oublier que continuer à se battre, cette sensation qui confirmait se que je pensais depuis toujours, que la mort était douce par rapport à la vie qui était douloureuse. Je me souviens de la difficulté que j'avais eu à faire la part des choses entre les sentiments qui se battaient en moi. Je me souviens du regard de Mathieu lorsqu'il avait vu le nom de son ennemi sur ma veste, de la douleur que ce regard avait provoqué en moi, pire encore que la douleur de la décharge électrique qui m'avait prit la vie. Je me souviens aussi de ce "je t'aime" qui avait été adressé à mon petit traitre préféré. Ma relation avec les deux hommes de ma vie étaient toujours aussi compliquée, je ne pouvais que l'admettre, mais à aucun moment je n'avais pu envisager de laisser l'un de ces deux hommes en arrière. Je me souviens du retour à la base, de la difficulté que j'avais eu de jouer la femme mariée, parce qu'au final, tout ceci avait été une véritable blague, c'était d'ailleurs étrange que nous n'avions jamais fait annuler ce mariage, peut être parceque ni l'un ni l'autre n'était sûr que nous aurions eu le cran de faire un véritable mariage, à moins que c'était parce que nos sentiments étaient réellement sincère. Bien sûr, j'aimais Jeff, mais c'était tellement compliqué.

Le regard fixé sur la porte, je me demandais comment je pouvais vivre dans le flou depuis tant de temps, mais il fallait être honnête, je ne pouvais en parler avec personne. Mathieu était mon chevalier blanc le grand amour de ma vie, celui que personne ne pourrait remplacer, Jeff était mon sauveur, celui qui m'avait empêché de couler, celui qui m'avait sauvé la vie, dans tous les sens du terme. Je ne pouvais vivre sans ces deux hommes, et pourtant cette relation que j'entretenais avec eux, me détruisait également. Il fallait vraiment que je demande ma mutation dans un pays où ils autorisaient la bigamie. Enfin, non je savais qu'aucun des deux ne seraient d'accord, tient au moins une chose qui les rapprochait, même si ce n'était pas pour la même raison, l'un parce qu'il m'aimait sans doute trop pour ça, et pour l'autre je n'étais que sa petite soeur. Dire que tout ceci ne serait jamais arrivé, sans ça ! Sans anneau qui nous permettait de voyager dans différent univers. Je poussais un profond soupire, il y avait de quoi devenir fou.

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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Avec le temps, va, tout s’en va   Mer 16 Mai - 18:07

Je laissais tomber ma tête contre le béton du mur se trouvant derrière moi. Le choc fut atténuer par la queue-de-cheval e cheval qui retenait mes longs cheveux, trop long d'ailleurs, visiblement une envie de changement me tardait. Et surtout ne venez pas me sortir cette histoire à la con concernant les femmes qui coupent leurs cheveux sont prêtes à changer de vie. Ce n'était pas le cas, j'aimais ma vie, les deux hommes qui en faisaient partis, mon boulot bref j'avais surtout envie d'animation que les choses bougent que l'on reprennent le boulot plutôt que de chercher avec les Tok'ra une façon pour qu'aucun des notre ne risque d'être contaminé à nouveau. Merde comment cet abruti avait il fait. On ne s'approche pas de ces saloperies de serpent ce n'était pourtant pas réellement compliqué à comprendre, ça faisait d'ailleurs des années que je pratiquais cette technique et elle était visiblement efficace. Malheureusement ma méfiance proche de la paranoïa n'était pas assez partagée par mes collègues. Quoi qu'il arrive, je ne comprenais pas l'intérêt du général De La Couperay de punir les équipes les plus prudente. Que se soit mon équipe ou celle de Mickaëlla nous n'avions jamais pris de risque inutile, toujours prit soin de ne pas trop approcher les monstres qui étaient nos ennemis, à vrai dire pour ma part je faisais aussi grandement attention à ceux qui se disaient nos amis. Vous connaissez le dicton, l'ennemi de mon ennemi est mon ami, mais qu'en est il quand l'ennemi disparait? Bref continuons sur les dictions à la con, la prudence est mère de sureté. Lors des moments de calme, la salle de la porte était sans doute l'un des endroits les plus tranquille de la base, au salon, dans la salle de repos, même dans les quartiers il y avait toujours un soupçon d'agitation. Beaucoup des membres permanents du SGC avaient choisis d'acheter une maison autour de la base, il faut dire que l'immobilier n'étaient pas réellement chers dans le coin. Je n'avais jamais sauté le pas, il m'arrivait de planter une tente dans le champs où se trouvait Heroes, pour avoir un peu de calme, mais voilà tout. Ah et bien sûr mon appart à Paris, mais là c'était différent, ce n'était pas réellement chez moi. Ma vrai maison c'était mes quartiers, cet chambre froide et sans fenêtre où je passais le plus clair de mon temps lorsque je n'étais pas en entrainement.  

Peut être avais je besoin de vacances, mais c'était le genre de chose qui vous encroute, rester le cul sur le sable, les pieds dans l'eau. Peut être que si je reprenais les vols, peut être que reprendre ma vie d'avant serait mieux. Oublier la vie ici, oublier la porte des étoiles, oublier que nous n'étions pas seul. Les yeux fermés, je repensais à cette vie justement, à ma rencontre avec Adam, Dieu, c'était le plus beau mec que j'avais pu rencontrer à ce moment là, d'ailleurs il se défendait bien, et restait dans le top 5. Nous formions un couple dans le genre de ceux que l'on pouvait voir dans les télé réalité, plus réellement intéressé par notre propre personne que par l'autre, mais nous vivions heureux, parce que nous faisions se que nous aimions. L'air, le combat, le sexe, les boites de nuit, l'alcool, bref une vie que nous brûlions par les deux bouts, mais tout le monde était satisfait, y compris mon père. J'avais foutu tout cela en l'air peur. Je crois qu'en faite sans cet étrange Noël, jamais je ne me serais mariée, ce n'était pas le genre de chose qui était fait pour moi. Sérieusement, je ne me voyais pas comme une femme aimante et une mère de famille, j'étais une guerrière, une solitaire, bien sûr que j'aimais les hommes, certains plus que d'autres. De toute façon, un mariage avec Adam n'aurait jamais marché, il n'aimait pas une femme, il aimait les femmes de manière général. Peut être que je lui avais brisé le coeur à une époque mais il fallait se rendre à l'évidence, il tombait amoureux aussi souvent que je sortais mon arme. J'avais entendu une histoire ou plusieurs depuis son arrivée au sgc, la petite alien, le doc, que de jolies filles c'était d'ailleurs le point faible d'Adam.

Bon je ne pouvais pas être sévère avec Adam, j'étais plutôt mal barrée pour râler. Il y avait Matt. Quand on y pensait c'était l'un de seul homme à m'avoir brisé le coeur. Nous étions mignons, de vrais adolescents. Mais cet homme m'avait offert du nouveau mais je c'était sans doute aussi le nouveau du programme. Nous n'avions pas de projets, pas de désirs autre que de faire ce que bon nous semblait. Je me souvenais si bien de nos crises de jalousies, que se soit les miennes ou les siennes. Mais le plus dur dans tout ceci, c'était sans doute quand il avait décidé de partir à la mort de son père. Je m'en voulais un peu, je n'avais sans doute pas été assez présente, il avait sans doute besoin de plus, lorsque je ne pouvais donner plus. Surtout que tout ceci était tombé en même temps que Noël 2009, ce retour en enfance. Mathieu, il était clairement l'Homme de ma vie, sans doute à cause de la manipulation que j'avais subit, que la porte nous avait fait subir, j'avais beau savoir que tout ceci n'était pas naturel, c'était clairement les sentiments les plus puissant que je n'avais jamais ressentis, et bien sûr ce n'était pas réciproque, du moins pas à la manière que je le souhaiterais. Jamais il ne me verrait autrement que comme sa petite soeur chérie. Sans doute parce que nous avions une vision bien différente de se qui s'était passé ce jour là, chacun de nous avait reçu un cadeau différent, le sien était clairement moins frustrant que le mien. Et il y avait Jeff. J'aimais sincèrement Jeff tout en me disant que tout ce qu'il avait pu me dire, me raconter ou autre pouvait être un mensonge. Je ne pouvais pas m'empêcher de me demander à quel moment il avait cessé de jouer la comédie, quand il avait commencé à être sincère avec moi. Après tout, il n'y avait qu'à se souvenir de notre première rencontre pour savoir qu'il était un excellent acteur.

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MickaElla Strucker
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MessageSujet: Re: Avec le temps, va, tout s’en va   Sam 26 Mai - 16:10

=>  Armurerie

D'un pas non chalant MickaËlla se dirigeait vers le bureau du Général, mais avant elle avait décidé de passer par la salle d'embarquement. Son allure aussi était détendue. Pas de grade, pas de bande patronymique, pas d'écusson et encore moins la tenue de service.
En lieu et place de cela, un treillis camo désert, avec les rangers du même acabit, et un t-shirt sans manche coyote. Un couteau de botte, et son glock 23 dans son étui inside.
On se serait cru à kandahar ou dans n'importe quelle FOB d'Afghanistan.

Une attitude des plus étranges venant de la part de celle qu'on surnommé la hyiène. Surtout si on y regardait d'encore plus près et qu'on remarquait ses écouteurs bluetooth. Deux petites choses discrètes sans fil remarquablement bien dissimulé. A croire que la Mickaëlla d'aujourd'hui était bien différente. Cela n'était pas tout à fait faux comme cela n'était pas tout à fait vrai.

Elle avait pris l'entière mesure de ses capacités, elle s'était entrainée et avait été en opération, fait le coup de feu avec les meilleurs soldats du monde aux quatre coins du monde et même sur d'autres planètes. Elle avait effectuée des missions en solo à l'autre bout de la galaxie sans filet sans sécurité.
Elle avait été au bout d'elle même et elle s'était enfin trouvé.

Elle avait trouvé la guerrière qui sommeillait en elle. Ce prédateur silencieux est mortel tapi au fond de son âme avait enfin trouvé sa place. Elle avait fait la paix avec elle même, et elle subodorait que le général avait compris ce dont elle avait besoin et que ces compétences n'étaient pas la seule et unique raison, mais une plus valu pour le Général.
Elle avait l'impression qu'il avait vu en elle bien plus qu'un soldat d'exception.
Eh oui Mickaëlla avait enfin pris conscience qu'elle était belle et bien un soldat d'exception mais loin de prendre la grosse tête, elle avait profiter de cet état de fait pour parfaire son savoir et acquérir de nouvelles compétences.
Elle n'était plus vraiment en quête de quelque chose, depuis qu'elle s'était trouvée.

En arrivant dans la salle d'embarquement elle fut une nouvelle fois émerveillée par ce qu'elle avait devant les yeux.
La porte des étoiles.
Une machine exceptionnelle.
En apparence d'une simplicité folle à faire fonctionner en définitive en particulier avec un DHD.
Un enfant de 8 ans aurait pu sans difficulté ouvrir un vortex.
Mais la conception là c'était autre chose.
Même en réunissant les plus grands génies terriens et toute les ressources de la terre et des ces alliés, ils auraient été bien incapable de fabriquer une porte des étoiles.
Cet appareil était symbole.
Il permettait de mettre un trait d'union entre tout les peuples de la galaxie.
Certes il y avait aussi du négatif là dedans car il n'y avait pas que des personnes bien attentionnées.
Les Goa'ulds en étaient la parfaite illustration.

C'est alors qu'elle remarqua la présence de Rakel et ça l'a fit sortir de ses pensées.
Cette dernière semblait être prise dans des pensées bien plus ténébreuse que celles de Mickaëlla ce qui était une grande première.
Mickaëlla retira ses écouteurs et se dirigea vers Rakel.

"Bonjour Lieutenant. Ca va? C'est toujours aussi magique d'être là. J'espère qu'on va bientôt pouvoir reprendre les missions d'explorations, ça me manque."

Mickaëlla espérait que Rakel avait profité de ces dernières années pour panser les différentes plaies de son coeur et de son âme mais elle en doutait.
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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Avec le temps, va, tout s’en va   Sam 26 Mai - 20:21

Un rire venait de se faire entendre. Le genre de rire émerveillé qu'on pousse devant quelque chose d'exceptionnel et qui nous émeut. Les gens présents dans la salle s'étaient pour la plupart retournés et dans l'instant le personnel technique avait cessé de respirer. La terreur était de retour, celle qui pouvait faire exploser une centrifugeuse d'un simple regard, dérégler un supercalculateur uniquement par sa présence à moins de dix mètres de l'infortunée machine... Celle que certains appelaient la Baronne - ce qu'elle appréciait malgré tout vu que c'était son titre - d'autres la Peste - ce qui n'était pas immérité vu son petit caractère de princesse soupe au lait - et généralement que l'on évitait de nommer tout simplement pour ne pas avoir la malchance de la voir arriver, elle et sa poisse biblique. Le docteur de l'Argentière était là, dans la salle d'embarquement, son grand sourire lumineux rivé aux lèvres, son regard rieur débordant de bonne humeur, elle contemplait la Porte des Etoiles. A ses côtés deux cantines suffisamment massives pour y cacher des corps et dont on se demandait comment la physicienne avait fait pour les déplacer.
Contrairement à pas mal de monde, elle n'était pas en tenue réglementaire ou treillis, mais dans un ensemble noir et blanc à la coupure sobre et élégante. On pouvait dire ce que l'on voulait de son caractère, mais une chose admise par toutes les femmes de la base s'intéressant à la mode, la Baronne était toujours bien attifée et maquillée, son allure détonait vraiment dans la base étant plutôt ce que l'on voyait du côté des beaux quartiers comme on les appelait.
Ceux qui l'avaient connu auparavant pouvaient voir que malgré la quarantaine, elle restait identique à la même Mathilde arrivée presque dix ans plus tôt, à croire que le temps n'avait pas eu de prise sur elle... Et pourtant depuis qu'elle avait quitté le programme pour ce consacrer à sa nouvelle famille, il s'en était passé des choses! La scientifique avait consacré énormément de temps à sa famille et au travail que cela avait amené, elle avait passé une année entière à concevoir une prothèse de bras pour Marion et s'était associée avec d'autres partenaires pour mettre au point des prothèses optiques, toujours en développement à l'heure actuelle. Sa nouvelle société de prothèses médicales, KIBO, ne l'empêchait pas de passer le plus de temps possible avec ses deux filles. Arya avait passé son baccalauréat en avance et était maintenant inscrite dans une école prestigieuse où elle faisait la fierté de  sa mère même si elle avait opté pour la biologie. Marion quand à elle était son bras droit, les deux étaient inséparables... sauf quand on recevait une convocation du Ministère de l'Intérieur et qu'on venait vous cirer les pompes pour que vous rempiliez.

Elle était donc là, ayant oublié sa mauvaise humeur, le regard béat devant cet artefact qui lui avait tant donné. On put voir une larme couler sur sa joue avant qu'elle ne la chasse discrètement en retirant son chapeau d'un geste dont les sang bleu avaient le secret. C'est là aussi qu'elle vit les autres agents présents dans la pièce. Normal. Ceux qui avaient passé l'horizon des événements revenaient dans cette salle de façon instinctive. Elle n'y aurait jamais cru si on le lui avait dit un jour plus tôt, mais elle était heureuse d'être de retour au SGC.

Leur dédiant son grand sourire chaleureux, Mathilde s'avança vers elles, les deux cantines la suivant comme de braves petits toutous, émettant un petit chuintement de moteur électrique.

"Bonjour! Je suis le docteur de l'Argentière. J'étais membre de SG6. Vous êtes... Strucker! Oui, c'est bien ça, nous avons travaillé ensemble lors de l'opération séduction pour le maintien du programme!"Elle avait pris leur main et les avait serré avec une énergie pas spécialement surprenante quand on avait entendu parlé de cette pile à naqwada ambulante."Ah, j'ai l'impression que c'était il y a un siècle. Et vous... Je crois que nous nous sommes déjà croisées, mais je ne suis pas certaine. C'est tellement émouvant d'être dans cette pièce!"

S'étant tournée un instant pour embrasser encore une fois la pièce du regard, on pouvait voir son dos, que sa robe ne couvrait que partiellement, et les stigmates laissés par le programme. Tous avaient été marqués par leur passage au SGC, elle faisait partie de ceux qui l'avaient été littéralement, quatre marques argentées semblables à des cicatrices de couleur singulière pointaient au niveau du dos comme si elle avait reçu un coup de fourche XXL... ce qui était effectivement le cas.

"Y a t il d'autres personnes du programme qui sont arrivées? Je n'ai pas vraiment eu d'informations de la part de l'officier qui m'a invité à rempiler "pour le bien de notre pays... blablablabla", heureusement que l'on a pas besoin de moi en ce moment à KIBO... , oui donc je disais ce rustre n'a pas vraiment été explicite quand à ce qui m'attendait ici, à part le fait que le programme était "partiellement relancé pour une phase de test de viabilité". Il paraîtrait que le général de la Couperay m'en dirait plus, sauf qu'il n'est pas dans son bureau et que son aide de camp non plus et personne n'a su me répondre. C'est pour cela que j'étais passée ici vu que je n'avais rien à faire. Elle est toujours aussi... Ah... Mon petit bébé..."

De par ses attributions à l'époque elle avait passé pas mal de temps à étudier la Porte et travailler sur le logiciel faisant office de DHD. Bébé n'était donc pas si étrange que ça comme nom pour la Porte dans la bouche de la petite asiatique
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MickaElla Strucker
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MessageSujet: Re: Avec le temps, va, tout s’en va   Dim 27 Mai - 0:22

Avant même que Rakel ait pu répondre un éclat de rire attirèrent leur attention ainsi que que l'attention de l'ensemble du personnel présent dans la salle d'embarquement et certainement que la moitié du complexe était déjà au courant. La Baronne Mathilde de L'Argentière venait de faire son entrée dans un style très personnel et tout à fait inimitable. Il n'y avait pas à dire elle savait se faire remarquer. C'était bien là une chose immuable un peu comme la présence de la porte des étoiles dans la salle d'embarquement.
Une autre chose que la Baronne savait faire s'était s'habiller et même là en trainant deux énormes malles cabine elle s'était apprêtée avec le plus grand soin du monde.
Mickaëlla, à l'instar du reste du personnel, ne se retint pas de commenter l'arrivée de la baronne.


"Ah la Baronne de l'Argentière. Toujours aussi discrète."


Mickaëlla avait commentée la scène avec un large sourire et Rakel put s'en difficulter voire que la situation lui plaisait. Elle n'avait jamais vu une MickaËlla aussi expressive, détendue, et sociable. C'était très très étrange pour des gens qui avaient cotoyés Mickaëlla uniquement au SGC.


Une chose qui intriguait Mickaëlla était le contenu des malles. C'était de bien grandes malles pour un si petit bout de femme. Et à voire comme elle les trimballaient cela ne devait pas être bien lourd. Si ça n'était pas lourd cela voulait dire que c'était encombrant et certainement très fragiles, mais pas très lourd sans quoi la baronne aurait suée sang et eau pour venir jusqu'ici.
Ou plus probablement elle aurait trouvé un larbin pour trimballer ses petites affaires.



La Baronne se porta à leur hauteur avec un enthousiasme qui n'avait rien de feint. Elle était contente de revenir au SGC et n'arrivait pas à le cacher.
Il aurait été un temps Mickaëlla aurait mal pris que Mathilde ne se souvienne pas d'elle dans les moindres détails.
Mais elle savait pertinemment que la Baronne ne s'attachée pas à se genre de futilité que pouvait être les noms des équipiers autres que ceux de sont équipe à quelques exceptions.
Et surtout elle aimait taquinée les gens, faire montre de sa répartie et Mickaëlla l'a soupçonnée d'en jouer pour provoquer la joute verbale.


"C'est un réel plaisir de vous revoir Docteur. Comment ne pas se souvenir de vous. Vous êtes sans nul doute la scientifique la plus compétente du programme. Je ne suis pas étonnée qu'ils aient fait de nouveaux appels à vous."


Oh que non Mickaëlla n'était pas étonné.
Le Général avait reçu des rapports de la DGSI, des RT, et du BSPC concernant Mathilde et ses activités ces dernières années.
Il y avait de quoi remplir une bibliothèque. Mais malgré tout cela le Général voulait se faire son propre avis sur la possibilité de faire appel à la Baronne dans le cas d'une reprise du programme dans des conditions optimales.
Mickaëlla avait été chargé de faire cette évaluation.
Contrairement au boulot fournis par les autres services de renseignement qui s'était concentré sur les traces et données électroniques de la Baronne Mickaëlla avait de la surveillance et de l'écoute.
Cette mission avait durée trois semaines et elle n'avait rien trouvée de compromettant sur la Baronne.
Cette dernière passait son temps entre s'occuper de ses filles et son entreprise Kibo qui fabriquaient des prothèses médicales.
Deux choses inquiétaient les huiles, le fait que Mathilde puisse utiliser de la technologie alien dans ces inventions, et ces deux aliens de fille.


Si il n'y avait pas pour le moment de preuves ou de soupçons d'usage de technologie alien dans ses prothèses, il n'en était pas moins que ses filles étaient en partie humaine en partie Eurling. L'une des quatre races aliens à avoir eu une avancée technologique hors du commun.
Il y avait des ont dit comme quoi les gamines avaient des pouvoirs ce qui n'avait rien d'étonnant vu leurs origines.
Le Général voulait être sur qu'elle s'intégrait parfaitement à la société humaine.
De ce qu'en avait vu MickaËlla il n'y avait aucun problème à part le fait qu'elle sortait largement du lot de part leur intelligence.
Mais en même temps on pouvait se demander si elle ne tenait pas ça plus de leur mère que de leur père.
De ce qu'elle avait pu en voire son entreprise était clean aussi et malgré le fait qu'à l'origine la démarche était pour sa fille Marion, les prothèses qu'elle développait avec sa fille ainée allait permettre à de nombreuses personnes de pouvoirs continuer à vivre presque normalement.


Mais malgré ces réflexions Mickaëlla n'arrivaient pas à détourner le regard des cicatrices argentées qui lui zébraient le dos. Elle savait très exactement qui avait provoqué ses cicatrices et pourquoi.
Mathilde était morte cette fois ci et elle était sous sa responsabilité.
C'était elle qui commandait et elle n'avait rien pu faire pour la protéger.
Les affres de la guerre avaient laissés des traces indélébiles dans la chair de la Baronne mais il semblait qu'elle s'en était plutôt bien remise et cela certainement grâce à ses filles.


Mickaëlla quand à elle s'était soigné par le travail.
Elle était encore devenue plus accroc au boulot et avait enfin trouvé son équilibre dans ce monde de folie.
Elle avait fait la paix avec elle et ses démons et cette mission ne la hantait plus dès qu'elle fermait les yeux.
Elle avait trouvé la paix mais savait que les démons étaient toujours là.
Il n'avait pas disparu, elle avait appris à cohabiter avec eux.


"C'est vrai que vous êtes un grand PDG, en plus d'être une mère de famille maintenant. Vous allez avoir le temps de tout gérer."



La réflexion sur l'absence du général et de son aide de camps avait intrigué Mickaëlla.
C'était des plus étranges.
Le vieux n'aimait pas les imprévus et les retards si petit soit-il.
Elle regarda sa montre pour constater qu'elle avait déjà bien 5 minutes de retard sur ce qui était prévu.
Le vieux était pas du genre à faire faux bonds.
De plus l'absence de son aide de camps était bizarre.
Il savait que Mathilde serait là aujourd'hui, et que elle aussi.
Elle devait lui faire son rapport, et à n'en pas douter Mathilde aussi devait se présenter au Général pour recevoir ses ordres.


Instinctivement Mickaëlla passa son pouce droit sur la courbe de la crosse du Glock qui dépassait à côté de sa boucle de ceinture.

Ensuite de la puple de son pouce droit elle remonta le long de son index droit, pour prendre le chemin en sens inverse avant d'effleurer la pulpe de ses autres droits.
Rakel connaissait bien ce tique.
Mickaëlla se préparait, elle s'assurait que les sensations dans sa main était juste et optimum.


"Vous aviez rendez-vous avec le général? C'est bizarre il est jamais en retard et son aide de camps n'est jamais bien loin de lui."


Elle avait levé la tête et regardait vers la baie vitrée qui donnait dans la salle de brieffing.
Mickaëlla était souvent vu comme la petite préférée du Général, ce qui n'était peut être pas tout à fait faux et cela lui valait de connaitre les habitudes du vieux.
Le nouvel essors du programme et les dernières grandes victoire sur hégémonie et Typhon avait certainement mis en rogne un tas de personne mal attentionnés qui n'hésiteraient pas à s'en prendre au général.
Et le pire dans tout ça c'est que Mickaëlla pensait depuis toujours que Hégémonie et Typhon était en mesure de frapper dans les murs du SGC car ils bénéficiaient de complice dans les murs.


En tout et pour tout elle avait sur elle, un petit couteau de botte, son Glock 23 et deux chargeurs supplémentaires. Ce qui faisait un total de 39 balles de .40 à tête creuses. L'armurerie se trouvait juste un niveau au dessus, et elle venait juste de nettoyer et huiler ses armes.
Elle avait reconditionnée son matériel et pouvait repartir en mission au pieds levé, une dizaine minute lui suffisait pour se préparer à la pire des missions.
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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Avec le temps, va, tout s’en va   Mer 30 Mai - 12:09

Il ne fallut pas longtemps pour que je reconnaisse le pas qui s'approchait de moi. Il faut dire que nous avions travaillé ensemble durant de longues années, qu'elle avait été mon ombre et moi la sienne, les deux louves du SGC.Je devais avouer que son départ pour prendre la tête de SG1 avait été difficile pour moi, je n'étais pas particulièrement heureuse de voir mes habitudes changer, mais c'était bien pire lorsqu'il s'agissait de l'une des rares personnes en qui j'avais confiance. Je relevais la tête et décidais de lever mon postérieur endolori par le froid du béton, histoire de me retrouver à sa hauteur. Ca faisait un bon moment que je ne l'avais pas vu. Contrairement à moi qui avait été choisit pour rester principalement sur cette base, elle l'avait quitté pour visiblement s'épanouir alors que je restais ici avec le général De La Couperay pour me battre pour faire revivre ce programme. D'ailleurs les nouvelles étaient bonnes, c'était sans doute pour cette raison que la militaire se trouvait ici. Je la détaillais, elle était rayonnante et toujours aussi belle. A vrai dire vu comme ça je comprenais pourquoi certains trouffions bandaient en nous imaginant dans le même lit lorsque nous partagions la même équipe SG. Au final, de manière assez naturelle, un sourire s'installait sur mon visage, oui il y avait quelque chose de magique de revoir cette porte, et surtout la base reprendre vie.

Avant même que je ne puisse répondre, un rire retentis, vraiment, c'était étrange de voir ce genre de chose était assez étrange, la base était vide depuis si longtemps, revoir du monde envahir mon espace vital aurait pu ressembler à une agression, mais soyons honnête j'étais ravie, d'ailleurs ma mélancolie avait disparu, la vie reprenait ici.

"Oui je crois que le plus magique sera encore de reprendre les missions Major, mais rien que de te voir ici, ça prouve que ça ne serait tarder, les années ont été longues avec la base vide. Mais je crois que l'on avance, nous attendons une ouverture programmée de la porte, les Tok'ras. Je veux la voir fonctionner, mais comme toujours ils sont en retard. Donc oui je pense que ça va pas mal, et toi? Tu as l'air au meilleur de ta forme."

L'agitation avait du bon, d'ailleurs je n'étais pas du tout vexée que Mathilde ne se souvienne pas de moi, d'ailleurs si elle pouvait m'oublier ça ne serait pas si mal, après tout je gardais d'assez mauvais souvenir de cette tornade et sa poisse légendaire. J'écoutais l'agitation qui régnait autour de moi, je n'avais pas d'information sur tous les retours, je savais que l'on avait aussi un peu de sang neuf, j'avais vu passer les dossiers de formation. Quant au général, il avait beaucoup de raison d'être en retard, entre les recrutements, le transfert des dossiers des personnes passées à Typhon, et réaffectation des anciens à la base, la réception des nouveaux équipements, etc.

"Le général a de quoi faire, sincèrement, depuis quelques temps j'ai l'impression que l'on arrête pas, avant aujourd'hui, on a pas eu le temps de se poser, on a même reçu des bleus, pour te dire, dans pas longtemps on va la repasser cette porte."

Je n'étais pourtant pas du genre positive, mais là, après tout ce temps nous n'avions jamais été aussi près du but.

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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Avec le temps, va, tout s’en va   Mer 30 Mai - 16:29

La scientifique était visiblement heureuse de revoir des gens qui avaient passé la Porte comme elle, notamment Strucker qui se souvenait d'elle. En même temps la baronne ne pouvait concevoir qu'on ne puisse pas se souvenir de sa petite personne, mais bon. Par contre elle avait du mal à remettre l'autre et ça elle détestait. Elle bloqua donc quelques secondes sur Rakel et on pouvait voir qu'elle réfléchissait à s'en faire péter un anévrisme avant que son regard s'illumine!

"MAIS OUI!" puis plus bas, reprenant sa contenance et sa réserve de sang bleu "Misses Cosey! Désolée, mais la coupe, le temps... après notre rencontre à Paris j'ai eu la vague impression que vous m'évitiez, mais après tout entre nos missions, nos équipes et nos habitudes, difficile de maintenir le contact n'est ce pas?"

Le sourire était poli, elle offrait une porte de sortie tout aussi polie et honorable pour chacune. Les choses lui revenaient à l'esprit. Les rumeurs de relation entre la jeunette et Dante notamment ce qui pouvait expliquer le fait que la militaire ne lui avait plus adressé la parole sauf un cordial "bonjour" dans les couloirs les rarissimes fois où elles s'étaient croisées et vu le ressentiment de la nippone de poche à l'endroit de l'agent du BSPC, cela ne l'avait pas dérangée plus que ça. Depuis le départ de Kuro-chan, elle ne s'était plus liée à quiconque à la base et encore plus vrai avec l'arrivée de ses deux filles dans sa vie. Elle n'avait plus le temps, ni l'envie de se consacrer à d'autres.

Elle avait beaucoup plus collaboré avec Strucker. Diable! Elle était même morte sous son commandement! Pas que ce fut sa faute ou qu'elle aurait pu alors lui éviter ce destin funeste, d'où le fait qu'elle ne lui en tenait pas rigueur et qu'elles avaient travaillé ensemble à quelques reprises après ça.

"Oh, vous savez Major Strucker,  il y n'avait pas non plus foule pour reprendre le flambeau, je suis certes la meilleure dans mon domaine d'expertise, mais j'ai surtout l'impression d'être la seule à avoir dit oui.
Je travaille avec quelques anciens du Programme à qui j'ai proposé une place dans mon entreprise et quand j'ai évoqué la possibilité de retourner à St-Faycelle, ils m'ont tous dit non, sans la moindre hésitation. Et j'avoue que j'ai laissé l'envoyé du CEMA se prosterner bien bas et très longtemps avant de lui dire que je réfléchirai à sa proposition. D'autant plus que j'appréciais moyennement leurs méthodes. Saviez vous qu'ils nous faisaient surveiller? C'est une de mes biochimistes qui avait remarqué "un gars louche" et ma fille, Marion, vous savez, ma fille aînée, avec un tempérament un peu flamboyant, sans doute comme son père, est allée le voir. Le gars a pris la tangente et a sauté dans une voiture. Elle a noté l'immatriculation et j'ai demandé à des amis de famille des faire des recherches. Quand ils m'ont poliment dit qu'ils ne pouvaient rien faire, j'ai compris. J'ai donc engagé des agents de sécurité dont les consignes étaient claires et une société de protection de la vie privée, vous savez, ils cherchent les mouchards, les écoutes, les espions sur les ordinateurs... Et là en moins d'une semaine un "Agent Rousseau J.J."
pause pour bien mettre l'accent sur le nom, non sans lever les yeux au plafond puis branler du chef de dépit devant un tel manque d'imagination "Oui, J.J. Rousseau!... Débarque et me demande de cesser mes mesures visant à entraver leurs activités car je contreviens à la Sécurité Nationale. Oh ça il en a été pour son argent cet abruti! On espionne ma compagnie, mes employés, ma famille! Et on vient pleurer quand on se fait attraper la main dans le pot de miel! Il avait de la chance que je n'avais plus mon zat à ce moment là! Remarquez ses testicules doivent encore être douloureux vu ce que ma fille lui a fait quand il a parlé des mesures de contention qu'ils pouvaient prendre contre les ressortissants extraterrestres, comprendre mes deux enfants...

Et c'est comme ça que j'ai eu la visite du capitaine Dante adns les quarante huit heures. Moi qui pensais qu'on l'avait remis dans sa lampe de mauvais génie...
Curieusement il a été charmant, s'excusant du comportement de son collègue, m'assurant que ce dernier avait été sévèrement sanctionné - même si ça j'en doute - et m'expliquant que ces mesures étaient envahissantes mais nécessaires pour assurer notre protection, notamment celles de mes filles contre des puissances étrangères et des intérêts privés qui pourraient vouloir faire main basse sur des atouts de valeur. Il s'est même sincèrement excusé pour ce qu'il m'avait fait! J'ai dû vérifier que c'était bien lui et pas quelqu'un avec un masque sur le visage comme dans Mission Impossible parce là c'était vraiment, vraiment suspect et il m'a laissée faire! Suspect je vous disais!

Si ces andouilles avaient commencé par ça, les choses se seraient mieux passées! Mais non, il faut d'abord jouer les gros bras, rouler des mécaniques et intimider les gens. Et quand ça ne marche pas et qu'ils ramassent leurs quenottes, là de suite ils y vont piano... PAs étonnant que personne ne veuille revenir!"


Elle croisa les bras, visiblement toujours remontée à cause de cet événement.

"J'ai compris pourquoi il m'avait fait la danse du ventre quand j'ai vu l'envoyé du CEMA ramper dans mon bureau pour que je revienne, non seulement je suis essentielle, chose logique, mais visiblement ils avaient VRAIMENT besoin de moi... Et c'est aussi pour cela que je suis de retour, je sais maintenant qu'il y a deux fois plus de gens qui assurent la protection de ce qui m'est cher et de mon entreprise et qu'ils sont suffisamment visibles pour dissuader toute tentative les visant.
J'ai même pu enfin avoir des autorisations quand à certains transferts de technologies! D'ici quatre à cinq ans nous pourrons intégrer des prothèses directement au système nerveux et concevoir des prothèses optiques fonctionnelles! Les temps de rééducations seront réduits, la qualité de vie sera améliorée, nous pourrons enfin induire un sens du toucher au moins sur les mains et les pieds.
Même eux ont compris que ça valait la peine d'autant plus que c'était nos labos ici qui avaient planché sur l'intégration neurale.
Ils étaient tellement désespérés que je n'ai presque pas eu à négocier."


La scientifique ne pouvait pas savoir qu'on l'avait autorisée à partiellement faire de l'usage de technologies issues du Programme parce que les américains n'avaient pas demandé la permission et que quitte à ce que ces technologies arrivent sur le marché il valait mieux pour le gouvernement que cela soit le fait d'entreprises françaises...

"Bon, il faudra trouver des équivalents terrestres à certains éléments comme les cristaux quantiques, mais quand ce sera fait, nos paraplégiques, les personnes ayant perdu, un membre, un œil, pourront retrouver une vie normale. Vous vous souvenez peut être du caporal Genévrier, Laurent, il a été blessé par un tir de lance jaffa et sa colonne vertébrale sévèrement endommagée. Il avait perdu l'usage de ses jambes. Kibo a pu lui fournir une prothèse qui shunte la connexion classique jusqu'à ses jambes. Il dispose d'un exosquelette moulant qui lui permet de marcher, mais cela lui demande un effort conscient, il doit penser ses pas ce qui est certes mieux que de se retrouver les fesses dans un fauteuil, mais pas le Pérou non plus.
Avec le projet de reconnexion neurale nous pourrions littéralement recâbler la zone lésée avec une matrice à cristaux et lui permettre de remarcher normalement! Le tout pour quelques milliers d'euros tout au plus une fois le processus de maturation de cristaux et de connexion neurale mis au point. Et sans que l'on parle de matériau extraterrestre en plus.

Bon, ils ne veulent toujours pas lâcher le morceau sur l'hybridation technologique à proprement parler, si je veux intégrer un zat dans le bras de Marion il faudra que je le fasse en douce..."
Silence, elle sourit comme si elle avait dit une plaisanterie ou presque comme si elle en avait trop dit, savait on jamais avec ce petit bout de femme? Enfin bref, business as usual comme ils disent de l'autre côté. En parlant de l'autre côté, paraît il que les amerloques ont mis la main à la poche cette fois? J'ai vu quelques caisses dans les couloirs avec du "USA" "USAMRIID" et autre USmachin que je connaissais pas et on m'a parlé à l'entrée du professeur Crawford qui serait un confrère. C'est aussi pour ça que j'avais hâte de revoir ce cher général."

A voir la façon dont elle avait prononcé "cher général" on en déduisait facilement qu'elle ne le portait pas spécialement dans son cœur. Il faut dire qu'il lui avait fait quelques coups pendables, comme par exemple collaborer avec la Tok'Ra alors qu'elle avait expressément dit qu'elle ne voulait plus en entendre parler, qu'il avait enterré sa plainte contre le Capitaine Dante suite à sa tentative d'homicide, et la liste s'allongeait apparemment aujourd'hui d'une ligne de plus.

Entendant le mot Tok'Ra, la scientifique lâcha un soupir d’écœurement, affichant un rictus où le dégoût se disputait au mépris. Alors qu'au départ elle avait été une fervente partisane de leur alliance, nouant des relations amicale avec nombre d'entre eux notamment Maniel et Ryo, les entourloupes successives des "gentils" serpents menant à la perte d'un coéquipier et à de multiples fiascos telle mission sur Patrie avaient rendue la nippone extrêmement critique vis à vis de leur allié et finalement ouvertement hostile à toute collaboration. Elle adorait toujours Ryo et appréciait les tok'ra avec qui elle avait pu s'entendre tel Vanesh, mais leur Conseil...

"Je vais vous laisser, si je croise un serpent, je pourrai dire ou faire des choses que le général regretterait!"

On pouvait voir la colère l'envahir, à croire que ses yeux étaient littéralement des jauges de son état émotionnel. Elle appuya sur son bracelet bijou et les malles qui s'étaient arrêtées se ranimèrent, prêtes à suivre leur "maîtresse". Elle quitta la salle d'embarquement et on put entendre des exclamations en japonais pendant un petit moment. Des gens entrant dans la salle d'embarquement regardaient dans le couloir en se demandant ce qui pouvait bien se passer après avoir croisé la furie de poche.
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MickaElla Strucker
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MessageSujet: Re: Avec le temps, va, tout s’en va   Ven 1 Juin - 22:18

Rakel était impatiente de repartir en mission d'exploration et elle ne doutait qu'il en était de même pour Mathilde.
D'ailleurs la Baronne restait égale à elle-même un talent mesuré quand il s'agissait de mettre les pieds dans le plat. En quelques secondes elle avait rappelé à Rakel tout le côté étrange et bordélique de sa vie intime.
Mathilde était toujours aussi volubile, elle ne se faisait pas prier pour raconter les aventures de ces dernières années.
Des anciens du programme porte des étoiles ne voulaient pas revenir et préféraient rester bosser pour Kibo. Rien d'étonnant le salaire, les avantages, les horaires tout est mieux que le programme porte des étoiles à part une seule chose les missions extra planétaires.
Et encore pour le moment.
Inévitablement un jour les civils seront à la tête du programme et il deviendrait un putain de bizness.
C'était des personnes comme Mathilde qui serait au commande, et il y aurait des contractors pour assurer la sécurité.
Beaucoup moins regardant que le militaire lambda.

Si Mickaëlla savait qu'elle était surveillée???
Elle lui aurait bien répondu oui, que ça coulait de source mais la baronne ne lui en laissa pas le temps. Tant mieux elle n'aurait pas à lui mentir et cela lui irait très bien.
Par contre ce qui l'a contrarié un peu plus c'est qu'une biochimiste ait repérée un des hommes de Dante.
Les agents du BSPC avaient beaucoup de défaut mais négligeant ou incompétent n'en faisait pas parti, ce qui rendait la découverte du pot au roses par la scientifique, aussi doué qu'elle pouvait l'être dans son domaine, assez incongrue.
En tout cas MickaËlla était contente de ne pas avoir eu à faire aux agents privés qu'elle avait embauchée.
La plupart d'entre eux étaient des anciens militaires des forces spéciales. Leur service n'étaient pas donnés mais le résultat était là.
Encore une chose des plus étranges, Dante avait des contacts partout, il aurait été mis au courant dans l'heure qui avait suivi l'embauche de ces agents.
Dante était du genre retord et manipulateur, il y avait fort à parier que tout cela faisait partie du plan de Dante pour renouer le contact avec la Baronne et lui laissait l'illusion de dominer la situation.

Quand à ses filles oh que oui, elle voyait très bien de qui elle parlait, mais contrairement à Mathilde elle aurait allouée le caractère flamboyant de Marion à son héritage maternelle.
MickaËlla ne perdait pas une miette de ce que disait Mathilde même si elle savait la quasi totalité de ce qu'elle était en train de lui dire.

En particulier tout ce qui tournait autour du fait de céder de la technologie alien à une boite privé. Certes il y avait déjà Typhon mais est-ce que c'était bien la peine de jeter un peu plus de technologies alien sur le marché?
Mickaëlla n'en était pas convaincu mais on n'avait pas daigné lui demandé son avis sur la question. Toujours est-il que au moins cette boite privé serait de leur côté et c'était déjà ça.

Elle connaissait bien l'histoire du Caporal Genévrier.
Un bon soldat un équipier SG prometteur mais la guerre étant la guerre il avait eu la chance dans son malheur.
Il n'était pas mort mais le tir de lance jaffa qui l'avait cueillis lui avait paralysé les deux jambes.
Un coup dur pour un soldat d'élite.
Mais grâce à Kibo il pouvait de nouveau se tenir sur ses deux jambes.
Cela tenait du miracle. Mickaëlla espérait sincèrement que Mathilde pourrait lui permettre de retrouver un usage normal des ces jambes.
Laurent pourrait refaire de la moto et du parachutisme comme si rien n'avait changé, c'était juste ahurissant.

Mais quelque soit les manoeuvres qui avait ramené Mathilde et les intentions de Dante, elle était persuadée que derrière tout cela il y avait le général aux commandes. Dès le premier jour il avait travaille d'arrache pieds pour maintenir le programme ouvert et il avait redoublé de ruses et d'effort ces trois dernières années. Mickaëlla craignait que la surcharge de travail ne joue un mauvais tour au général.
Le vieux renard n'était plus de prime jeunesse et il avait beaucoup donné au programme porte des étoiles et à ses membres.
Le matériel de l'oncle sam n'était pas là par hasard, le vieux voyait sur le long terme et il avait plusieurs coup bien plus que le commun des équipiers imaginaient.


La tok'ra allait bientôt débarquer sur la base, et Mathilde préférait ne pas être là pour les accueillir et elle pouvait la comprendre. Mathilde était une personne certes extravagantes et haute en couleur mais elle était franche et honnête. Ce qui était l'exact inverse des tok'ra. Cela revenait à mélanger de l'huile et du feu.
Toujours est-il que cela n'expliquait pas la subite absence du vieux surtout maintenant qu'elle savait que la tok'ra allait bientôt débarquer.


"Inimitable Baronne."



La Baronne venait de prendre la tangeante et Mickaëlla venait de reporter son regard sur la baie vitrée de la salle de brieffing.
Toujours pas de Général à l'horizon.



"On devrait peut être voire pourquoi le Général n'est pas disponible."


Mickaëlla était soucieuse, elle s'était attachée à son vieux général. Il était devenu sa figure paternel, et un peu son grand-père en plus d'être son général.


"Dis moi Rakel il va bien? Les dernières fois que je l'ai vu il avait l'air vraiment fatigué. Je me doute que pour toi ça a pas du être facile de rester ici ces trois dernière années pendant que tout le monde vivait sa petite vie. Mathilde montait sa boite. J'étais en mission quasi continuellement pour le général. Tu as eu le rôle ingrat de garder le fort mais il sait ce qu'il fait."


Mickaëlla avait une réelle affection qui n'était pas feinte pour le général et Rakel découvrait une Mickaëlla vraiment détendue qu'il était agréable de cotoyer, cette journée commençait à vraiment devenir étrange.
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MessageSujet: Re: Avec le temps, va, tout s’en va   Sam 2 Juin - 17:39

J'eus un sourire poli envers Mathilde. Moi l'éviter ? Oui tout à fait. J'avais eu à faire à sa fille, Marion il y avait quelques années. Une gamine intelligente qui ne laissait aucun doute sur le fait qu'elle s'adapterait très facilement à notre monde et de se que je pouvais entendre je ne m'étais pas trompée. Je ne savais pas trop si j'enviais Mathilde ou si je la plaignais. La porte m'avait offert Mathieu mais elle avait carrément récupérée deux gamines.  En tout cas ça me faisait flipper ce genre d'histoire.

Ses petites histoires concernant la surveillance ne me fit ni chaud ni froid même si je devais avouer que je devais me retenir pour ne pas lui sauter à la gorge à cause du ton qu'elle utilisait en parlant de Mathieu. Le calme et la sérénité... ouais j'avais surtout pas envie de lancer miss catastrophe sur le sujet. En tout cas son aversion pour les serpents me rappelais la mienne il y avait quelques années.  Au final j'avais passée tellement de temps à défendre cette alliance pour permettre au programme d'être sauvé que j'avais presque réussi à m'attacher à eux. Presque c'est déjà pas mal pour une personne comme moi qui les détestait viscéralement. Je laissais Mathilde se retirer avant de lâcher à MickaËlla :

"Et bah même moi je ne détestais pas nos petits serpents à ce point. Elle a sans doute ses raisons comme nous tous mais la pauvre va devoir s'y habituer. On s'est pas mal servit deux pour prouver l'intérêt du programme. .".

La question de MickaËlla me mit assez mal à l'aise. Comment le général allait? Sans doute un peu comme moi heureux mais lassé. C'était un peu comme gagner unen guerre d'usure la victoire était entachée par toutes les pertes. J'avais eu sous les yeux pas mal de dossier entachée tu entre les traîtres partis chez Typhon et ceux éliminésur pour raison d'état on ne pouvait pas être heureux.

"Disons que lui et moi nous avons endossé sur le rôle de Don Quichotte ces dernières années. On se battaient pour relancer le programme alors que tout semblait contre nous. Réunion sur réunion, le cul posé sur une chaise tout la journée je crois que nous ne sommes pas fait pour ça.
Ajoute les soucis avec le recrutement quand on a eu le feu vert... Il est fatigué mais heureux, c'est déjà ça.  Mais il est aussi complètement débordé. Niveau effectif on est ras les pâquerettes. "


En faite, je venais de me rendre compte à quel point tout le monde avait changé. Micka semblait sociale et agréable alors que même si j'avais changée moi aussi je n'avais pas l'impression d'avoir sauté un si grand pas.

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MessageSujet: Re: Avec le temps, va, tout s’en va   Sam 2 Juin - 20:28

Qu'ils se soient servis des tok'ra pour garder le programme porte des étoiles actifs n'était pas tout à fait juste selon elle. Les tok'ra étaient beaucoup trop malin et retord pour se faire ou laisser manipuler. Les tok'ra avaient un intérêt à voire les militaires gérer le programme porte des étoiles. Ils étaient beaucoup moins enclin aux mensonges et aux manœuvres retorses pour arriver à leur fin.
Une entreprise privé comme Typhon étaient bien plus difficile à contenter que le programme porte des étoiles.
Le premier cherchait des partenaires commerciaux, tandis que le second des amis et des alliés.
Pas étonnant qu'ils préfèrent avoir à faire à des militaires plutôt qu'à un mélange improbable de barbouze, de scientifique et commerciaux.
Parce que tous semblaient avoir oubliés mais que la tok'ra savait intimement depuis sa création c'est que nous étions en guerre contre les goa'ulds.
Que ce qui avait sauvé les terriens jusqu'à maintenant c'est que les goa'ulds étaient beaucoup trop occupés à se faire la guerre entre eux pour venir régler le sort de la terre en bonne et du forme.
Être trop insignifiant pour mériter une alliance de goa'ulds en vue de se faire exterminer n'était pas une stratégie de défense pérenne, et Mickaëlla était certaine que les tok'ra préféraient avoir à faire à des militaires réticents et méfiants qu'à des chefs d'entreprise dépendant de leurs actionnaires.

Rakel et le vieux avaient joué les Don Quichotte durant ces dernières années pour éviter que le programme ferme définitivement. Mickaëlla en savait quelque chose elle avait été l'un des agents du vieux sur le terrain pour aplanir les difficultés dans les bureaux.
Il avait mis à profit le formidable instinct de prédation de Mickaëlla pour sauvegarder le programme.
Les mal avisés qui avaient choisis de rejoindre ce qui restait d'hégémonie n'avait pas eu le temps de regretter ce choix.
Cela avait également permis de se débarrasser de plusieurs membres actifs d'hégémonie, et de capturer un responsable de cellule.
Elle aurait aimé qu'il y ait eu également des conséquences pour ceux qui avaient rejoins Typhon.
A part quelques menaces rien de bien probant avait suivi leur défection.
Car pour Mickaëlla il était bien clair qu'il s'agissait d'une trahison.
Elle était consciente et délibérée. La situation pouvait certes apporter des circonstances atténuantes certains civils, mais il en était tout autre pour les militaires.

Le Général était lassé et fatigué. Certains auraient dit comme d'habitude mais c'était plus que d'habitude. Les soucis, le poids des responsabilités et des années commençait à le rattraper. C'étaient à eux de faire en sorte qu'il se fasse moins de soucis. Plus facile à dire qu'à faire. Mais déjà accueillir les tok'ra dans de bonnes conditions étaient un bon début.
Les effectifs restreints du programme n'étaient pas un problème aux yeux de Mickaëlla.
Cela voulait juste dire qu'à l'heure actuelle il y avait le noyau dire, les fidèles parmi les fidèles.
Dès que la réouverture du programme serait confirmé par une ou deux missions réussis les candidats ne tarderaient pas à se présenter d'eux mêmes.

"Tu sais Rakel, mieux vaut se battre avec une petit groupe de loyaux foudre de guerre, que d'avoir toute une armée de retords à moitié compétent. Vous avez fait un putain de travail ici y à rien à redire. Le vieux t'as choisi pour rester ici à ses côtés parce qu'il se repose beaucoup sur toi. Je pense que dans ces rêves les plus fou il te verrait bien dans une dizaine d'année lui succéder à la tête du programme."

En tout cas c'est ce que penser Mickaëlla et cela expliquait le pourquoi du comment il avait gardé Rakel proche de lui, l'avait emmené à toute les réunions barbantes. Maintenant tout le monde connaissait son visage, son nom, elle avait un pieds dans ce monde et c'était à elle de faire en sorte de concrétiser ce que le général avait lancé. Mickaëlla ne doutait pas que Rakel réussirait pleinement dans ce domaine. A vrai dire elle réussissait dans tout les domaines.

"Le général m'avait envoyé aplanir les différentes difficultés que vous auriez pu rencontré pour le maintiens ou la réouverture du programme. Je ne saurais pas dire combien de fois j'ai fais le tour du monde. C'était certes plus passionnant que ce tu as fait mais c'était pas non plus des vacances."


Envoyé Mickaëlla aplanir des difficultés n'était pas le genre de choses qui était bon pour la santé. Les attentions qu'elle prodiguait été du genre définitive et fort heureusement pour les personnes concernées la plupart du temps c'était totalement indolore.

"Bon ben si il faut pas s'inquiéter pour lui, je lui ferais bien une petite surprise. Je vais recevoir les tok'ra avec toi. Ça lui fera du bien de me râler dessus, ça lui changera les idées et ça le fera sourire."

On pouvait se demander si Mickaëlla était devenu espiègle ou si elle l'avait admirablement bien caché ces dernières années. Sans les connaitre et dans un autre lieu on aurait pu croire aux retrouvailles d'une famille. Et a bien y réfléchir le SGC n'était il pas un famille?
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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Avec le temps, va, tout s’en va   Dim 3 Juin - 16:43

Les paroles de Micka m'allaient droit au coeur, mais à vrai dire, je ne m'y voyait pas. J'avais suivis de prêt toutes les courbettes que nous avions du faire pour espérer faire repartir le programme. Je m'étais prêtée au jeu, prêté à toutes les questions sur nos missions, sur se que j'avais pu vivre sur le terrain tout en arrondissant les angles et en oubliant les détails qui ne pouvaient pas jouer en notre faveur. Je n'étais pas sûre d'aimer tout ça. Je ne me voyais pas dans un bureau à envoyer des gens au travers de la porte. C'était sans doute plus facile pour Jean-Edouard parce qu'il ne savait pas réellement se qui se passait derrière la porte, moi il y avait tellement de chose que je ne pourrais pas oublier. Sans oublier que contrairement à lui j'avais des tâches indélébile sur mon dossier, en particulier à cause de ma relation avec Mathieu et celle avec Jeff.

"En tout cas je suis pas sûre que la haut ils pensent pareil. Pas sûre non plus que j'y arrive à rester le cul sur une chaise à supporter tout se qui lui est tombé dessus. Je suis pas encore assez posée pour ça..."

Je souriais j'étais encore loin du grade de général, mais même si ce n'était pas la mission la plus palpitante, j'avais apprécié l'honneur de veiller sur notre bébé, je ne me voyais pas laisser le programme s'arrêter sans rien faire. J'allais ouvrir la bouche à nouveau lorsqu'un bruit sourd se fit entendre. Dans la seconde qui suivit l'alarme se mit en route.

*Ouverture non programmée de la porte*

La sirène pouvait sembler assourdissante, mais je vivais depuis trop longtemps avec pour y prêter attention. Rapidement des soldats en faction vinrent se mettre en position, prêt à faire feu sur d'éventuel ennemi. Moi même j'attrapais mon 9mm qui se trouvait dans le holster. Ensuite se fut un déluge de souvenir. L'iris fut fermé trop rapidement, ne laissant que peut de temps pour observer le halo bleu hypnotisant. Rapidement le code de la Tok'ra fut envoyer et je lançais l'ordre d'ouvrir l'iris, tout en gardant mon arme en main mais canon vers le sol ne la rangeant que lorsque les tok'ras apparurent, ordonnant à tout le monde de baisser son arme. J'eus un petit sourire à Micka.

"A l'ancienne."

Après s'en suivit le protocole à la con la réception de nos hôtes. Au moins pas besoin de présentation, ils nous connaissaient déjà Micka et moi même.

"Tu peux aller briefer le général sur l'arrivée des tok'ras, je les emmène en salle de brieffing 3, on vous attend là bas."

Après tout Mickaëlla avait raison, il vallait mieux confier les tâches importantes à des gens fidèles.

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MickaElla Strucker
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MessageSujet: Re: Avec le temps, va, tout s’en va   Dim 3 Juin - 22:30

Rakel avait légèrement rosi en entendant Mickaëlla lui dire qu'elle la voyait bien prendre la suite du général. Rakel se voyait mal dans ce poste là mais en même temps qui de mieux pour gérer la boutique. Elle allait avoir 25 ans elle était déjà lieutenant et avait une sérieuse expérience du combat et des missions extra-planètaires. Elle était même le leader d'équipe le plus expérimenté. Le général pouvait bien tenir encore une quinzaine d'année, et d'ici là Rakel serait au moins commandant.
On l'a laisserait se faire les dents sous le commandement d'un nouveau général jusqu'à ce qu'elle ait atteins la maturité pour commander cette base.
Cela ne se ferait pas dès demain il faudrait certainement une vingtaine d'année mais cela finirait pas arriver inévitablement.
Et quoi qu'elle en dise son général de père finirait par pousser à la roue, voire même il essaierait d'avoir le commandement du programme porte des étoiles quand De la Couperay serait trop vieux pour tenir le poste.
A sa manière il aimait sa fille.
Et de toute manière à part le général elle était celle qui connaissait le mieux le fonctionnement du programme.
Dans une dizaine d'année elle aurait largement les compétences pour être la taulière.

Rakel allait répondre quand un bruit sourd émana de la porte des étoiles. Cela ne pouvait dire qu'une chose. Moins d'une seconde après les anneaux s'étaient mis en branle et une voix beugla dans les haut parleur.

*Ouverture Non Programmé de la porte des étoiles.*

MickaËlla n'avait pas été témoin de ce spectacle depuis un moment et il n'y avait pas à dire c'était toujours aussi transcendant de voire la porte des étoiles s'activer.
Des soldats en arme venaient de débarquer dans la salle d'embarquement.
Le protocole standard pour une ouverture non programmée.
Rakel avait sorti son 9mm de son étui, elle était électrisée par le spectacle cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu d'action et ça se voyait.
MickaËlla quand elle s'était placé en retrait mais avait laissé son Glock dans son étui.
Si il y avait une terrible menace qui devait passer la porte des étoiles ça n'était pas avec ce dernier qu'elle allait en venir à bout.

L'Iris se referme dès que l'horizon des événements fut formés.
Quelque secondes plus tard la salle de commande confirma la réception d'un code d'authentification de la tok'ra.
L'iris se déverrouilla et laissa passer les représentant de la tok'ra.
Mickaëlla laissa Rakel recevoir leurs invités.
De toute façon Rakel voulait qu'elle aille voire le général pour l'informer de l'arrivée de la tok'ra et qu'elle les avaient emmenés dans la salle de brieffing numéro 3.

Décidément Rakel avait pris de l'assurance et elle avait envie de repartir en mission.
Mickaëlla opina du chef et se dirigea d'un pas rapide vers le bureau du Général.
Elle était de pressé de voire si le général allait bien, et elle devait lui faire un rapide compte rendu de sa dernière mission.
Cela donnerait une bonne excuse au général pour faire poireauter la tok'ra.
Il aimait bien les faire mariner avant de le recevoir surtout quand cela n'avait pas un caractère urgent.
En même temps le vieux avait lu machiavel.
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